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Créé en 2016 par l’agence BOÉ JASMIN COMMUNICATION, DELIGHT MAGAZINE est un bimensuel digital. De la culture, de l’histoire, un ton léger, DELIGHT MAGAZINE divertit grâce à des parallèles subjectifs entre un fait historique et notre civilisation contemporaine.

EDITO

13 avril 2018 – La loi Marthe Richard ordonne la fermeture des maisons closes en France (13 avril 1946).

En 1946, les maisons closes fermaient définitivement en France. Avec la fin des lupanars, un pan des plaisirs coupables disparaissait et une autre forme de prostitution progressait. C’est une ancienne prostituée, Marthe Richer, dite « Marthe Richard », qui abolissait une institution. Le mot institution s’accorde étrangement avec cette pratique mais telle est la langue française. Faut-il rouvrir les maisons closes ? A mon sens, oui. Le plus vieux métier du monde ne mourra jamais et si certains besoins de ces messieurs et de ces dames doivent être assouvis, n’est-ce pas préférable qu’ils soient « encadrés » ? Certes, aller dans un endroit pour acheter un peu de plaisir peut paraître honteux à nos yeux et je suis assez dépitée par certains qui ne voient pas le problème de payer quelqu’un pour avoir un moment de joie donné par des filles de joie. Mais il ne faut pas être naïf, l’Homme reste un homme… Je persiste et signe pour un encadrement bienveillant au maximum de cette pratique. Ma première pensée va à ces femmes qui offrent leur corps pour de l’argent. Je suis intimement convaincue qu’aucune femme ne le fait pour le plaisir ou ne sort indemne de cette place. Pourquoi en sont-elles arrivées là ? Chacune de ces femmes ont leur histoire et l’insulte « sale pute » est ignoble. Qui est à blâmer, le client ou la prostituée ? Qui est le plus à plaindre, le client ou la prostituée ? Chaque personne qui s’engage dans cet échange physique peu glorieux, ou qui le condamne, devrait se poser ces questions et respecter ces femmes et certains de ces hommes qui ne doivent pas être très heureux d’en arriver à payer pour 10 minutes d’affection sexuelle. Je dis oui à la réouverture des maisons closes, car voir ces filles seules dans la rue, exposées aux yeux de tous et à la violence humaine, me révolte. Soit, se prostituer est un acte de désespoir et de misère humaine, mais au lieu de juger, accompagnons-les, aidons-les à travailler dans de meilleures conditions et essayons d’éradiquer le trafic humain qui entoure cette pratique. Je ne vous apprends rien en vous disant que la plupart de ces femmes n’ont pas choisi de finir sur le trottoir. Si les maisons closes rouvraient, nous pourrions espérer que les prostituées vivent leur métier avec un peu plus de sérénité et avec une meilleure protection qu’elles méritent. La prostitution vivra tant que l’homme vivra, ainsi va la vie… Alors oui, je dis oui à la réouverture des maisons closes, n’en déplaise aux bien-pensants !

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE vous ouvre les portes de sa maison culturelle jamais close et gratuite ! On entre dans la maison close DELIGHT MAGAZINE pour choisir des tenues fashion focus spéciales courtisanes ; on goûte avec envie les meilleures adresses fooding parisiennes spéciales plaisirs coupables ; on teste une nature aux espèces florales toutes plus attirantes les unes que les autres ; on visionne six films un tantinet putaclics et charnels à souhait ; enfin, on termine cette journée aux mille et une prestations avec une playlist 100 % hommage aux tapineuses.

Cette semaine, on est allé à la rencontre de Jasmine, aux goûts pointus et à l’originale personnalité, fondatrice de la friperie Headless St Denis. Jasmine nous déniche des merveilles, avec une prédilection pour la période allant des années 1970 aux années 2000, afin de nous sublimer et de nous offrir une garde-robe unique. Une friperie chic et pas banal où l’on court pour se démarquer et se parer de beautés !

« La prostituée est un bouc émissaire ; l’homme se délivre sur elle de sa turpitude et il la renie. Qu’un statut légal la mette sous une surveillance policière ou qu’elle travaille dans la clandestinité, elle est en cas traitée en paria. », Le Deuxième Sexe, Simone de Beauvoir

LG

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