Les limites et l’infini
22 Juil

Les limites et l’infini .

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Mer ou piscine ? That is the question… Entre étendue infinie de la mer et espace délimité des piscines, agitation incontrôlable des vagues et calme plat de l’eau domptée, la mer et la piscine refléteraient-elles la dualité de l’homme ?

A travers ces deux conceptions, deux artistes se sont spécialisés dans leur représentation : Hokusai, le maître de l’estampe japonaise du XIXe siècle, et sa célèbre vague ; David Hockney, l’une des figures majeures du pop art et le peintre par excellence des piscines californiennes. L’un étudie le mouvement et l’écume, l’autre les reflets et les prises de vue morcelées.

Il n’en fallait pas moins pour que la mode s’empare de ces deux phénomènes :

La Vague – L’infiniment grand

L’esthétique de Hokusai, et en particulier sa vague prête à engloutir les pêcheurs, imprègne le défilé de la designer russe Alena Akhmadullina tout en soie et en mousseline. L’écume, les poissons et le tumulte de la mer envahissaient robes et vestes aux tonalités bleues, blanches et grises. Oh les belles prises ! Les pêcheurs d’Hokusai auraient certainement apprécié harponner les belles sirènes slaves d’Alena.

Pool splash – Silhouettes morcelées

Bill Gaytten pour John Galliano s’approprie de son côté l’univers et la palette des piscines de Hockney à travers son défilé intitulé Big Splash, d’après la fameuse toile A Bigger Splash orchestrant un plongeon sans plongeur. Les mannequins blondinets à lunettes, casquettes vissées sur la mèche et chaussettes montantes aux couleurs pop, exhibaient leurs gambettes et rappelaient ainsi le style du peintre et la silhouette de sa muse, Peter Schlesinger. Plonge Peter, plonge !

Les découpages-collages suivants mettent en situation les créations d’Alena Akhmadullina et de Bill Gaytten ainsi que leurs sources d’inspiration en fond visuel. Sur fonds d’estampes japonaises d’Hokusai et d’Hiroshige, les sirènes d’Alena Akhmadullina sont projetées en avant par les tsunami, telles des Vénus sorties des eaux, quand elles ne nagent pas avec les carpes. Des réincarnations de Hockney et de sa muse hantent ses toiles californiennes de piscines cadrées d’un regard de photographe. Le reflet de l’eau se projetant sur leurs habits bleutés ouvre le dialogue entre peinture et couture.

Mer ou piscine ? Poulpe en folie ou pool party ? Robe fluide envahie du vivant ou petit ensemble veste-short structuré ? Méditez en toute conscience avant de choisir votre allure de petit baigneur cet été !

IG

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