1001 Pattes
29 Oct

1001 Pattes .

CINOCHE | HN | 0 Commentaires

En novembre 1996, deux ans après Le Roi Lion, la nature reprenait ses droits dans les salles obscures. Le film s’appelait Microcosmos : Le peuple de l’herbe, et le cinéma avait des airs de vivarium. Les insectes minuscules ressemblaient à des géants sur les écrans. La caméra ne les rendait pas timides ni mal à l’aise. Elle faisait office de microscope. Les insectes s’humanisaient sous nos yeux. L’infiniment petit devenait gigantesque. Il valait mieux ne pas être arachnophobe. La bombe de Baygon n’aurait servi à rien.

Dans les années 90, le documentaire animalier s’ennuyait sur les postes de télévision. Microcosmos avait mis un bon coup de pied dans la fourmilière. C’était une prouesse technique et visuelle pour l’époque. Les prises de vue étaient magnifiques et ressemblent à ce que l’on retrouve dans les BBC Earth actuelles. Pourtant les drones n’existaient pas encore à l’époque. Le tout était sublimé par la musique de Bruno Coulais.

Le documentaire avait nécessité pas moins de deux ans de préparation technique (cadrages, lumières) et le tournage s’était étendu sur plus de trois ans. On saluera le travail méticuleux et la patience de Claude Nuridsany et Marie Pérennou, les réalisateurs grâce à qui le film a pu voir le jour. Le film, bien qu’il fut hors compétition, s’était distingué à Cannes en obtenant le « Grand Prix de la Commission supérieure technique ». Il avait surtout tout raflé aux Césars : « Meilleure musique originale », « Meilleure photographie », « Meilleur son », « Meilleur montage » et « Meilleure production ». Après ce succès, le producteur Jacques Perrin continuera à explorer la nature. Il s’attaquera au ciel avec Le Peuple migrateur, puis aux fonds marins avec Océans.

On espère donc aujourd’hui, avec la mode des films remastérisés au cinéma, que quelqu’un prenne le risque de le ressortir en salle. Pour le bonheur des enfants ainsi que des grands-enfants qui l’avaient vu en 1996, instant nostalgie.

HN

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