Anna Karina, elle n’est pas comme les autres…
03 Juil

Anna Karina, elle n’est pas comme les autres… .

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Yeux de chat surlignés au khôl, chevelure carrée et frangée, accent nordique et silhouette gracile, Anna Karina a incarné le cinéma de la Nouvelle Vague de son insouciante douceur et de son style inimitable.

Ses débuts dans le mannequinat à Paris seront remarqués par un certain Jean-Luc Godard… On se souviendra notamment d’une publicité pour le savon qui « n’est pas comme les autres ».

Ou encore de cette série de photographies de mode prise par Frank Horvat dans le décor pittoresque des Halles de Paris. Anna y pose dans une robe haute couture blanche et fleurie, au milieu des cageots de laitues, radis et poireaux, sous le regard amusé des marchands. Avant de trinquer allègrement au bistrot dans son jupon de mousseline.

Lorsque Godard lui propose de jouer dans A bout de souffle, elle refuse. Pour cause, une scène de nu. Leur collaboration commencera donc en 1960 avec Le Petit Soldat. Dès lors, Anna devient sa muse, à l’écran comme à la ville. Récompensée pour son rôle dans Une femme est une femme (1961), elle devient l’égérie de la Nouvelle Vague après le tournage de Pierrot le Fou (1965). Entretemps, mariage et divorce ont été prononcés, ce qui n’empêchera pas le duo de poursuivre ensemble d’autres projets cinématographiques, comme Made in USA (1966).

A travers ces trois films, le style Anna s’impose par la manière de se mouvoir et de porter la toilette : nuisettes à rubans, jupe à carreaux et béret sages dans Une femme est une femme, petites robes rouges, peignoir bleu et macarons pour un itinéraire incertain dans Pierrot le Fou, et enfin trench, couleurs acidulées et motifs psychédéliques typiques sixties dans Made in USA.

Godard va même jusqu’à rendre sa présence palpable dans Le Mépris par un clin d’œil, quand Brigitte Bardot porte une perruque brune. On la voit, on la voit plus. On la voit plus, on la voit.

La lecture d’un poème d’Eluard, un rôti trop cuit, des interrogations sur la vie et l’amour, un coup de ciseaux qui pourrait s’avérer fatal, une robe rouge, une casquette de capitaine, l’ennui et la bougeotte, des décisions prises sur un coup de tête ou bien un trop-plein de sentiments… Anna est un peu tout ça. Anna est bien une femme selon Jean-Luc.

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Publicité pour le savon – « Il n’est pas comme les autres » :

Extrait d’Une femme est une femme – « Le rôti cuit » :

Extrait de Pierrot le Fou – « Qu’est-ce que j’peux faire ? » :

Extrait de Made in USA – « Je choisis d’exister » :

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