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Créé en 2016 par l’agence BOÉ JASMIN COMMUNICATION, DELIGHT MAGAZINE est un bimensuel digital. De la culture, de l’histoire, un ton léger, DELIGHT MAGAZINE divertit grâce à des parallèles subjectifs entre un fait historique et notre civilisation contemporaine.

EDITO

21 février 2017 – Journée mondiale sans Facebook (28 février 2011).

Une journée sans Facebook : le rêve, la trêve, la déconnexion totale. Une journée sans voyeurisme, sans avis pseudo-intellectuel, sans me and myself, sans « ma vie est formidable et mieux que la vôtre ». La vraie vie en somme. Il fut un temps où j’étais l’une des seules si ce n’est la seule de mon entourage à ne pas apparaître dans ce petit monde rempli de likes, de dislikes, de commentaires et de partages à tout va. Je maudissais alors Mark et sa créature déviante qui révèle ce qui se fait de pire en matière de relations humaines et de comportements relativement angoissants des individus. Car le formidable univers de Facebook est une étude sociétale à part entière. La populace se scrute, se compare, se défie à travers une vie inventée, détournée, falsifiée. On a 500 amis mais en vrai on n’en connaît seulement 20. On partage des photos magnifiques de voyages, de décoration, mais si on enlevait le cadrage parfait et les filtres à tout va, il reste quoi ? On se prend en selfie, on tague ses amis, on est tous beaux et heureux, mais en réalité ce jour-là on avait un bouton de fièvre, on peut pas saquer la Sarah et on se faisait chier comme un rat mort à cette petite sauterie. Bref la vie « facebookienne » est un véritable fléau de notre génération. Et je ne parle pas des nouveaux réseaux sociaux plébiscités par la génération Z tels que Instagram ou Snapchat où elle vit à travers un écran, avec une couronne de fleurs édulcorée sur la tête ou encore une voix de biche défoncée à l’hélium, et où elle oublie de simplement apprécier le temps présent et le vrai monde qui l’entoure. Je me passerai également de faire des commentaires sur la génération de nos parents qui pour certains accèdent aux bêtises de leur enfants et like sans aucune interrogation la pauvresse de ces contenus déformés. Je trouve cette attitude à la limite du malsain ou de l’intrusif. Certains de mes amis sont malades, ils ont chopé la facebook-entérite. Et c’est assez pathétique. Quand je pense que nous avons rendu milliardaire un frustré, aigri et geekos sans aucune morale, ça me donne envie de m’auto-bloquer. Mais je dois bien avouer que moi-même je suis tombée un temps dans ce piège « zuckerberguien », que je me suis bien marrée à fouiner sur des comptes d’anciennes « rivales » de collège ou encore que j’ai posté des photos de moi sous mon plus beau profil et que j’y jette toujours un œil au réveil. En somme, je me suis fait « Facebooker ». Je m’auto-dislike.

Cette semaine, la team DELIGHT MAGAZINE s’est connectée pour share ses comments sur ce que lui inspire la journée sans Facebook. On commence par se mettre sur son profil Fooding pour des adresses parisiennes sans gluten, sans lactose, sans… ; on partage un Fashion focus avec des designers tournés vers l’Autre ; on défile son fil d’actualité avec un film délirant à l’humanité lobotomisée ; on poste sur son mur une playlist 100 % poke mélodieux ; et enfin on identifie des services tournés vers la nature présents et achetables sur Facebook. Cette semaine, on a rencontré le green et sublime Sacha, un entrepreneur-magicien qui aime les femmes et nous offre un démaquillant vegan, Kiitos, au design épuré et à l’efficacité prouvée : des huiles essentielles pour une peau belle et saine, on l’adopte now.

Je jure de ne pas aller sur Facebook le 28 février, tout Facebook, rien que Facebook.

LG

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