Le Diable ne s’habille pas chez Tati
25 Sep

Le Diable ne s’habille pas chez Tati .

CINOCHE | HN | 0 Commentaires

Non, le Diable ne s’habille pas chez Tati et ne fait pas ses courses chez Lidl. Pour Lauren Weisberger, ce diable c’est Miranda Priestly, la rédactrice en chef du magazine de mode RunwayLauren n’avait pas encore publié son livre Le Diable s’habille en Prada que la 20th Century Fox lui acheta les droits pour en faire un long-métrage.

Aux commandes, un réalisateur inconnu du grand public, David Frankel, qui avait réalisé quelques épisodes d’Entourage et de Sex and the CityLes deux œuvres narrent l’histoire d’Andrea Sachs (Anne Hathaway), tout juste embauchée comme assistante de la terrible Miranda Priestly incarnée par Meryl Streep. Elle découvrira l’univers impitoyable de la presse féminine entre humiliations, coups bas et ragots. Pour survivre dans ce monde de hyènes, Andy pourra compter sur Nigel, le directeur artistique du magazine qui lui donnera des conseils vestimentaires pour mieux se faire respecter. Elle pourra également compter sur Christian Thompson, un écrivain qui l’aidera à améliorer son style. De son côté, Miranda passera son temps à menacer de virer Andy en lui demandant l’impossible. Par exemple, de lui dégoter le tout dernier tome d’Harry Potter avant sa date de sortie.

Le Diable s’habille en Prada réunit un casting quatre étoiles malgré une trame digne d’un Hôtel Formule 1. On retrouve par conséquent de grands noms tels que Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt, Adrian Grenier, Simon Baker. Pour l’intrigue, la chef de production de la Fox reconnaîtra elle-même que le roman n’avait pas de forte trame narrative.

Malgré les quatre scénaristes appelés à la rescousse, le film reste médiocre. Cette soi-disant critique de l’univers de la mode est encore plus prétentieuse et puérile que ce qu’elle dénonce. C’est vide, c’est bête et ça en devient ridicule. A en croire l’héroïne, aller chercher des Frapuccinos chez Starbucks, c’est aliénant. Les ouvriers de Germinal rigolent au fond de la salle. Ceux qui achètent des croissants pour leurs collègues aussi. Bref, un énième navet qu’on ne laisserait pas défiler sur les podiums si l’on était créateur.

HN

  • Bande annonce du film :

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