Diviser pour mieux manger
24 Nov

Diviser pour mieux manger .

FOODING | VL | 0 Commentaires

Le monde devient fou et on ne comprend plus rien, voilà à peu près de quoi on peut être certain en ce moment. Dernier dévissage en règle : la Catalogne. Et pourtant, il n’y a pas si longtemps, elle et l’Espagne (dont elle fait toujours partie, n’en déplaise à certains) nous inspiraient encore avec leurs grandes tablées et tous ces plats à partager.
Depuis l’avènement des bars à tapas à Paris, il est bien loin le temps où chacun restait concentré sur son assiette sans oser demander à picorer dans l’assiette du voisin. Pire encore, lorsque nos petits estomacs égoïstes angoissaient à l’idée qu’une main baladeuse vienne piquer nos victuailles.
A une époque où l’on nous reproche sans cesse notre individualisme, les restaurateurs, eux, nous invitent au partage. La Catalogne et l’Espagne en général, c’est le soleil, le jambon ibérique et la sangria : que de la felicidad !

Vamos a comer – LA MANGERIE (7, rue de Jarente, Paris 4) – Si jamais un jour l’envie vous prend d’aller manger dans un placard, sachez que c’est possible. Pour l’accueil : un shot, simple mais rudement efficace, olé ! Et une fois que vous êtes entrés dans le placard, pour la déco, des cagettes à légumes accrochées aux murs et des petits arbustes ici et là. Les maîtres-mots du lieu sont convivialité et promiscuité.

Foodista – PALISSADE (36, rue de Sambre-et-Meuse, Paris 10) – Le principe reste le même : des plats à partager mais cette fois le poisson est à l’honneur. Pour l’apéro, un petit brillat-savarin à la truffe ou de la chiffonnade de bœuf. Pour la suite, l’incontournable salade de poulpe. Les assiettes sont proprettes et les produits de qualité. Tapas chics, finalement !

Tapas guapas – FARAGO (11, cour des Petites Ecuries, Paris 10) – Dans l’un des quartiers les plus vivants de Paris, ce petit spot à tapas donne le sentiment d’être le repère de collègues qui viennent picoler/picorer après le boulot alors qu’on est quand même bien loin de ce qu’on pourrait appeler un quartier d’affaires. Dans nos assiettes, les grands classiques, ceux qu’on attend : la charcuterie ibérique, la tortilla ou les piquillos, mais aussi l’œuf incroyable (en toute modestie) cuisiné avec de la truffe et des morceaux d’olives noires.

Tout ça sous le regard rieur et bienveillant de notre Chichi national qui trône sur le mur du fond de la salle façon street art.

VL

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