Acting & Eating
03 Juil

Acting & Eating .

CINOCHE | HN | 0 Commentaires

Être acteur, ce n’est pas seulement l’art d’apprendre des textes par cœur. C’est aussi l’art de la métamorphose. Une métamorphose qui passe par des sacrifices physiques conséquents. Le plus inconscient des acteurs est sans l’ombre d’un doute Christian Bale. Un spécialiste du yoyo.

Afin de se préparer pour le tournage de The Machinist (2004), et malgré les mises en garde des médecins, il perdra 28 kilos. Pour maigrir aussi rapidement, il se contentera d’une pomme et d’une boîte de thon par jour. Il reprendra ensuite du muscle, beaucoup de muscles (44 kilos !) pour la trilogie Batman (qui débute en 2005) de Christopher Nolan. En 2011, il reperd 15 kilos pour incarner le champion déchu (et junkie) Dicky Eklund dans Fighter du réalisateur David O. Russell. Bale accepte d’amaigrir son salaire (250 000 dollars) pour que le film puisse se faire. Il a du flair, car ce second rôle lui vaudra un précieux Oscar. Ce réalisateur le rappellera deux ans plus tard pour American Bluff (2013). Pour ce rôle d’Irving Rosenfield, un escroc bedonnant mais brillant, il devra prendre 18 kilos. Cette transformation lui abîmera deux disques de la colonne vertébrale et sera à l’origine d’une sévère hernie. Mais cela ne l’empêche pas de recommencer.  Il reprendra encore et toujours du poids pour camper le personnage de Dick Cheney dans le biopic Vice (2019), réalisé par Adam McKay. Pour cette transformation, il devra également passer cinq heures par jour en salle de maquillage. Il arrivait souvent sur le plateau à deux heures du matin pour pouvoir commencer à tourner à sept heures.

Le plus amusant, c’est que Bale a été révélé en 2000 au grand public en jouant Patrick Bateman, un personnage obsédé par son apparence physique dans l’adaptation d’American Psycho de Mary Harron, d’après le best seller de Bret Easton Ellis. De Bateman à Batman, et tout au long de sa carrière, Bale n’a cessé de montrer son amour pour le cinéma et son implication dans ses rôles. L’implication extrême de Christian Bale dans ses métamorphoses physiques fait passer Johnny Depp pour un bleu.

A quarante-cinq ans seulement, on attend un second oscar et de prochaines transformations toujours aussi bluffantes.

HN

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