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Créé en 2016 par Laurène Genoux, DELIGHT MAGAZINE est un bimensuel digital. De la culture, de l’actualité, un ton léger, DELIGHT MAGAZINE vous divertit avec envie.

EDITO

Le mouvement des Gilets jaunes #68 – 12 décembre 2018.

Samedi dernier, les « gilets jaunes » ont encore frappé et ils ne sont pas prêts de s’arrêter ! L’Acte IV des gilets jaunes s’est joué partout en France à guichet fermé sous les yeux d’un public plus ou moins conquis. Les Parisiens avaient pour ordre de se barricader chez eux, les commerçants de fermer boutique en prenant soin d’enlever tout objet susceptible de servir « de joujoux » aux casseurs et Paris est un peu devenu un champ de bataille à ciel ouvert. Too much, pensez-vous ? Pas si sûr, ce que nous vivons aujourd’hui s’apparente à une révolution qui, espérons-le, ne finira pas en guerre civile. Beaucoup de revendications des gilets jaunes sont légitimes. Ce ras-le-bol général peut se comprendre. Cependant, ces chers bonhommes jaunes revendiquent l’égalité pour tous, la démocratie, et veulent la démission de Macron. Pas très démocratique, cette demande de démission forcée ! Manu a été élu par plus de 50 % des Français et en toute légalité. Notre président, que je porte pourtant également assez peu dans mon cœur, essaye tant bien que mal de faire bouger les choses. Mais on est en France et les Français aiment leurs droits, mais ne comprennent pas que dans certains cas ils sont dépassés, voire improbables dans le monde d’aujourd’hui. Car mondialisation et compagnie… Macron paie pour toute la classe politique de ces dernières années, pas très juste, il est vrai. Mais s’il le souhaite, il peut toujours traverser la rue pour trouver un nouveau boulot. Par contre, ce qui me pose gravement problème, c’est la violence qui émane de ces journées. Les casseurs ne sont pas des gilets jaunes, entend-on, soit mais tous les gilets jaunes ne semblent pas condamner ces bandits d’extrêmes-gauche/droite (et autres)… Boutiques dévalisées, restaurants dévastés, librairies brûlées… la liste est longue. Pensent-ils un instant à ces pauvres gens qui sont sûrement du même avis qu’eux mais n’ont pas d’autres choix que de travailler, tout simplement, et qui voient réduite à néant leur vie ? Et saccager les symboles de la République à travers ses monuments, la flamme du soldat inconnu… c’est choquant, profondément honteux envers notre Histoire et irrespectueux de nos anciens qui se sont battus pour nous. Ne parlons même pas d’économie, c’est absolument catastrophique : commerce (période de Noël), tourisme… Les temps sont durs, certes, les inégalités se creusent, oui, mais nous sommes en France et parfois voyager ou se renseigner sur ce qu’il se passe à l’étranger nous ferait du bien pour nous rendre compte de la chance que nous avons. On dit que chaque révolution doit passer par la violence pour faire bouger les choses, triste constat à propos duquel je ne sais que penser.
Espérons que ces samedis jaunes, plus que jamais teintés de noir, se calmeront puis disparaîtront. Bientôt la trêve de Noël…

La team DELIGHT MAGAZINE a revêtu son gilet jaune pour un numéro pacifiste spécial revendications culturelles !

« Avant qu’une révolution arrive, elle est perçue comme impossible ; après cela, elle est considérée comme inévitable. », Rosa Luxemburg.

LG

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