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Créé en 2016 par Laurène Genoux, DELIGHT MAGAZINE est un bimensuel digital. De la culture, de l’actualité, un ton léger, DELIGHT MAGAZINE vous divertit avec envie.

EDITO

 

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#85 – 29 octobre 2019

Il y a quelques mois encore, j’aurais été bien embêtée de devoir parler de la nature ou du moins mon édito aurait été assez plat. J’ai pris du temps pour me connecter à la nature, étant un vrai petit rat des villes. Avant la campagne m’angoissait, me promener dans la forêt m’ennuyait et je ne savais regarder la nature qui m’entourait. Mais tout vient à point quand enfin on se raccorde à la terre. On se prend alors à se sentir enfin complet corporellement et à réfléchir autrement. Les paysages variés de nos différentes contrées sont d’une richesse incroyable et pas besoin d’aller bien loin pour respirer green et faire une pause dans nos folles vies de citadins. Je m’étonne de voir que plus les années passent, plus je ressens le besoin vital et viscéral de rejoindre les champs. Aujourd’hui, je m’émerveille visuellement devant des fleurs des champs, je m’allonge avec délectation dans l’herbe, je me baigne dans une mer à 18° pour gagner en vitalité et j’admire les couchers de soleil sans m’en lasser. De nos jours, l’heure est grave, tout fout le camp et notre jeunesse crie au scandale fasse à notre planète presque détruite que nos ancêtres ont malmenée. Notre société de surconsommation la détruit à petit feu et il est bien plus facile d’être égoïste et de continuer à multiplier les voyages en avion ; collectionner les vêtements ; acheter emballé plastique… Je ne vous réécris pas le topo habituel, on le connaît tous. Le problème est que même en faisant des efforts pour respecter réellement notre planète, ceux-ci restent vains au vu de l’organisation de nos pays. De nombreux restaurants ouvrent en se proclamant bio et tutti quanti, mais quand on prend à emporter, les sacs sont en papier et démesurés vue la pauvre salade achetée. Cette même salade est introduite dans une boîte en plastique bien trop énorme vu la quantité… C’est le serpent qui se mord la queue, lui-même qui sera mordu tout court un jour si nous continuons dans ce délire. D’une autre manière, on nous demande de penser responsable, de répartir nos déchets, mais même dans Paris certains immeubles n’ont pas les trois poubelles réglementaires du tri sélectif. Il en va tristement de même pour les produits de beauté, d’hygiène, les médicaments… Un tube dans un étui en carton qui finira illico presto à la poubelle, une hérésie pour les mêmes marques qui se targuent d’être bio, bobo et j’en passe. J’ai beaucoup, beaucoup de mal aussi avec nos politiques qui donnent des leçons de morale au peuple, interdisent les voitures dans certaines villes alors qu’ils ne s’appliquent pas ces lois à eux-mêmes. Ne parlons pas des stars estampillées écolo qui usent et abusent de jets privés et autres yachts. Bref les leçons de morale, c’est bien, mais un peu de respect, s’il vous plaît. Surtout que tout le monde ne peut pas ne pas utiliser de voiture, s’habiller écolo ou manger sain au vu des prix appliqués. De plus, la culpabilisation permanente utilisée par les défenseurs de la planète me semble bien improductive et ce n’est pas par l’agression que nous avancerons mais par l’éducation et la tolérance. Ce que je remarque autour de moi, c’est que de plus en plus de mes amis se reconvertissent dans un métier lié à la nature, de plus en plus de mes amis quittent les villes pour se mettre au vert, de plus en plus de mes amis pensent responsabilité et éduquent dans ce sens leur nouveau-né. L’espoir fait vivre, il faut y croire et le vouloir, moi je crois en la nature humaine et à l’amour de la nature de l’homme, ne stigmatisons pas les êtres à cause d’une poignée (certes le mot est faible) d’irréductibles exterminateurs.

Toute l’équipe DELIGHT MAGAZINE s’est investie avec un green spirit pour un numéro vert et culturellement éco-responsable.

« C’est de la nature que nous vient tout ce qui est parfait », Pindare.

LG

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