L’épopée d’Aladdin Sane
08 Jan

L’épopée d’Aladdin Sane .

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« Beau oui comme Bowie », comme le chantait Adjani et comme le répètent inlassablement les créateurs de mode lors des défilés. Figure du glam’ rock, c’est-à-dire figure de style aussi bien que génie musical, Bowie n’en finit pas d’inspirer par ses innombrables looks et ses fascinants personnages.
Voici non pas les aventures d’Aladin et la lampe magique, mais l’épopée glamour des personnages homériques créés de toutes pièces (ou presque) par David Bowie.

Ziggy Stardust

La vie sur Mars interprétée par Bowie, ça donne une créature étrange et pacifiste, rouquine et androgyne : Ziggy Stardust. Avec son maquillage mi-martien, mi-féminin, Ziggy trouble mais il ne s’arrête pas là. Il enfile ses justaucorps bariolés et pailletés venus d’une autre planète. Parfois, des réminiscences du personnage voient le jour au détour d’une collection Dior en 2015 avec des imprimés 70’s hippies ou chez Balmain en 2012, tendance disco. Mais c’est chez Jean Paul Gaultier que le clin d’œil est plus qu’évident lorsqu’il rend hommage aux icônes des années 80. De « l’ultraviolence en tissu liberty » selon l’expression du chanteur.

Aladdin Sane

D’après Jean-Charles de Castelbajac, l’inventeur de Ziggy partage une caractéristique essentielle avec Courrèges, celle de ne jamais regarder en arrière… Ainsi Bowie se débarrasse sur scène de son personnage pour endosser un nouveau rôle, celui d’Aladdin Sane. Un éclair traversant son visage, et surgit Aladdin… version insane. Les motifs d’étoiles et de comètes fusionnent avec la trame cosmique de cette période. Ainsi John Galliano élabore pour Maison Margiela une suite de silhouettes en hommage à l’égérie glam’, rock et punk. Les bottes astrales, les coiffures ébouriffées punk, le maquillage d’une nouvelle ère, les araignées descendues de l’espace en ceinturon tissent les liens avec l’album emblématique de l’artiste. On retrouve l’éclair chez Walter Van Beirendonck, non plus en maquillage cette fois, mais intégré aux revers des vestes.

The Thin White Duke

1975-1976 : encore un nouvel alien tombé du cosmos et perdu sur cette Terre. Bowie se réinvente en Thin White Duke pour son album Station to Station, mais adopte un style bien plus sobre. Les Golden Years laissent place à un personnage complexe, en apparence plus conformiste mais au comportement étrange. Le pointilliste Dries Van Noten reprend cette esthétique nuancée d’un Bowie conservant une chevelure rousse tout en s’habillant de costumes classiques.

« Pionnier cosmique dans tous les domaines » selon les dires de Castelbajac, Bowie demeure en tout cas une icône de mode incontestable. A commencer par son allure androgyne qui fascine et trouble encore aujourd’hui. Les femmes portaient des costumes masculins chez YSL ? Le chanteur se décidait à les porter avec des chemises à flanelles et collerettes ultra-féminines. Ambiguïté quand tu nous tiens !

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* Source vignette article : www.minutebuzz.com (couverture du magazine Vogue).

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