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Créé en 2016 par Laurène Genoux, DELIGHT MAGAZINE est un bimensuel digital. De la culture, de l’actualité, un ton léger, DELIGHT MAGAZINE vous divertit avec envie.

EDITO

 

Capture d’écran 2019-10-07 à 17.27.28

#84 – 10 octobre 2019

Le cinéma est une passion pour moi. Y aller beaucoup moins. Je fais partie de ces rares spécimens cinéphiles qui n’aiment pas aller se faire une toile. En effet, j’aime être bien au chaud, confortablement installée et surtout être seule devant un film. Bizarrement au cinéma, je ne peux m’empêcher de regarder l’heure et de penser quand est-ce que cela finit. Je crois que l’idée d’être entourée d’inconnus et d’être enfermée m’angoisse. Ma trop forte sensibilité physique, ce procédé qui consiste à éprouver les sensations d’autrui, gâche mon ressenti et mon avis face au 7e art. Les rires, les pleurs, les peurs de mes congénères, non merci. Ne parlons pas des horaires qui sont également un frein supplémentaire à cette activité visuelle. Soit à l’heure de l’apéro, soit à l’heure du milieu du dîner. Que de bonnes excuses de planning de femme du monde pour ne pas y traîner les pieds… C’est un plaisir égoïste certes, mais le cinéma est bien trop important pour moi pour guérir cette forme d’autisme. Le cinéma et moi, c’est une relation exclusive, jalousement maladive. Car le Cinéma avec un grand C est une des plus belles inventions qui soit. Tout en lui révèle la vie. Les personnages, les acteurs, les décors, les costumes, les plans, la photographie, le réalisateur, tout est sublime et transcendé. Le cinéma, c’est une source culturelle et intellectuelle éternelle mais aussi un imaginaire infini. Le cinéma ne nous rend pas muets, il nous rend sonores. Des échanges plus ou moins constructifs ; plus ou moins snobs ou pseudo intellos ; plus ou moins appréciables sur telle ou telle dernière production ; des interactions en sortant d’une projection, on en a tous eu. On s’en passerait avec certains parfois. Le cinéma je voulais en faire mon métier, j’y ai goûté, je m’en suis détachée. Je préfère en faire un bon ami que mon mari. Près des yeux, loin du cœur. Aujourd’hui, on dit que le cinéma se meurt et que les séries TV l’ont tué. Je ne crois pas. Et cette détestation et cette facilité de comparaison sont à mes yeux improductives. Nous avons besoin des deux et leurs formats différentiels est une vraie chance pour tout spectateur. Il en faut pour tous les goûts, pour tous les lieux, pour tous les moments. Le CINEMA pour tous, les SÉRIES TV pour chacun ! La série TV est un peu comme la petite sœur du film, une histoire de famille, d’amour et de haine, de mimétisme en sorte. Aimons-les, les uns les autres. Dernièrement, certains films m’ont bouleversée, d’autres m’ont beaucoup ennuyée, mais tous m’ont fait me sentir vivante et consciente, et finalement je crois que le cinéma c’est ça. Un divertissement stimulant. Alors merci à tous les protagonistes de ce petit monde bien fermé mais qui se donne à tout le monde.

Toute l’équipe DELIGHT MAGAZINE a imaginé et a écrit un scénario original pour vous offrir un spectacle culturel cadré.

« Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.  » Jean-Luc Godard

LG

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