LES ÉDITOS

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24 juillet 2018 – Apparition du cône glacé (23 juillet 1904).

Quelle succulente et ingénieuse idée qu’a eue, lors de l’Exposition Universelle de 1904, un immigré syrien vivant aux USA. Ce glacier ambulant, en voulant dépanner un collègue du stand d’à côté qui n’avait plus de bol pour contenir ses bouboules vendues, enroula un biscuit gaufré sous forme de cône. Et Dieu créa le cône glacé. Tout simplement… La glace, quant à elle, traversait déjà les siècles seule et ce, depuis l’époque des Grecs et des Romains. Elle ne s’était donc pas encore mariée à son cône gaufré qu’elle était déjà la reine de toutes les civilisations et régalait les grands de ce monde, des têtes couronnées version Catherine de Médicis en passant par Louis XIV et sa cour alléchée, pour finir sur la table de la Maison-Blanche, réjouissant gustativement les présidents américains. « Vous reprendrez bien un sorbet à la fraise Mr President ? » Aujourd’hui, la glace est la « re-sta » des mets de l’été et on la savoure sous toutes ses coutures, elle accompagne crêpes, gavottes, gaufres, moelleux au chocolat et j’en passe. La guerre des desserts estivaux ne se fera pas sans elle, elle gagne à tous les coups. Echec et chocolat malté. Les glaces, j’en ai tant mangé que depuis quelques années j’ai abandonné. Il faut dire que durant tant d’étés, j’en faisais mon dîner. J’ai été du coup légèrement écœurée. Mes préférées étaient (désolée pour les puristes de Berthillon et confrères) les cônes glacés chocolat-pistache Extrême de Nestlé. Ils portent si bien leur nom : Extrême. Car une fois la glace du dessus léchée, il faut s’attaquer au cône, et là, « Ô miracle », celui-ci est rempli de chocolat dur et croquant à la fois. Ce savant mélange de cône gaufré et de chocolat amassé est extrême ! Problème, une fois celui-ci terminé, on ne peut s’empêcher de déchirer le papier de « la petite sœur », comme disent les bons vivants une fois une bouteille de vin terminée, de ce cône glacé. Du coup, maintenant, je ne m’autorise un cône glacé seulement en Italie, car c’est chez ces chers cousins que s’épanouissent les meilleures glaces, onctueuses et merveilleuses. Partant à Naples cet été, je pense me laisser tenter par un cône à la stracciatella et ciao les abdos, que je n’ai point d’ailleurs, #noremords #jassume #onlaissepaschocolatvanilledansuncoin… Allez, soyez givrés et mangez glacé tout l’été !

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE a sélectionné les meilleurs cornets glacés pour vous offrir une revue culturelle aux mille et un parfums givrés. On débute notre dégustation givrée avec trois adresses fooding parisiennes de glaciers à tomber ; on file ensuite chez nos designers sélectionnés pour se parer de minaudières en cornets à travers une mode givrée ; puis on se renseigne sur une nature figée dans notre Glash Investigation ; on s’achète une glace Magnum avant la séance cinoche pour la savourer devant le fameux Forrest Gump ; enfin on se commande un cornet chocolat-vanille pour se déhancher sur une playlist 100 % frappée.

Parce qu’être entrepreneurs, c’est aussi conquérir la vie avec humour et qu’ils nous ont fait bien rire, on vous a concocté un bêtisier des seize personnalités humaines, uniques et magiques que nous avons interviewées depuis janvier, on les aime et vive l’entreprenariat français !

Tout l’équipe DELIGHT MAGAZINE s’unit à moi pour vous souhaiter de merveilleuses vacances emplies de découvertes, de repos, de franches rigolades, d’amour, de rencontres, d’osmose avec la nature ou avec l’architecture citadine, de culture, de bonnes bouffes, d’apéros ensoleillés, de lectures passionnantes, de couchers de soleil grandioses… et surtout, surtout, n’oubliez pas de manger une glace par jour pour votre santé morale.

LG

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6 juillet 2018 – Apparition de la devise Liberté, Égalité, Fraternité sur les frontons de toutes les institutions publiques françaises (14 juillet 1880).

LIBERTÉ, EGALITÉ, FRATERNITÉ ! Trois mots, une devise, la France. Chacune de ces trois appellations au symbole fort démontre une réelle volonté du peuple français, suite à la Révolution, de rendre les hommes libres et égaux en droits. Liberté et égalité furent adoptées en premier, dès 1789, dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Fraternité sera apposée en 1790. Que reste-t-il concrètement aujourd’hui de ces principes ? Certains diront qu’ils n’existent pas et peut-être n’ont-ils pas tort… Prenons ces trois remarquables termes dans un autre ordre. Il est évident que chaque être humain ne naît pas avec les mêmes chances. EGALITÉ pourrait donc être légèrement nuancé. Contrôle de police ou encore recherche d’emploi sont deux exemples criants qu’il vaut mieux être blanc et s’appeler Thomas qu’être noir et s’appeler Boubaka. Pourtant les deux sont français et devraient donc être intégrés à l’identique dans la société française. Ne perdons pas espoir que les mentalités changent et le fameux : « quand on veut, on peut » a, à plusieurs reprises, fait ses preuves. Nous pouvons donc déclarer que cette égalité n’est pas réellement innée mais qu’elle peut se gagner. LIBERTÉ, elle, est restée et est ancrée dans notre comportement. Chaque Français est en effet libre de vivre sa vie, de parler, de s’exprimer, de travailler… La presse française se complaît parfois à crier à la censure, attitude relativement minable comparée à tant de journalistes, de pays pas si lointains de notre cher Hexagone, qui ne connaissent pas la même chance. Chérissons-la, cette liberté, apprécions-la et respectons-la, elle est précieuse et unique. Néanmoins, « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres »… A méditer pour certains qui prennent un peu trop de liberté, justement. FRATERNITÉ, quel mot remarquable mais qui manque cruellement aujourd’hui dans notre pays. Tous frères il y a plus de deux siècles, nous nous sommes perdus aujourd’hui. Communautés impossibles à réconcilier, problèmes de voisinage poussés, manque de civilité au quotidien… Il suffit de prendre le métro pour se rendre compte à quel point nous avons occulté cette fraternité. Heureusement, en ce moment, grâce aux Bleus et au football, nous retrouvons souvent durant deux mi-temps un semblant de fraternité et de cette génération 98 black-blanc-beur que nous avons tant affectionnée et savourée. Aimons-nous les uns, les autres, Amen. La devise LIBERTÉ, EGALITÉ, FRATERNITÉ, nous l’avons faite nôtre dans l’équipe DELIGHT MAGAZINE et ça fonctionne divinement bien !

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE vous offre sa vision de notre chère devise française emplie de liberté et d’égalité de vous cultiver et de fraternité instructive. On s’extasie devant une mode fraternelle ; on s’approprie trois adresses fooding parisiennes égales en qualité ; on produit notre bilan nature de notre ministre de l’écologie pas si libre ; on mate un movie dans lequel la fraternité n’empêche pas l’inégalité ; et enfin on s’écoute une playlist 100 % liberté, dansée, chantée !

Cette semaine, on est allé à la rencontre de Jason, le formidable et généreux fondateur de Riz Riz. Un restaurant convivial, élégant et délicieux dont on ne se lasse pas. Passionné et chaleureux, Jason nous offre une pause gourmande en plein cœur de Paris dans un havre de paix à la décoration et à la carte soignées. On se presse tous chez Riz Riz pour déguster leur cuisine raffinée !

Vive la France, vive les Français libres, égaux et fraternels !

LG

EDITO

25 juin 2018 – Le premier produit doté d’un code-barres scanné à une caisse est un paquet de gomme à mâcher (26 juin 1974).

Des petites barres, des petites barres, il y en a de toute part, des barres noires, des barres noires, il y en a de toute part ! Mais de qui parlons-nous à travers ces petites barres noires ? Du fameux et mystérieux code-barres qui est entré dans notre vie de consommateur en 1974. Dès lors, chaque produit de notre quotidien allait en être tatoué. Afin de circuler en toute liberté, de voyager dans le monde entier et de rencontrer bon nombre de foyers, chaque article comestible, envoi postal, médicament, livre, bagage, carte d’embarquement… s’est vu affublé et habillé d’une donnée numérique ou alphanumérique. Du coup, des codes-barres, il en existe des milliers, distingués en deux types : les unidimensionnels et les bidimensionnels. « Vous êtes plutôt unidimensionnel ou bidimensionnel ? » « Vous pouvez répéter la questionnnnnnnnn ? » En gros, le « uni » est plus simple et sous forme de lignes parallèles, le « bi », lui, est composé d’une variété de symboles sous des formes géométriques et il permet d’enregistrer plus d’informations. Ne rentrons pas trop dans les détails ensuite, car c’est du chinois pour moi et nous ne sommes pas dans Geek Le Mag. La seule chose dont on peut être sûr, c’est que le code-barres qui peut paraître insignifiant est en fait un véritable mouchard de la sphère économique ! Il renseigne tout et sur tout, le bougre ! Pour ma part, je ne me renseigne pas, car mon petit plaisir avec le code-barres c’est le bruit qu’il émet en interaction avec une douchette code-barres. Ce petit bip strident et unique qui annonce que je suis en train d’acheter afin de repartir avec un panier plein, je l’affectionne à chaque passage en caisse. Et maintenant, cerise sur le gâteau, je peux moi-même biper mes articles dans la plupart des gros magasins alimentaires ! Alors là, je m’y empresse afin de jouer à la marchande le temps d’un paquet de pâtes et d’un saucisson sec rebelle qui ne veut pas se faire scanner et que l’employé du magasin devra rentrer manuellement grâce aux chiffres inscrits sur son code-barres (la technologie a ses limites…). Sachez que vous pouvez vous amuser à déchiffrer les codes-barres de tous vos articles grâce à toutes sortes d’applications ou sites, pour un petit esprit enquête Da Vinci Code-barres.

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE a déchiffré pour vous des codes-barres culturels ! On commence par déchiffrer les codes-barres de nos aliments avec une nature bourrée de pesticides ; on se pare ensuite de luxueux T-shirts codes-barres fashion design ; on se prend un goûter en bipant les codes-barres de nos galettes et autres délicieuses spécialités food bretonnes ; on scanne une adaptation cinématographique d’un jeu vidéo au code-barres futuriste ; et enfin, on s’écoute une playlist 100 % barrée/chiffrée/codée.

Cette semaine, on est allé à la rencontre de Sorn et Conor, les créatifs, charmants et adorables fondateurs de Corn&Sonor. Passionnés par la mode et le dessin, ils imaginent (sous forme de pin’s, de tattoos éphémères et de patchs) des accessoires au style unique et au message rempli d’humour. Corn&Sonor for ever !

Comme l’a dit le si « fin » Laurent Ruquier : « Le code-barres génétique, si  c’est aussi fiable que le code-barres des produits quand on passe à la caisse d’un supermarché, on va vite se retrouver à payer deux fois le prix d’un crime commis par un autre ! »

LG

EDITO

11 juin 2018 – Fondation de SOS Médecins (20 juin 1966).

Il y a 52 ans SOS Médecins arrivait tel un chevalier blanc dans sa camionnette blanche à la rescousse de tous les malades français ne pouvant sortir de chez eux. Service d’urgence non gratuit (surtout la nuit, j’y reviendrai par la suite) ouvert 7 jour sur 7, 24h sur 24 (avec une petite baisse durant la nuit tout de même, j’y reviendrai également par la suite), SOS Médecins se déplace chez vous dans l’heure qui suit, la plupart du temps… Un peu l’ancêtre de Deliveroo et consorts, en fait ! C’est à Marcel Lascar, médecin généraliste français que l’on doit SOS Médecins. Et dites-vous, mes chers compatriotes, que l’invention de ce service nous est enviée dans le monde entier et a depuis été à l’étranger en quelque sorte franchisée. Moi, ce que j’adore chez SOS Médecins, c’est la prise en charge téléphonique. C’est très original, car on vous demande ce que vous avez comme maladie… Si je vous appelle, c’est justement pour savoir ce que j’ai, mais passons. Ensuite, après quelques informations délivrées aux « charmant(e)s opérateurs(-rices) », on vous dit qu’il arrive. Traduction : il arrivera quand il voudra. Par temps de grande épidémie, vous avez le temps de crever chez vous ou de vous être endormi au moment de son passage ! Bref, en général, je suis toujours tombée, c’est bien ma veine, sur des médecins un poil libidineux (je parle de mes seules et pluri expériences) et très pressés d’encaisser leurs petits deniers. Le médecin commence par s’installer dans mon salon tranquille Emile, ce qui a le don de m’exaspérer, ne prend même pas la peine de se laver les mains avant et après m’avoir auscultée (très rassurant et très hygiénique), et a souvent une fâcheuse tendance à baisser ses mains sur la mauvaise « gorge ». Je m’explique : mes angines chroniques, si je ne m’abuse, se situent plutôt au niveau de mon cou et non de mon buste. Bref, j’en parle légèrement car il n’y a jamais rien eu de grave mais c’est assez, pour ne pas dire très, désagréable. Une fois qu’il m’a fait tirer la langue, respirer comme un bœuf et après m’avoir demandé si je fume, ce à quoi je réponds, non sans honte : « Affirmatif », j’ai ensuite le droit à la petite leçon de morale habituelle et totalement improductive. Puis, ce « cher » SOS Médecins me délivre une ordonnance longue comme le Vidal. C’est amusant, car mon médecin généraliste pour les mêmes symptômes me prescrit un seul et unique médicament… Puis, l’air las mais faisant mine de s’intéresser un minimum à vous, le médecin vous demandera pour la forme ce que vous faites dans la vie, ce à quoi vous répondrez en vous demandant pourquoi cette question. Puis après ces cinq maigres minutes écoulées, un chèque de 60 € durement signé (bizarrement leurs tarifs sur internet n’ont jamais correspondu à ceux que j’ai payés…) vous sera demandé et merci, au revoir Docteur. Vous pouvez enfin souffler, ce mauvais moment est passé, et demander à une bonne âme (la famille, c’est très pratique) de courir à la pharmacie la plus proche se procurer ces 30 antibiotiques, inutiles la plupart du temps, que vous vous empresserez d’avaler. Sachez qu’en pleine nuit, même après une grave crise d’angoisse, vous attendrez 2h au minimum et 90 € vous seront demandés, je vous conseille donc d’essayer, si vous y arrivez, la Méthode Coué. C’est gratuit et tout aussi efficace. Ou, en cas de grave situation : les Urgences. Plaintes à part, SOS Médecins, c’est bien pratique et plus d’une fois cela a « sauvé » ma petite vie. Alors n’hésitez plus, le 3624 vous écoute du lundi au vendredi de minuit à minuit.

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE vous rend sa visite médicale avec des articles SOS Médecins de la culture ! On débute son service par une visite d’une sélection de tisanes bien-être ; on ausculte une mode SOS petites mains 24h avant les défilés de haute couture ; on s’instruit de toute urgence sur les méfaits environnementaux sur nos corps avec une nature épidémique ; on mate un super cinoche sur la vie en blouses blanches ; et enfin on s’écoute une playlist 100 % « Allô Docteur bobo » !

Cette semaine, on est allé à la rencontre de Benoît, le si sympathique et si sincère artisan fleuriste, fondateur de Tyché Flora. Benoît crée des bouquets avec goût, délicatesse et passion pour tous les jours et pour tous les événements importants de votre vie. Tyché Flora, on s’y rend dès maintenant !

Je voudrais dans cet édito rendre humblement mais sincèrement hommage à mon médecin généraliste, le Docteur D’Auriol, qui nous a quittés l’année dernière et par qui j’ai eu, ainsi que toute ma famille, l’extrême chance d’être suivie durant plus de 20 ans. Il était professionnellement un médecin extraordinaire et humainement un homme unique et fantastique qui savait rassurer et guérir et de chez qui je ressortais toujours, même malade, emplie de vie, d’envie, d’allant et d’empathie. Merci Docteur, vous me manquez…

LG

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25 mai 2018 – Naissance de Maïté, restauratrice et animatrice gastronomique française (2 juin 1938).

Maïté, icône culinaire et télé des années 80-90, fêtera en juin ses 80 printemps. Généreuse et voluptueuse, Maïté enchanta les foyers et les fourneaux français durant plus de 15 ans. Elle fut repérée à 45 ans lors d’un des nombreux banquets, dans sa chère région de Gascogne, qu’elle honorait de son talent. En parallèle, avant de rentrer dans nos vies, Maïté exerçait le métier de « musicienne » à la SNCF. Celui-ci consistait à souffler dans une trompette à l’attention des ouvriers afin de les alerter de l’arrivée d’un train. Originale jusqu’au bout de sa fourchette, notre Maïté. Les spectateurs, eux, la découvrirent à travers leur écran en 1983 (tout cela ne nous rajeunit pas) dans La Cuisine des Mousquetaires, accompagnée de son acolyte Micheline. Maïté animera durant une décennie des émissions culinaires, bien avant l’ère des Top ChefMasterChef et autres programmes télé focus cuistot contre cuistot. Avec Maïté, l’ère était au gras, encore du gras et toujours plus de gras. Une cuisine riche bien de chez nous à l’image de notre plantureuse cordon bleu. Maïté désossait, flambait, cuisait, découpait, arrosait, sous nos yeux ébahis, toutes sortes d’animaux qui n’avaient rien demandé et frémissaient d’angoisse à la vue de ses paluches. Le duo mythique et cocasse que formaient Maïté et Micheline valait vraiment le détour, rien que pour leurs voix (mention spéciale à l’accent du Sud-Ouest légendaire de Maïté), leurs expressions et leurs intonations ; leurs tenues colorées so kitsch et leurs cheveux en choucroute ; et pour pimenter le tout, leurs mimiques imparables. On ne se lasse pas de revoir grâce aux différentes archives de l’INA ce couple improbable et mythique. Des scènes culte qui valent leur pesant d’or. Un jour, un hamburger gargantuesque à base d’un « petit » pain de campagne avec gésiers, magret de canard et foie gras en guise d’encas. Qu’elle prépare tranquillement en affirmant : « Bon, on n’enlève pas le gras parce que c’est bon, hein ». Poilant ! Un autre jour, on découvre une Maïté robuste en prise avec une anguille, qu’elle tente tant bien que mal d’assommer sous le regard peu rassuré de sa copine Micheline avec des : « Bouge pas ma chérie », « Viens là ma pupuce », « Viens là ma chérie, tu n’auras pas ma peau »… A mourir de rire ! Sans oublier le jour où elle enseigne la dégustation de l’ortolan (juste en passant, un cousin du moineau), épisode qui tourne au film interdit aux moins de 18 ans, en déclarant : « Je commence à le prendre et à lui sucer le derrière ». Tordant ! Des tranches de la personnalité si singulière et attachante de Maïté, il y en a tellement que je ne peux que vous conseiller de la retrouver en replay pour passer un bon moment à ses côtés. Alors, chère Maïté, merci d’avoir enchanté notre quotidien par votre amour de la gastronomie française, votre bienveillance et votre caractère unique et détonnant.

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE s’est incarnée en Maïté pour vous concocter des articles charnus ! On commence par découvrir des adresses fooding parisiennes délicieusement terroir ; on arpente la forêt des Landes où se situe le restaurant « Chez Maïté » avec une nature traditionnelle ; on admire une mode habillée par l’aiguille et l’anguille ; on se fait un cinoche légendaire avec un film aux petits oignons ; et enfin on se dandine sur une playlist 100 % gourmande.

Cette semaine, on est allé à la rencontre de François et Sacha, les deux formidables, généreux et si attachants fondateurs de L’Avocatier. De succulents toasts à l’avocat aux mille et une saveurs préparés par leurs soins, à bord de leur foodbike itinérant, pour vous régaler toute l’année. L’Avocatier, à consommer sans modération !

Et pour finir en beauté : « Il n’y a pas écrit bécasse ici ! », dixit Maïté.

LG

EDITO

14 mai 2018 – Levi Strauss et Jacob Davis obtiennent le brevet pour le jean (20 mai 1873).

Que celui qui n’a jamais porté un jean lève la main ! Que l’on soit jeune ou vieux, black or white, riche ou pauvre, mince ou enrobé, homme ou femme, hétéro ou homo… on a tous un jean. Il se décline en robe, en chemise, en veste, en chaussures, en sac, en salopette, en casquette, il en existe de toutes les formes et de toutes les couleurs. Bref, le jean est partout. Le jean est ancré dans notre garde-robe au même titre que le T-shirt depuis des années maintenant et n’est plus simplement réservé aux ouvriers. Le jean évolue dans nos vies au même titre que notre apparence. On dépense des fortunes pour des jeans et on accumule des jeans. Pour ma part, je ne sais même pas combien j’en ai, sans parler de ceux que j’ai donnés, jetés ou encore oubliés. Des jeans, j’en possède des troués, des foncés, des tailles hautes, des tailles basses, des larges, des skinny, des Zara, des Isabel Marant…

A 12 ans, je traînais ma mère au Bon Marché pour m’acheter le dernier jean Cimarron couleur camel ; à 15 ans, je forçais mon père à m’offrir le nouveau Diesel déchiré aux genoux. Aujourd’hui, j’ai un poil vieilli et le nombril à l’air, trop peu pour moi, je porte donc comme toute bonne Parisienne qui se respecte des jeans mom, payés par mes soins, qui permettent de compresser mon petit bidon. Une semaine sans jean pour moi n’existe pas et j’ai beau essayé de porter des pantalons, je reviens toujours au jean, surtout quand je ne sais pas comment m’habiller. Le jean peut être chic comme décontracté, à chacun le sien qui nous mettra bien. Si dès 2 ans on n’a pas un jean, on a quand même raté sa vie !

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE a sorti son plus beau jean pour vous produire des articles cousus main ! On enfile son jean boyfriend pour déguster de somptueux cocktails bleus d’adresses fooding parisiennes ; on se pare de son jean slim pour une fashion jeans haute couture ; on porte son jean flare pour manifester pour des jeans nature friendly ; on revêt son jean regular pour se mater un western surpiqûres ; et enfin, on s’habille de son jean skinny pour une playlist 100 % denim trop in.

Cette semaine, on est allé à la rencontre de Alexis et Jaz, deux des fondateurs lookés et déterminés du concept store Oscar. Un lieu unique où créateurs originaux côtoient artistes street art. De l’art dans la mode, de la mode dans l’art. Oscar nous offre un petit goût du lifestyle new-yorkais en plein cœur de Paris. Oscarthe place to go, the place to be !

Comme dirait Isabelle Adjani : « Mon rêve serait de venir à Cannes en jean, de me nourrir de films et d’eau fraîche ! ». Elle n’est pas folle, vous savez…

LG

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27 avril 2018 – Naissance du timbre poste (6 mai 1840).

Le timbre-poste fut inventé il y a maintenant deux siècles par deux Britanniques. Il a été conçu pour les radins, ou plus exactement pour tous les destinataires qui ne pouvaient lire leurs plis, faute d’argent. Car oui, avant 1830, quand on vous envoyait une lettre, il fallait la payer pour l’ouvrir. « Elémentaire, mon cher Watson. » La légende veut que l’un de ses fondateurs eut l’idée de créer le timbre après avoir croisé une jeune femme apeurée de ne pouvoir s’acquitter de quelque menue monnaie afin de lire une lettre de son fiancé. Le gentleman Rowland Hill se proposa de payer ce romantique bout de papier et « Eurêka ! », la fonctionnalité du timbre en lui germa… Joli conte que la fondation de ce bout de papier adhésif que tous, un jour, nous avons dû lécher avant de poster notre lettre dans une de ces multiples boîtes jaunes qui font maintenant partie de notre paysage. Chaque timbre a son histoire, car grâce à lui vous pourrez au choix envoyer une carte à grand-maman ; vous faire rembourser vos soins santé par votre mutuelle (quand on est indépendant, donc au RSI et old school comme moi) ; expédier une longue lettre à votre ex qui vous a tellement déçu que vous avez besoin de cracher votre venin sur une feuille blanche mais noircie d’aigreur ; transmettre vos vœux ou vos condoléances ; annoncer par faire-part la naissance du nouveau-né ; dépêcher avec angoisse votre feuille d’impôt last minute

Le timbre faisait partie du quotidien de chacun avant Internet et c’était assez chouette. Pour moi, il était plutôt synonyme de casse-tête et j’en ai gâché, au grand dam de ma mère, plus d’un. Petite, je le collais pas assez bas ou pas assez haut ou mieux, en le détachant de son carnet, je coupais ses délicates petites dents. Ado, j’en collais trop ou pas assez. Adulte, j’en collais plus d’une fois, dans la précipitation, à l’envers, ou encore je le collais avant d’inscrire l’adresse de mon destinataire que je n’arrivais pas à faire rentrer sur la ligne. Et une enveloppe à la poubelle, une, et un timbre à la poubelle, un ! Je devrais peut-être songer à me payer une bonne séance de psy pour élucider la symbolique du timbre dans « mon comportement postal ». Je fus aussi, comme beaucoup de nous petits, une collectionneuse de timbres. Notre famille choisissait avec soin les timbres qui orneraient les enveloppes afin de nous aider dans cette fastidieuse accumulation. Les timbres prenaient place, anniversaire après anniversaire, mais aussi pour nos fêtes ou nos vacances d’été, dans un album très élégant mais assez désordonné, pour ne pas dire bordélique pour ma part. Cela me paraît bien désuet aujourd’hui, mais je serai toujours ravie de le rouvrir dans mes vieux jours. Quand je pense timbre, je pense envoi, et il me vient en souvenir une franche rigolade avec mon ancienne collègue et aujourd’hui amie Céline dans notre ancienne agence de RP. En effet, entre invitations aux portes ouvertes destinées aux journalistes, nouveaux dossiers de presse à envoyer pour telle ou telle marque… nous en avons usé des stylos et des enveloppes. Par souci d’efficacité, nous disposions d’une machine à affranchir qui nous dispensait de lécher mille petits papiers et perdre notre salive bien utile à nos nombreuses relances téléphoniques aux journalistes. Cette curieuse machine avait la particularité d’émettre un bruit d’enfer lorsque nous la mettions en marche et ne manquait pas de réveiller le grand patron qui rôdait alors dans les parages pour s’assurer que nous n’abusions pas de son joujou coûteux. S’ensuivit, un jour, une colère assez comique du boss, quand ma Kéké (surnom très chic, je sais) s’aperçut qu’elle s’était trompée dans plus de 100 adresses et que 100 affranchissements multipliés par le prix de l’envoi unitaire, cela représentait une certaine somme. Pour sa défense, le fichier n’était pas mis à jour et ce n’était pas de son ressort. Un fou rire mémorable me prit en la regardant se faire enguirlander et se faire entendre que si cela recommençait, la facture serait retenue sur son salaire. J’imaginais déjà sa fiche de paie avec notification du prix des timbres, pour erreur sur les adresses, prélevée directement à la source. Alors, merci messieurs les rosbifs pour votre timbre aux images diverses et variées et au goût si particulier qui permet au monde entier de correspondre depuis deux cents années et qui me rappelle en ce jour tant de bons souvenirs.

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE évoque le timbre pour des articles affranchis et postés avec soin et amour. On commence par réceptionner des colis gourmands composés de formidables produits gastronomiques français ; on reçoit une lettre recommandée qui nous annonce une mode délicate à la dentelle chic ; on ouvre une enveloppe avec un super quiz plus vrai que nature ; on achète un carnet pour visionner un film français aux millions d’entrées ; et enfin, on arrête le temps avec une playlist 100 % distribution musicale.

Cette semaine, on est allé à la rencontre de Léo, fondateur passionné et cultivé des montres Fugue. Des montres élégantes et d’exception, conçues et imaginées en France avec goût et inventivité par Léo et fabriquées en Suisse par d’ingénieux horlogers. Fugue, une nouvelle marque de montres que nous allons tous adorer porter à nos poignets !

« Pourquoi un employé de la SNCF voyage-t-il gratuitement alors qu’un employé des PTT paie ses timbres ? », Jean Amadou. La messe est dite…

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13 avril 2018 – Fondation d’Apple (13 avril 1946).

En 1946 les maisons closes fermaient définitivement en France. Avec la fin des lupanars, un pan des plaisirs coupables disparaissait et une autre forme de prostitution progressait. C’est une ancienne prostituée Marthe Richer, dite Marthe Richard qui abolissait une institution. Le mot institution s’accorde étrangement à cette pratique mais telle est la langue française. Faut-il rouvrir les maisons closes ? A mon sens, oui. Le plus vieux métier du monde ne mourra jamais et si certains besoins de ces messieurs et de ces dames doivent être assouvis, n’est-ce pas préférable qu’ils soient « encadrés » ? Certes, aller dans un endroit pour acheter un peu de plaisir peut paraître honteux à nos yeux et je suis assez dépitée par certains qui ne voient pas le problème de payer quelqu’un pour avoir un moment de joie donné par des filles de joie. Mais il ne faut pas être naïf, l’Homme reste un homme… Je persiste et signe pour un encadrement bienveillant au maximum de cette pratique. Ma première pensée va à ces femmes qui offrent leur corps pour de l’argent. Je suis intimement convaincue qu’aucune femme ne le fait pour le plaisir ou ne sort indemne de cette place. Pourquoi en sont-elles arrivées là ? Chacune de ces femmes ont leur histoire et l’insulte « sale pute » est ignoble. Qui est à blâmer, le client ou la prostituée ? Qui est le plus à plaindre, le client ou la prostituée ? Chaque personne qui s’engage dans cet échange physique peu glorieux ou qui le condamne devrait se poser ces questions et respecter ces femmes et certains de ces hommes qui ne doivent pas être très heureux d’en arriver à payer pour 10 minutes d’affection sexuelle. Je dis oui à la réouverture des maisons closes car voir ces filles seules dans la rue, exposées aux yeux de tous et à la violence humaine me révolte. Soit se prostituer est un acte de désespoir et de misère humaine mais au lieu de juger, accompagnons-les, aidons-les à travailler dans de meilleures conditions et essayons d’éradiquer le trafic humain qui entoure cette pratique. Je ne vous apprends rien en vous disant que la plupart de ces femmes n’ont pas choisi de finir sur le trottoir. Si les maisons closes rouvraient nous pourrions espérer que les prostituées vivent leur métier avec un peu plus de sérénité et une protection qu’elles méritent. La prostitution vivra tant que l’homme vivra, ainsi va la vie… Alors oui, je dis oui à la réouverture des maisons closes, n’en déplaise aux bien-pensants !

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE vous ouvre les portes de sa maison culturelle jamais close et gratuite ! On entre dans la maison close DELIGHT MAGAZINE pour choisir des tenues fashion focus spéciales courtisanes ; on goûte avec envie les meilleures adresses fooding parisiennes spéciales plaisirs coupables ; on teste une nature aux espèces florales toutes plus attirantes les unes que les autres ; on visionne six films un tantinet putaclics et charnels a souhait ; enfin on termine cette journée aux mille et une prestations avec une playlist 100 % hommage aux tapineuses.

Cette semaine, on est allé à la rencontre de Jasmine, aux goûts pointus et à l’originale personnalité, fondatrice de la friperie Headless St Denis. Jasmine nous déniche des merveilles, avec une prédilection pour la période des années 1970 aux années 2000, afin de nous sublimer et de nous offrir une garde-robe unique. Une friperie chic et pas banal où l’on court pour se démarquer et se parer de beautés !

« La prostituée est un bouc émissaire ; l’homme se délivre sur elle de sa turpitude et il la renie. Qu’un statut légal la mette sous une surveillance policière ou qu’elle travaille dans la clandestinité, elle est en cas traitée de paria. » Simone de Beauvoir.

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30 mars 2018 – Fondation d’Apple (1er avril 1976).

Apple est une vraie petite pomme d’amour pour beaucoup d’entre nous. Originale mais astucieuse idée qu’a eue Rob Janoff de dessiner ce logo en 1977. Les couleurs font légèrement penser au drapeau gay mais ce dernier a été créé en 1978, donc aucun message particulier à comprendre dans le choix des couleurs de la fameuse petite pomme (même si certains disent le contraire). « Il dit qu’il voit pas le rapport… » Ingénieux choix que celui de la pomme oui, car c’est un fruit universel et, visuellement, ça marque. En vrai, Apple fut choisi comme nom par le grand Steve, car il arrivait dans les premiers noms de l’annuaire téléphonique et aussi parce que le Steve faisait un petit régime végétalien, phase « je mange que des pommes ». Aussi simple que cela. Ces fameuses couleurs composant le logo iconique resteront jusqu’en 1998, date à laquelle sortirent les fameux iMac « Flavours ». Moi, je l’avais en turquoise à la maison (il nous a plus que planté souvent, mais qu’il était désirable) et il rendait très bien dans l’appartement de ma chère maman. Car Apple, c’est avant tout un design unique et addictif. La force de Steve Jobs qui mit au monde Apple le 1er avril 1976 dans le garage de ses parents, c’est de combiner des produits au design parfait et à la technologie plus qu’avancée et très ludique. Rendons hommage tout de même aux oubliés co-fondateurs : Steve Wozniak et Ronald Wayne (tiens, cela me rappelle quelque chose qui s’apparenterait à l’histoire de Facebook). Ces geeks sont spéciaux, très spéciaux… Je ne développerai pas la personnalité de Steve Jobs et le récit de sa vie, je crois que l’on en a assez parlé. Et puis on ne parle pas des morts. Je souligne juste qu’il a fabriqué « une machine de guerre » dont il s’est fait virer un peu plus tard pour ensuite revenir, accueilli comme le messie, et lancer définitivement ce lyfestyle Apple remarquable et inhabituel. En effet, quand on commence Apple, on écrit Apple, on regarde des films Apple, on téléphone Apple, on regarde l’heure Apple… Aucune autre entreprise de produits électroniques, d’ordinateurs et de logiciels ne détient ce pouvoir tout puissant d’avoir su réunir des populations aussi différentes et de fédérer une véritable communauté, capable de dormir devant les Apple stores pour acheter le dernier iPhone. Complètement crazy les « Appleiers ». Erigée en véritable religion ou apparentée à une secte, la firme américaine a de quoi rendre jaloux ou fous certains, mais on ne peut que reconnaître son succès et saluer son génie. Cette Applemania, je la tolère, car j’avoue, je fais partie de ces gens qui détiennent et n’ont toujours détenu que des produits Apple. Sans Apple, je reconnais être perdue, et l’idée de devoir utiliser un PC ou un smartphone d’autres marques me « révulse » totalement. Vade retro satanas. Un mariage technologique qui n’est pas pour me déplaire : Apple et vous vous devez mutuellement respect, fidélité, secours, assistance.

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE s’est « applelisée » pour vous créer un iDelight Magazine hightech ! On met son Apple Watch à l’heure pour ne pas rater une mode esthétique en marque de fabrique ; on choisit sur son iPhone des adresses fooding aux apples yummy ; on ouvre son iMac pour visionner un super biopic sur le mythique Steve Jobs ; on interroge Siri pour apprendre si Apple respecte la nature ; enfin, on branche son iPod pour une playlist 100 % « Aïetunes ».

Cette semaine, on est allé à la rencontre de Terhi et Kaisa, les deux délicieuses fondatrices de Leivonen. Traiteurs et pâtissières finlandaises, Françaises d’adoption amoureuses de la France et formidables conceptrices de délices. Des plats goûtus et élégants aux mélanges de saveurs françaises et finlandaises. Leivonen, un traiteur à déguster et a goûter avec gourmandise et sans modération !

Apple un jour, Apple toujours !

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18 mars 2018 – Fondation légendaire de Venise (25 mars 421).

Venise la Sérénissime, Venise la cosmopolite, Venise la luxueuse, Venise la splendide, Venise l’intemporelle… Aller à Venise et se souvenir, aller à Venise et aimer, aller à Venise et mourir… Tout est dit ou presque. Petit mode d’emploi de : « comment découvrir Venise sans tomber dans tous ses clichés ». Armez-vous d’abord de patience (rapport aux « collègues » vacanciers qui manquent souvent cruellement de savoir-vivre) et de bonnes chaussures (restez raffiné avec une pointe d’originalité dans le choix de celles-ci, l’élégance à l’italienne ça se respecte, innée ou pas !), car Venise se pénètre à pied. Mais pas que… Ainsi, vous choisirez d’arriver soit par bateau-taxi (privé of course et réservé à l’avance) depuis l’aéroport pour rejoindre votre hôtel, soit par un des nombreux vaporetti (leurs bus) depuis la gare située sur le Grand Canal pour rejoindre votre auberge de jeunesse. Quel que soit votre choix, vous serez plongé dans l’ambiance si particulière de la « Cité des masques ». Durant votre séjour, vous jouerez tout de même les bons touristes le temps d’une balade d’une heure (cela suffit amplement) en gondole pour admirer le coucher du soleil révélant majestueusement les luxueux palais édifiés le long des canaux. Mais surtout marchez, perdez-vous (pas besoin de vous le conseiller, c’est un passage obligé) et vivez, sentez Venise ! Admirez ses places désertes qui semblent presque abandonnées, juste après une rue grouillant de touristes qui achètent masques en plastoc ou cendriers en faux verre de Murano et de Vénitiens qui tentent tant bien que mal de vivre leur vie normalement au milieu de cette populace. D’ailleurs, la plupart des Vénitiens n’habitent plus Venise mais plutôt sur la terre ferme. Emerveillez-vous et recueillez-vous (pas besoin d’être croyant ou pratiquant) dans ses nombreuses églises aux ornements extérieurs sculptés divinement et aux peintures ou décorations intérieures époustouflantes mais aussi apaisantes (ma préférence va à la Basilique Santa Maria della Salute). Longez en long et en large (facile à dire, un peu moins à faire, pour ceux qui connaissent Venise, « longer » n’est pas à proprement dit le bon mot) le Grand Canal. Perdez-vous dans le Palais des Doges ; prenez un petit-déjeuner au Caffè Florian (leur café de Flore à eux) place Saint-Marc ; tombez amoureux devant le Pont des Soupirs ; cultivez-vous au musée Peggy Guggenheim et dans tout Venise lors de sa Biennale ; jetez-vous en un petit (Bellini !) au Harry’s Bar ; offrez-vous un opéra à la Fenice, attention interdit aux moins de 14 ans, certains spectacles sont parfois un poil (c’est le cas de le dire) osés ; révélez la bella donna qui est en vous en dévalisant le T Fondaco Dei Tedeschi, véritable temple du luxe et merveille de rénovation architecturale ; puis dégustez un Apérol Spritz au Danieli, célèbre pour son charme vénitien et sa décoration fastueuse ; enfin, endormez-vous et rêvez de cette ville unique et fantastique ! Je ne vous parlerai pas de la gastronomie vénitienne, car elle n’a strictement aucun intérêt et elle y est chère pour l’Italie. Pas un mot non plus sur l’accueil des Vénitiens, j’aime trop les Italiens pour les critiquer, mais disons qu’il laisse un peu à désirer. Mes mots étant comptés je vous laisse apprécier et aimer cette ville par vous-même, Venezia sei un tesoro !

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE a organisé son plus beau carnaval érudit et vous propose une balade culturelle en gondole pour découvrir Venise. On choisit son masque haute couture avec une mode chic’issime ; on se régale de polenta et risotto gourmands avec des adresses fooding parisiennes made in Venise ; on se plonge dans un film aux faux airs de dolce vita vénitienne ; on parcourt la nature vénitienne à travers ses eaux en vaporetto ; enfin, on entre dans la danse aux côtés d’Arlequin et sa bande pour une playlist 100 % nuit de Venise.

Cette semaine, on est allé à la rencontre d’Erika, délicate et poétique fleuriste et fondatrice de Pas de deux. Une boutique magnifique aux mille et une couleurs et senteurs, un métier qu’elle vit comme un art, des bouquets gracieusement composés pour nous enchanter. Un bouquet à offrir ou à s’offrir, sans hésiter, c’est chez Erika à Pas de deux que nous le choisirons pour décorer parfaitement nos maisons !

« Aucun coin de la terre n’a donné lieu, plus que Venise, à cette conspiration de l’enthousiasme. » (Guy de Maupassant)

LG

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2 mars 2018 – Présentation de la première poupée Barbie (9 mars 1959).

La journée de la femme comme chacun, et surtout chacune, sait est le 8 mars. Chez DELIGHT MAGAZINE, nous n’avons rien trouvé de mieux que de célébrer cette journée (qui devrait avoir lieu chaque jour que Dieu fait) en la compagnie de Barbie. Scandaleux, contradictoire, cliché, sexiste, antiféministe, futile… ? J’entends déjà les chiennes de garde crier à l’hérésie ! Ne vous en déplaise, mes petites hyènes, cela a un sens, car si l’on se replonge dans son passé on a toutes (tous pour certains) en nous quelque chose de Barbie, et surtout, quelle petite fille n’a jamais joué à la Barbie ? La bonne parfaite est dans notre imaginaire collectif, blonde, habillée de rose et vit dans un monde merveilleux avec Ken. Le mec mortel de la demoiselle n’est plus à rechercher. Barbie, c’est notre enfance, nos histoires de gamines et une image de la femme qui en soi peut paraître désuète ou pas vraiment moderne, mais ça, c’est ce que pensent les grands. Parce que si on tendait l’oreille lors des jeux des petites filles modèles, nous serions sûrement étonnés de leur créativité et de leurs contes inventés aux vies de femmes émancipées. Barbie, c’est aussi l’histoire d’une femme qui sait tout faire, aux milles métiers, à la garde-robe qui ferait pâlir les plus grands créateurs (une collection, à l’occasion de l’anniversaire des 50 ans de Barbie, a été créée rien que pour elle par 50 des plus grands de la fashion sphère), un jet privé, des décapotables… une vie à la Kim Kardashian version pink mais not Floyd et un tantinet plus amusante et glamour ! Barbie, elle vit sa vie à pile ou face, tous ses sentiments, à pile ou face… Barbie n’est pas que blonde, toutes les ethnies ont leur Barbie, ça vous en bouche un coin hein ? Barbie on lui donne la vie que l’on veut et si celle-ci peut être parfaite, tant mieux. Barbie est faite de plastique, c’est vrai, serait-ce son influence et sa perfection irréelle qui poussent la jeune génération à passer par le bistouri ? Je ne crois pas non. Barbie existe depuis la fin des années 50, donc faites le calcul et vous comprendrez vite que ce triste monde superficiel et qui tend à la perfection (cela reste à discuter) esthétique et sociale en permanence n’a pas eu besoin de mamie Barbie pour partir dans le too much et la « contrefaçon » physique et « morale ». Barbie n’est pas responsable de tous nos maux et sait faire oublier, le temps de l’habiller au moins, les blessures de beaucoup d’enfants. Moi, je dis oui à Barbie et je lui dis merci d’avoir enchanté mes mercredis après-midi. D’ailleurs, j’assume d’y avoir joué pour la dernière fois à 14 ans (la honte, I know, mais j’ai une petite sœur pour la bonne excuse).

Barbie voit la vie en rose et cette couleur lui va plutôt très bien au teint !

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE s’est transformé en Barbie, votre meilleure amie !

On suit Barbie gourmande dans ses meilleures adresses fooding parisiennes girly ; on proteste avec Barbie écolo contre une nature pas respectée lors de la fabrication de ses poupées ; on accompagne au cinoche Barbie étudiante voir La Revanche d’une blonde ; on fait du shopping avec Barbie styliste pour une mode it-girl chic ; enfin on sort jusqu’au bout de la night avec Barbie Dj , écouter sa playlist 100 % Barbie world.

Cette semaine, on est allé à la rencontre d’Eléonore, artiste délicate et foncièrement humaine, textile designer et modern embroiderer. Elle vit son art comme un besoin vital, sans prétention mais avec passion. Des nœuds, de la broderie, des savoir-faire… Un univers singulier, empli de douceur et de profondeur qui interpelle et que l’on découvre au fil de son travail et de ses créations uniques et magnifiques. Eléonore Godeau, l’artiste à suivre et à admirer…

« BarbieBarbie. Je m’appelle Barbie. Je suis ton amie. Et je suis ravie quand tu me dis que je suis jolie ».

LG

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16 février 2018 – Le symbole de la paix est créé par Gerald Holtom (21 février 1958).

Le désormais célèbre et bizarroïde symbole de la paix hippie’s style fut dessiné en 1958 par Gerald Holtom, un graphiste anglais, of course my dear. Ce logo simple mais efficace fut créé pour la Campaign for Nuclear Disarmament, née d’une équipe de joyeux lurons pacifistes plus que favorables au désarmement nucléaire. Il n’y avait donc rien de tribal à décrypter dans ce petit sigle. Ce signe représentant la superposition des lettres D et N (initiales de Disarmament et Nuclear pour ceux qui auraient le cerveau en spaghetti) de l’alphabet sémaphore. Cet abécédaire était lui-même utilisé dans la marine nationale before et se pratique today dans le petit monde des boys-scouts ou chez les fans du folklore. La boucle est bouclée et notre « wikidelight » s’arrête là. Il devint vite le signe de reconnaissance des hippies de l’époque qui se l’attribuèrent entre deux fumettes ou champis hallucinogènes. Une sorte de bande d’ados attardés (j’en connais certains qui ne vont pas m’aimer) qui avait fondé un mouvement de contre-culture pour contester l’ordre établi par la génération des « vieux ». Une petite rébellion à l’idéologie plutôt sympathique mais qui s’avéra rapidement peu pratique (les peaux de bêtes en guise de trench, l’opium à la place du vin, les échanges d’amants en contre-modèle du couple monogame, les graines à déguster en guise de rôti et autres clichés, mais assez réels, avaient leurs limites…). Ces marginaux qui ne faisaient pas de mal à une mouche prônaient la paix dans le monde, l’amour des autres, l’émancipation… Beau programme ma p’tite dame. Utopistes, les zadistes ? Un peu oui mais on peut toujours rêver, cela ne tue personne au moins. Pour ce qui est de la paix dans le monde, à part certains tarés frustrés, je crois que sur ce point tout le monde est assez d’accord et la souhaite profondément. Concrètement, elle est légèrement plus compliquée à appliquer. Quand on voit à notre échelle dans un pays où la guerre a cessé il y a depuis plus d’un demi-siècle (ce qui n’est pas grand-chose quand on y pense), que certains actes ou pensées dangereuses et extrémistes reviennent sur le devant de la scène au quotidien et sont doucement mais sûrement de moins en moins condamnés, personnellement cela me fait grandement peur et mal au cœur. Mais l’humanité ou plus concrètement les rapports humains, c’est le serpent qui se mord la queue, et c’est hélas sans fin. Je pense que si déjà chacun s’occupait de ses petites fesses et commençait par faire la paix avec lui-même (s’assumer et surtout, oui surtout, se remettre en question pour s’améliorer perpétuellement) avant de regarder si l’herbe est plus verte chez son voisin, ce serait pas mal. En effet, la jalousie est un très, très, très vilain défaut, je ne suis pas l’autre, l’autre n’est pas moi. A quoi sert ce transfert permanent et irréalisable ? A engendrer la détestation de l’autre, l’envie… Si on vivait tous dans cette idée et qu’on se l’appliquait, cela éviterait pas mal de guéguerres inutiles qui à l’échelle mondiale disparaîtraient (l’espoir fait vivre) progressivement. Aller dans la paix de soi…

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE n’est que paix et amour et vous délivre un numéro symbole de tolérance et d’harmonie culturelles. On démarre en douceur avec une fashion focus flower power ; on se fait ensuite une trêve gourmande avec des adresses fooding parisiennes apaisantes ; on fraternise face à une nature abîmée par le nucléaire ; on se réconcilie devant un film de guerre qui ne laisse pas indifférent ; enfin on s’accorde avec les autres sur une playlist 100 % Make music not war.

Cette semaine, on est allé à la rencontre de Mehdi (le maître des lieux) et de Guillaume (le chef) du délicieux, charmant et convivial restaurant La Cantine de Mémé. Ces deux compères fort sympathiques et amoureux de leur métier officient en cuisine et en salle en harmonie parfaite. Des produits frais, une carte originale, une présentation soignée, une décoration élégante et un service aux petits oignons pour une pause gourmande et chaleureuse à s’octroyer d’urgence dans sa journée. La Cantine de Mémé, un endroit qu’on va adorer !

Peace and love ! ☮ ♡

LG

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2 février 2018 – Idrîss Ier, premier roi du Maroc (5 février 789).

On doit à Idrîss Ier la fondation de la ville de Fès et l’origine de l’Etat Marocain, sublime pépite maghrébine. Homme politique qui affranchit son esclave, le bon Rachid, il était en avance sur son temps et fit les 400 coups « diplomatiques » avec celui-ci ! Cela étant dit, son règne de 788 à 791 fut aussi long qu’une histoire d’amour : « Le règne dure 3 ans ». J’ai pour le Maroc une affection bien particulière. Mon voyage dans ce pays où il fait bon vivre débuta à mes 14 ans. Après avoir attrapé une maladie inconnue au bataillon qui s’apparentait à mon somnambulisme de naissance (je m’endormais, enfant, dans ma soupe et autres ripailles, ou en marchant accrochée à la poussette de ma sœur… ado, je m’écroulais sur mon lit le manteau encore fermée et le sac toujours sur mon dos ; je suivais 10 min par heure de cours avant de rejoindre les bras de Morphée… ceci dit, pour ce qui est du collège/lycée, malade ou pas, j’ai « bizarrement » toujours roupillé), ma tante m’offrait une semaine de remise en forme au Club Med d’Agadir. Et là, c’était le cliché du folklore comme on l’aime ! Arrivée au son des youyous et accueil par des autochtones « déguisés » en vêtements traditionnels, remise de collier de fleurs par les GO tous plus faussement joyeux les uns que les autres, malaise intérieur… D’Agadir, je n’ai rien vu, si ce n’est son golfe élégant et ses longues plages où l’on ne mettait quasiment pas les pieds, sous peine de se faire harceler avec un charmant « Hé la gazelle » toutes les deux minutes. C’était donc (comme le sont tous les clubs de vacances occidentaux) la France au Maroc. J’y rencontrais un jeune Français qui s’appelait Amour (ça ne s’invente pas), un tantinet collant mais amusant, et je passais mon temps dans la piscine (sauf quand le GO Mika commençait à donner son cours d’aquagym au son de Claude François, l’angoisse) ou à dormir (« et ça continue encore et encore, c’est que le début, d’accord, d’accord… »). Un premier périple marocain sans trop voir ce qu’est vraiment le Maroc donc, mais qui me remit sur pieds et fut idéal grâce à son climat et à la gentillesse de ma chère tante. Je suis retournée depuis dans mon Maroc habibi à mes 27 ans, et cette fois-ci, direction Marrakech ! Les premières heures, ce fut le choc des cultures. Ce qui me frappa le plus, c’étaient les odeurs, les routes (si on peut les appeler comme ça) et un certain harcèlement à chaque pas de ses habitants pour nous vendre tout et n’importe quoi (forcément deux oiseaux tombés du nid, des touristes inquiets : la cible idéale). Notre riad était superbe (les Marocains ont un réel sens de l’esthétique, leur décoration et leur architecture sont complexes et fournies mais toujours réalisées avec goût), l’accueil généreux et chaleureux (une autre de leurs grandes qualités), un abri à 200 mètres de la place Jeema el-Fna. Nous partions donc à la découverte de cette ville riche en culture et en lieux historiques. Se promener dans les souks, sentir les épices, découvrir un artisanat d’une beauté et qualité incroyables, le jardin Majorelle, les bains de Marrakech, un déjeuner à la Mamounia, la splendide école Medersa Ben Youssef, leur thé à la menthe, la pâtisserie des Princes et leurs cornes de gazelle… Il y a tant à voir et à dire sur Marrakech que le mieux, c’est de le découvrir par vous-même. Pour ma part, je retiens le casse du siècle que nous avons, mon ami et moi-même, réalisé en toute « simplicité » au Grand Casino de la Mamounia : 750 € en 15 min grâce à la roulette, voyage remboursé et cadeaux pour tout le monde, yallah ! Qui dit mieux ?

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE est royale et vous invite à un voyage culturel au Maroc sans vous ruiner chez Royal Air Maroc ! On débute ce road trip marocain avec des adresses fooding parisiennes aux couscous aux mille et une saveurs ; on admire ensuite des caftans, des djellabas, des turbans et autres habits traditionnels pour une fashion artisanale et originale ; puis on prépare une excursion à travers l’Atlas, le Sahara et autres paysages marocains pour une nature variée à couper le souffle ; après ce formidable périple, on découvre un polar cinématographique grandiose shooté au Maroc et tourné façon Hollywood version palmeraie ; enfin on s’écoute une playlist 100 % musiques orientales et berbères.

Cette semaine, on est allé à la rencontre de la formidable Laura, illustratrice de talent à l’univers original, sincère et intemporel. Des imprimés, illustrations et autres merveilles visuelles, colorés ou plus minimalistes, toujours vivants et inspirants. Laura Mussard, un travail à découvrir, un nom à retenir !

Comme dirait Momo (un bon ami marocain) : « Marrakech Arnakech, Tanger Danger, Agadir Rien à dire… bienvenue au Maroc ».

LG

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19 janvier 2018 – Construction des premières montagnes russes « modernes » à Coney Island (20 janvier 1884).

Les montagnes russes et autres fêtes foraines et moi, c’est une grande histoire. De l’amour à la haine, il n’y a qu’un pas. Chroniques de mes déboires forains. Mon expérience pitoyable commence à mes 10 ans. Disneyland, le fameux Space Mountain où je manquai de glisser hors des harnais de protection (j’étais mince comme un coucou) auxquels je m’accrochais comme à la vie et où mon père avait manqué de peu de perdre ses fameuses Rayban dans un looping. Conclusion : un raté dans toute sa splendeur pour une « toute première fois, oui toute première fois » et du mal à comprendre que le terme adrénaline soit tant recherché. 2e essai, à mes 14 ans, mois de décembre, la grande roue (pour moi c’est une attraction), place de la Concorde. Avec les copains du collège on trouvait l’idée formidable de voir Paris de là-haut. Au final, on n’a rien vu, il faisait nuit et on s’est retrouvé coincés comme des idiots durant 20 min par -5 ° tout en haut avec la nacelle qui allait de gauche à droite. Autant vous dire que j’ai cru mourir et qu’on s’est tous donné de superbes noms d’oiseaux ! Conséquence : on s’est tous fait la gueule pendant 2 semaines. 3e essai, j’ai 21 ans (oui il me fallut bien sept ans pour dépasser mon « traumatisme » forain) à Luna Park, par une chaude nuit d’été, sur la Côte d’Azur avec des amis. Là ce fut les montagnes russes niveau sentiments ! Les auto-tamponneuses : impossible de maîtriser la mienne, j’ai passé tout le temps à foncer dans les pneus de protection, à me cogner les genoux ou la tête sur le volant et à bloquer les autres qui me criaient dessus et me demandaient gentiment de « dégager ». Bilan de ces 15 min de « pur bonheur » : genoux écorchés et mal au menton, en prime « la chaîne en or qui brille » de mon joli sac cassée : on adore ! Combative, je décidai de ne pas m’arrêter en si bon chemin et me dirigeai avec ma best Irène vers la maison hantée (moins physique). Que nenni ! Mon corps se raidissait à chaque cri ou frôlement ou porte qui s’ouvrait toute seule. Et pour le grand final, je me retrouvais la robe relevée sur mes yeux, les fesses à l’air devant toute la fête foraine en passant au-dessus du souffle d’air malignement dissimulé à la porte de sortie. Résultat : une crise de tachycardie en direct live, la main d’Irène broyée par la mienne, un exhibitionnisme non contrôlé et la sensation d’être une pauvre fille. 4e et dernier essai, 29 ans. Fête foraine des Tuileries à Paris. Nous partons gaiement avec toute la team Delight Magazine. Je décidai pour cette fois d’y aller piano piano et préférai me délecter des rires et autres cris de peur/joie (très étrange d’ailleurs ce cri commun à tous dans un parc d’attraction) des « collègues ». Je retentai, tout de même, les auto-tamponneuses et cette fois-ci l’expérience fut moins catastrophique. J’essayai également un petit bateau qui tourne sur lui-même (attraction ouverte à partir de 5 ans… no comment) et tournai un peu de l’œil mais rien à signaler en particulier. La malédiction était terminée ! Prise d’un excès de confiance, je testais le Air Swing, et là le piège des forains se refermait une fois de plus sur moi. C’est bien simple, j’ai passé le plus clair de mon temps les yeux fermés à prier intérieurement pour que cela s’arrête. Constat : finito les manèges pour la Lolo !

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE a testé les montagnes russes et autres plaisirs des fêtes foraines pour un numéro à sensations ! On commence notre DELIGHT MAGAZINE attraction en testant des adresses fooding parisiennes sugar rush ; on expérimente ensuite une mode « Gitan Gucci » ; on se fait une promenade aérienne dans les montagnes russes ; on essaie un movie pêche au zombie ; et enfin on s’écoute une playlist 100 % manège.

Cette semaine, on est allé à la rencontre de Lolo et Mika (Laurent et Michael pour les non intimes), les deux généreux, drôles et passionnés boss du trop délicieux et hyper chaleureux Les enfant du marché. Un écrin de douceur, de convivialité, de partage, de tapas incroyables à déguster… On s’est senti si bien qu’on n’avait plus envie de repartir. Les enfants du marché, c’est la vraie découverte fooding de l’année : the place to be, the place to eat, the place to feel good !

La vie, c’est comme les montagnes russes !

LG

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8 janvier 2018 – Mort de David Bowie (10 janvier 2016).

David Bowie était un génie, disparu un peu trop tôt, mais qui durant ses 50 ans de carrière en a fait voir de toutes les couleurs sonores et visuelles au monde entier. Quand on observe son univers à travers les pochettes d’album, séances photos ou clips, on découvre un adorateur du travestissement, du fantasque et, j’oserais dire, du morbide. Mais aussi et surtout un révolutionnaire, un rebelle qui servait son art avec un engagement sincère et qui incarnait la différence avec panache. Multiple musicalement aussi, Bowie a exploré différents genres musicaux tels que le rock’n’roll, le funk… mais le glam’ rock reste ce qui lui colle le plus à la peau et c’est tant mieux. Ce que peu savent, c’est que Bowie fut un temps mime et étudia le théâtre d’avant-garde. Ceci explique cela ? En effet, à ses débuts, il fut l’élève du magnifique maître Etienne Decroux qui forma entre autres le mime Marceau et maîtrisait à la perfection le moonwalk (inventé non point par Michael Jackson mais toujours par le génial Decroux). Cette influence des planches, on la retrouve dans les cinq personnages qu’il incarna sur scène : Ziggy Stardust, Alladin Sane, Halloween Jack… Cinq alter ego, tour à tour extraterrestres ou encore junkies, qu’il « tuera » en chanson dans Scary Monsters à la fin des années 70. Mais la sobriété (au sens propre comme au figuré), trop peu pour Bowie qui continuera à se déguiser et à nous dévoiler mille et un visages tout en se droguant en surabondance. Cet art schizophrène et sa consommation gargantuesque de drogues plus que dures dévorèrent peu à peu Bowie et au milieu des années 1970 lui en firent dire des vertes et des pas mûres, à propos de nazisme et autres pensées antisémites inadmissibles dans la même veine (il reniera plus tard ses propos). « Chassé », et surtout, fuyant Los Angeles où sa réputation et son désarroi sombraient dans une glauque-attitude totale, Ziggy ne savait plus à quel saint se vouer. Il fut sauvé par une personne et une ville : Iggy Pop et Berlin, cela paraît, il est vrai, ironique mais c’est la stricte vérité. Sa « rédemption berlinoise » acquise et sa trilogie musicale ficelée en dix-huit mois (on est demi-dieu ou on ne l’est pas), emplie de succès critique et public, place à Broadway. Bowie vivra toute sa vie artistique au rythme d’un album, puis d’un film, et liait intimement ces deux arts à travers tous ses projets. Puis, place aux eigthies où Bowie renaît, tel le phénix, aux USA lorsqu’il compose la superbe « Under Pressure » pour Queen et sort dans la foulée Let’s Dance produit par le lumineux Nile Rodgers. Les années suivantes furent plus en dents de scie niveau génie mais Bowie ne fut jamais vraiment mauvais. Icône musicale, icône sexuelle, modeux avant-gardiste, acteur, hommes d’affaires avéré… tant de mots définissent le si talentueux David Bowie, écoutons simplement sa musique, à son image : éternelle.

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE s’est travestie en Bowie pour vous livrer un peu de sa vie en compagnie de ses cinq avatars. On s’instruit auprès de Major Tom avec un quizz nature-cosmos ; on découvre des adresses fooding parisiennes à l’effigie de Bowie en compagnie du délicieux Ziggy Stardust ; on admire une mode multiple et excentrique escorté d’Alladin Sane ; on embarque The Thin White Duke au cinoche pour voir ou revoir un Wes Anderson marin et malin ; enfin on danse avec Halloween Jack sur une playlist 100 % Bowie Woggie.

Parce qu’être entrepreneurs, c’est aussi conquérir la vie avec humour et qu’ils nous ont fait bien rire, on vous a concocté un bêtisier des douze personnalités humaines, uniques et magiques que nous avons interviewées depuis septembre, on les aime et vive l’entreprenariat français !

Pour cette nouvelle année no Under pressure, soyons des Heroes ou Rebel Rebel et fondons nos futures Golden years.

LG

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24 décembre 2017 – Noël (24 / 25 décembre).

24 décembre, naissance du petit Jésus ou Noël pour les païens, à chacun sa croix ! Entre naître dans une étable, entouré de toute la ferme sur son 31 et de trois étranges inconnus déguisés, et le fêter en famille, le choix est vite vu ! Blague à part, Noël est la fête des enfants et l’émerveillement qui se lit sur leurs visages et que nous avons connu est un cadeau à lui seul. Petite, je croyais encore au Père Noël, ma famille était heureuse et unie, et je trépignais d’impatience dès le 24 à l’idée d’ouvrir mes cadeaux. Les années passant, certains événements ont fait de Noël une période plus sombre même si, comme toujours le 25, un certain bonheur m’envahit. Mais l’avant-Noël est une angoisse à lui seul. Les jours sont courts et le moral baisse, gastro, grippe et autres maladies réjouissantes s’invitent à la fête, on rêverait d’hiberner (parfois j’aimerais être une marmotte), mais non, ce n’est que le début d’une longue course haletante qui se terminera, non sans soulagement, le 25 décembre. Se battre dans les grands magasins, parmi les moutons qui se suivent à la traîne et qui n’ont pas idée du peu de temps dont vous disposez et du stress qui vous habite, afin de trouver le cadeau de dernière minute pour celui ou celle à qui on ne sait jamais quoi offrir, car il/elle a tout ce qu’il/elle veut et ne sait pas ce qu’il/elle veut et n’a pas les mêmes goûts que vous. Faire son propre traîneau entre robe de Noël, gros pulls et tous les cadeaux pour la famiglia (chez moi ils sont 13, devrais-y voir un signe ?) que l’on trimbalera non sans énervement au milieu de la foule de vacanciers à la gare (l’équipe française de rugby devrait y organiser ses matchs), toujours aussi à la masse qu’aux Galeries Lafayette. Trouver ensuite dans son wagon où mettre ses paquets en évitant que votre cher voisin installe sa grosse valise sur vos effets personnels et écrase la jolie lampe en papier qui a coûté une blinde destinée à votre mère-grand. « C’est la lutte finale ! » On n’aurait pas tous ces emmerdements chez nos amis les cocos ! Enfin, une fois arrivé et les embrassades habituelles, on croirait pouvoir souffler et obtenir un repos bien mérité… Que nenni ! Il manque l’organisation du traditionnel repas de Noël. Et là, c’est tout un sketch ! Chez nous, nous fêtons Noël le 25 au matin. Donc le temps que les convives se préparent (8 femmes en font partie, je vous laisse imaginer l’état du compteur), que l’on réunisse tout le monde autour des cadeaux, que chacun s’exclame à l’ouverture de chaque présent… Tictac, tictac, l’horloge a le temps de faire 3 fois le tour de son cadran. Pendant ce temps, je me charge du coutumier gigot (parfois je me dis que j’aurais dû être bouchère). Mon traumatisme annuel : qu’il soit trop cuit. Mais je suis tributaire des autres zozos qui prennent tout leur temps pour ouvrir leurs papiers cadeaux (mais déchirez-les, que l’on en finisse !). Enfin, tout le monde prend place autour de cette si jolie table, les huîtres sont englouties, accompagnées de leur délicieux pain de seigle, et mon gigot sort triomphalement du four pour finir dans nos gosiers. C’est bon, j’ai fait ma B.A. de Noël, à moi la Christmas sieste et rendez-vous le 31 décembre où c’est encore une autre paire de manche !

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE s’est métamorphosée en Mère et Père Noël pour votre offrir un numéro cadeau. On commence en revêtant ses plus beaux habits de lumière avec une mode Christmas couture ; on part ensuit faire son marché de Noël avec des adresses fooding parisiennes : dinde, foie gras et champagne d’exception ; on découvre comment décorer sa maison avec guirlandes lumineuses, couronne de houx etc. écolos grâce à une nature qui ne sent pas l’sapin ; on se fait une séance télé en famille avec un film typique d’une course aux jouets ; enfin on met une playlist 100 % Noël, une nativité musicale en fanfare !

Cette semaine, on est allé à la rencontre de Claire et Diane, les délicieuses et engagées conceptrices du super site Dreamact ! Une plateforme parfaite pour consommer responsable au quotidien. Pour les derniers retardataires, courez à leur pop up store parisien pour dénicher le cadeau idéal parmi toutes leurs merveilles. Il y en a pour tous les goûts et tous les âges. L’éthique, c’est chic !

Toute l’équipe DELIGHT MAGAZINE vous souhaite un joyeux Noël et une bonne crise de foie gras !

LG

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8 décembre 2017 – Création de la société Haribo (13 décembre 1920).

« Haribo, c’est beau la vie pour les grands et les petits ! » Je ne sais pas si « c’est beau la vie », mais ce qui est sûr c’est que Haribo nous accompagne tout au long de nos vies pour le meilleur et pour le pire. On est tous un peu « mariés » aux Ours d’or, Dragibus et autres petites gourmandises colorées. Ils sont partout dans nos campagnes, dans nos villes… Enfant, une dent perdue, et la petite souris (merci Papa, merci Maman) m’offrait une pièce pour m’acheter des bananes jaune fluo qui m’amenaient bientôt des caries : «  Haribo, c’est beau la vie pour les dents et les caries ! » Petite fille, l’été avec mes sœurs, nous vendions des galets peints (du grand art) aux touristes touchés par nos visages angéliques. Ces quelques francs en poche, nous courrions à la supérette dévaliser les fraises Tagada et leurs cousins œufs au plat. Ado, c’était boulimie party avec leurs boîtes, mélanges de toutes les saveurs chimiques possibles et inimaginables. Je les enfournais sans sourciller dans ma bouche, à une allure folle, sans prendre un gramme, thank’s God i’m French. Je confesse également que j’en piquais parfois dans les réserves cachées de ma mère, grande amatrice de ces bonbons. Sorry… Jeune adulte, je divorçais de Haribo, le sucré n’était plus ma tasse de thé et aux fringales sucrées, je leur préférais le salé. Adulte, il m’arrive (pas plus tard qu’hier), quand un coup de mou se fait sentir ou que j’ai fumé une cigarette qui fait rire, de les avaler par poignées. Décapiter ourson et sa bande, j’adoreeeeeeee ! Leurs goûts, leurs textures, leurs couleurs, leur formes sont uniques, joyeux et rassurants. Un retour en enfance immédiat sans passer par la case départ qui me remplit de bonheur systématiquement. Ma préférence revient aux rouleaux de réglisse qui, en plus d’être délicieux, sont très amusants à manger. Chacun a son histoire avec Haribo qui l’accompagne dans son quotidien, lors d’un voyage, à nos anniversaires, après un chagrin d’amour, à la récré… On a tous quelque chose en nous de Haribo (RIP Johnny).

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE s’est replongée en enfance et a pris quelques kilos en compagnie de Haribo. On commence en dégustant des Car en sac avec une mode enfantine adorable ; on file ensuite avec son sachet de Chamallows à la découverte d’adresses de confiseries parisiennes sweet ; on s’attaque aux Schtroumpfs pour découvrir avec la rubrique nature ce que contiennent vraiment nos petits Haribo et c’est pas hyper beau ; on arrive au ciné et s’achète un paquet de crocos pour un film mythique ; enfin on part danser, ses petits Coca cola dans la poche, sur une playlist candy !

Cette semaine, on est allé à la rencontre de Héloïse et Camille, associées du tout nouveau tout beau concept store Mylo, situé dans le très branché quartier des Batignolles. Un duo d’amies-associées rempli de joie et de générosité qui vous propose une sélection pointue et choisie avec soin de mode, d’art, de beauté et de musique. Cerise sur le gâteau, un coin fooding vous attend pour un café, avant de vous offrir le dernier bijou sélectionné par Mylo, ou pour un déjeuner entre copines après avoir dévalisé la boutique. Go to Mylo !

« Haribo, c’est bon déjà. »

LG

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24 novembre 2017 – Élections régionales en Catalogne (28 novembre 2010).

Novembre 2010, les élections au parlement de Catalogne se déroulent dans un calme olympien. Tout est relatif, calme et élections politiques restent un euphémisme. Déjà les indépendantistes prennent le pouvoir et présentent un projet de réforme : « l’Estatut » qui offrirait à la Catalogne une autonomie plus large. Madrid refuse. Ni une, ni deux, un million de Catalans défile dans la rue. Ambiance… A l’époque ces « électeurs-matadors » représentaient seulement 10 % de la population. Retour vers le futur, notre présent, novembre 2017, ils sont passés à plus de 40 %. L’Espagne est en crise ! Sa « chère » Catalogne crie à l’indépendance et certains vont même jusqu’à la proclamer. Le peuple gronde entre indépendantistes et unionistes et se scinde en deux groupes. Des manifestations à tire-larigot des deux côtés, des violences policières inacceptables, un président de la Catalogne destitué qui se rend aux flics belges… C’est le boxon total chez nos amis espagnols ! Une fracture sociale tristement liée à ces dernières sombres années. Une Espagne maussade et fragile qui connaît un taux de chômage sans précédent, une crise migratoire ingérable, une crise de l’immobilier à l’image d’un véritable drame social, des corruptions en veux-tu, en voilà et pour couronner le tout, une monarchie minée par les scandales. C’est pas vraiment la fiesta chez nos amis españoles ! Au vu du coup fourré des rosbifs et de leur Brexit sorti de nulle part l’année dernière, j’espère que ce n’est pas le début de la fin chez Cervantes (qui soit dit en passant doit se retourner dans sa tombe). Pour moi, la Catalogne reste l’Espagne et me rappelle mon voyage à Barcelone il y a 6 ans. J’y ai découvert que non, définitivement, je ne comprenais rien à l’espagnol et encore moins au catalan (je suis toute excusée, j’ai pris italien en 2e langue au collège). Que quand un mot « ¡ Agua no potable, no bebas ! » est affiché dans la salle de bain de votre chambre d’hôtel, il ne faut pas boire au robinet. Je n’ai jamais été aussi malade que ces 7 jours, je vous passe les détails… Que plonger bourrache dans la piscine (avec une profondeur de 2 mètres) de l’hôtel en mode sirène n’est pas une riche idée. (Je me suis retrouvée avec un œuf de pigeon en plein milieu du front pour le reste des vacances.) Que l’on pouvait découvrir à 25 ans qu’on avait le vertige en visitant de fond en comble la Sagrada Família. J’avais eu la chouette idée de regarder par une des meurtrières d’un des petits escaliers en colimaçon ! Le mec qui gérait les ascenseurs était enchanté de devoir me descendre sur son dos à reculons (heureusement que je ne parle pas catalan, comme vous avez pu le comprendre, car au ton de sa voix, ses mots ne résonnaient pas comme un doux message d’amour). Que l’on pouvait facilement prendre 5 kg en 7 jours grâce à leur « gastronomie » locale : régime à base d’huile d’arachide dans les tapas, de paella, de sandwichs… et de 4 ou 5 cervezas (je vous recommande la Damm, excellente) à toute heure du jour et de la nuit, ça avait bien marché sur moi. Je vous passe les autres anecdotes croustillantes de ce séjour épique, c’est sans fin. Malgré ces expériences plus ou moins réussies, j’ai adoré et admiré la beauté, la population, la culture de Barcelone ! Barcelona es genial !

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE vous parle de la Catalogne sous toutes ses coutures. On commence par découvrir una historia de la moda atypique et artistique en compagnie de Dalí et Elsa Schiaparelli ; on choisit ensuite su restaurante parmi des adresses fooding parisiennes aux tapas muy buenos ; on se balade dans una naturaleza fantástica au parc de la Serra de Collserola ; on se dirige dans un ciné pour re-regarder el famoso L’Auberge espagnole ; et enfin on part bailar sur une playlist 100 % olé olé.

Cette semaine, on est allé à la rencontre de Céline et Fabien, associés pour la marque de bijoux Fabien Ajzenberg. Céline à la communication et Fabien à la création, un couple amical/professionnel uni et super bien assorti. Deux personnalités épatantes pour des bijoux élégants, faits à la main, magnifiant la femme coquette qui sommeille en nous. Il faut savoir porter Fabien Aizenberg pour être belle.

Viva Cataluña en España !

LG

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10 novembre 2017 – Ouverture du premier grand magasin à Paris, le « Bon Marché » (18 novembre 1852).

Le Bon Marché, temple de l’élégance à la française, paradis du luxe et écrin sublime. Ironie du sort, il fut un temps lors de sa création où le BM (pour les intimes) se prénommait Au Bon Marché. Les Boucicaut-Thénardier, dès 1852, en firent le premier grand magasin. Ce concept novateur pour l’époque annonçait les prémices de l’ère de la surconsommation que nous connaissons si bien aujourd’hui. Le Bon Marché se développa au fil des années et en taille et en chiffre d’affaires. Il connut très rapidement un succès flamboyant et devint une référence. Pour sa transformation architecturale, il ne connut pas moins de cinq architectes différents dont le célèbre Gustave Eiffel. Le Bon Marché est une institution et pour ceux qui comme moi sont nés dans son quartier, il est synonyme de souvenirs. A ses côtés nous avons grandi. En effet, je me rappelle ô combien, enfant, j’étais surexcitée lorsque ma mère recevait la livraison de ses courses de la Grande Epicerie. Celles-ci arrivaient dans d’immenses sachets en papier kraft fermés à l’agrafeuse. Ces emballages marqués du logo de la Grande Ep’ (comme on l’appelle dans le 7e) faisaient ma taille et promettaient gourmandises et un rangement très amusant. C’était Noël les cadeaux en moins, le grand déballage en plus. Le Bon Marché était aussi le lieu où, à la rentrée, Maman nous habillait. Joie immense de se vêtir de nouveaux vêtements pour briller à l’école et de réussir à la convaincre de nous acheter le dernier jeans Chipie. Oui, à l’époque les marques de mode pour enfants étaient Chipie, IKKS et Cimarron. Ces jeans Cimarron sont ma madeleine de Proust à moi, j’en possédais de toutes les couleurs au grand dam de Maman qui ne savait plus à une certaine période comment refuser ou réfréner mes achats compulsifs. Puis vint le temps de l’adolescence où nous y traînions après les cours avec ma grande amie Joséphine. Notre endroit préféré, c’était le stand gadgets et stylos senteur fraise ou citron. Nous faisions les idiotes comme tout bon adolescent qui se respecte et avons fait tourner en bourrique plus d’une vendeuse, car nous n’achetions rien et avions fait du Bon Marché notre QG. Dehors les romanos ! Puis le Bon Marché se vida petit à petit de ses « petites marques » pour devenir ce qu’il est aujourd’hui : hors de prix et assez snob au demeurant. J’ai donc une certaine tendresse pour Le Bon Marché qui garde une place importante dans mon cœur et une sensation de nostalgie l’envahit à sa simple évocation.

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE est allée faire son shopping au Bon Marché. On débute cette folle journée en choisissant sa tenue au rayon luxe ; on se dirige ensuite à La Grande Epicerie pour s’approvisionner en produits gastronomiques so chic ; on contemple leur élégant merchandising nature et on découvre les nouveaux grands magasins tendance écolo ; on se replonge dans la genèse du Bon Marché avec un film charmant ; et enfin on écoute une playlist 100 % pimpante.

Cette semaine, on est allé à la rencontre de Pauline et Matthieu, les fondateurs de Matthieu et Pauline. Un duo de traiteurs de choc pour des produits savoureux et délicieux ou bien pour des événements déments sur mesure. Pleins de vie, intègres et fort sympathiques, Pauline et Matthieu sont des créateurs de bonheur culinaire. A découvrir puis déguster tout de suite !

« Satisfait ou remboursé » fut le slogan inventé pour le Bon Marché. Aujourd’hui, « satisfait » sans aucun doute, mais « plumé » serait un terme plus approprié que « remboursé ». Le Bon Marché, un ami qui vous du bien ?

LG

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27 octobre 2017 – Chute du mur de Berlin (9 novembre 1989).

La nuit du 9 au 10 novembre 1989 restera à jamais gravée dans la mémoire des Berlinois. Les jeunes de l’Est et de l’Ouest brisent enfin le « Mur de la honte » qui scindait en deux, depuis 1961, leur ville. Avec sa destruction, un pan entier de l’Histoire prenait fin. Une violente envie de vivre normalement et d’arrêter de subir les horreurs commises par certains de leurs ancêtres durant la Seconde Guerre Mondiale. Reprendre leur ville, leur vie en main. Retrouver sa famille, sa liberté d’aller et venir et découvrir ce qui se déroulait des deux côtés de ce mur. Deux mondes si différents allaient se rencontrer et permettre ainsi à Berlin d’être ce qu’elle est aujourd’hui. Je suis allée deux fois à Berlin, en 2003 et en 2012. En décembre et en mai. Ces dates et périodes ont leur importance. Berlin en neuf ans avait bien changé et Berlin en hiver et au printemps est bien différente. A 17 ans, à la période de Noël, je découvrais une ville qui avait évolué et s’était certes ouverte et réunifiée, mais dans laquelle on sentait toujours une certaine haine vis-à-vis de nous, les Français.

Très peu de lumière et une température « vivifiante » à laquelle je n’étais pas habituée (pas faute d’être allée en Pologne l’année précédente). Une austérité architecturale d’abord, une ambiance froide et un climat brumeux semblable à ceux des films d’horreur. C’est ce qui me marqua. Je visitai alors entre autres le Musée de Checkpoint Charlie et découvrai aussi des pans entiers du mur encore érigés, même si décimés le long de ses anciens 155 km. On sentait que la blessure ne s’était pas encore refermée. Nous logions à Berlin Ouest avec ma camarade, mais nous nous promenions également à l’est. Le contraste était saisissant. On ressentait que deux mondes coexistaient et que doucement ils essayaient de fusionner pour bientôt n’en faire qu’un. Dans mon souvenir, le seul quartier où je m’étais sentie à l’aise, c’était le quartier turc : Kreuzberg. De la vie, enfin ! Des enfants couraient, des ados taguaient un mur, les gens parlaient fort et riaient, des odeurs de kebab émanaient des échoppes et des draps séchaient, suspendus aux fenêtres. Après la raideur de l’ouest où, si vous traversiez en dehors du passage piétons, on vous apparentait à un criminel, où, si vous ne preniez pas de ticket de métro, vous vous exposiez au risque de vous faire dénoncer par un de vos semblables, où, si vous demandiez votre chemin à un Allemand de plus de 35 ans, on ne vous répondait pas et on vous regardait avec haine et un air de supériorité, ce quartier m’épatait et m’apaisait. C’était il y a quatorze ans et à l’époque, aller à Berlin n’était pas la hype absolue ; les hispters et autres pseudo-artistes, DJs et j’en passe, n’avaient pas encore pris le contrôle de nos petits mondes occidentaux/bobos. 2012, mois de mai, j’ai 26 ans, découvert la musique électro dans les clubs parisiens et je pars rejoindre un bon ami installé à Berlin dans le cadre de ses études pour quelques mois. Je loge dans son appartement situé à Berlin Est. Changement de décor et d’atmosphère. Berlin est si différente, accueillante, énergique, pas chère, et à la verdure si luxuriante et rassurante. Revenant sur certains lieux de mon précédent voyage, je ne reconnaissais quasiment plus rien. Presque plus de mur !!! Là, suivant mon ami, je découvre un Berlin artistique, zen la journée et déchaîné la nuit avec ses nombreux endroits où l’on fait la fête dans le respect de l’autre et avec une réelle envie de s’amuser et de danser. Des lieux tous plus incongrus les uns que les autres, toutes les nationalités, personnalités et classes sociales mélangées. C’était donc possible de passer un moment tous ensemble. On dit que la musique adoucit les mœurs… L’électro n’est pas à proprement parler ce que l’on peut nommer une musique douce mais elle a réussi son pari à Berlin. Ce qui me marqua cette fois, ce fut un sentiment de sécurité à toute heure et une forte tolérance. La chute du mur de Berlin a permis finalement à la capitale allemande, grâce à sa « nouvelle » émancipation, d’être le haut lieu de la scène artistique européenne et la patrie des jeunes épris de Liberté. Ich liebe dich Berlin.

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE a fendu le mur culturel berlinois. On commence par choisir sa tenue modus punk ou wonderwoman 80’s ; on goûte à la lebensmittel allemande avec des adresses fooding parisiennes/berlinoises ; on se ballade  dans les parks berlinois avec une Dame Nature généreuse ; on se fait un kino avec un film au gros casting ; et enfin, on part tanz sur une playlist 100 % DJs berlinois. 

Cette semaine, on est allé à la rencontre de Alice et Mehdi, les créateurs de Mykilimshop avec Mustapha (aux USA ce jour-là), le frère de Mehdi. Un couple inséparable, touchant, sincère, drôle et talentueux. Mykilimshop, c’est une histoire de famille, de mélange de cultures, de savoir-faire marocain et de design français. Les trois créateurs élaborent des collections et des pièces uniques contemporaines, aux accents ethniques et design, à partir de matières premières ancestrales marocaines (cuir et kilim marocain). On veut tous son sac Mykilimshop.

« Ce qui se passe au Berghain reste au Berghain » (célèbre club berlinois), je vous laisse imaginer l’ambiance…

LG

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13 octobre 2017 – Inauguration de la Cité Radieuse (14 octobre 1952).

Marseille, la Bonne Mère, son port, sa pétanque, son pastis, ses calanques… Ville remplie de promesses, ouverte sur la Méditerranée, à l’architecture complexe et aux habitants hauts en couleur ! Il n’en fallait pas plus entre 1947 et 1952 pour en faire le « laboratoire » d’une nouvelle architecture. Le Corbusier, célèbre architecte qu’il n’est plus la peine de présenter, est appelé à la rescousse pour construire une nouvelle forme de cité. On l’appellera la Cité radieuse. Au vu de sa façade colorée et de son principe architectural complexe mais extrêmement bien pensé et « pratique », elle porte admirablement son nom et son avant-gardisme conserve un panache fou. Le Corbusier définissait le logement comme « le contenant » d’une famille. Sur ce principe simple, il se décarcassa à l’aide de tout un tas d’ingénieurs pour offrir à ces familles des habitations peu ordinaires et fonctionnelles comme jaja. Le Corbusier touche à la perfection en imaginant des appartements silencieux, spacieux, baignés de soleil et entourés de verdure. Un petit coin de paradis sur terre mais moderne, élégant et « intelligent ». Une ville dans la ville. Un havre de paix dans une ville sale et bruyante. Certains équipements tels qu’une rue intérieure avec ses boutiques, sa librairie, sa maison d’édition, son bar, son restaurant mais encore son hôtel complètent « ces logis-génies ». Inédit et ambitieux, ce projet a pris forme et évolue avec son siècle. « La maison du fada » comme l’appelaient les Marseillais lors de sa construction fait des envieux et est aujourd’hui inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Distinction méritée pour cette formidable cité qui fut décriée à sa conception, convoitée à sa réalisation et aujourd’hui adoptée et synonyme de fierté marseillaise. Preuve de sa force architecturale, de sa grandeur et de « son futurisme », un musée a vu le jour sur son toit : le MAMO. Avec sa vue à 360° et son air d’observatoire de paquebot, ce musée érigé par le petit prince insupportable mais non moins talentueux Ora-ïto, redonne un second souffle et une nouvelle visibilité à cette merveille architecturale. Marseille est belle et sa Cité radieuse un véritable chef-d’œuvre.

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE s’est transformée en Marseillais pure souche. On débute, un pastaga (pastis) à la main, par des adresses fooding parisiennes avec entre autres au menu : la bouillabaisse ; on arrête d’être des cagoles grâce à une mode tarpin (très) bien ; on s’engastse (s’enthousiasme) pour des immeubles écologiques avec la rubrique nature ; on se mate un film mythique, French Connection, avant une petite pénéquet (sieste) ; et enfin, on s’enjaille (s’éclate) sur une playlist 100 % chaleurrrrrrrr

Cette semaine, on est allé à la rencontre de Justine Fradin, une sympathique et énergique designer d’intérieur au goût admirable et à la personnalité solaire. Justine nous a ouvert les portes de son sublime appartement entièrement rénové et décoré par ses soins. Un talent certain, des réalisations fortes, je referais bien mon appartement avec Justine Fradin.

Boudie (bon Dieu), ne faites pas votre cacou (snob) et esbignez-vous (partez) visiter Marseille, sa Cité radieuse et son art de vivre si particulier. Tchò (au revoir) les minots !

LG

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29 septembre 2017 – Ouverture du Moulin Rouge (6 octobre 1889).

Le Moulin Rouge ou le temple du mauvais goût ! Sorry comme dirait l’autre… Aujourd’hui, des cars entiers remplis de touristes chinois friands de clichés français se pressent aux portes de ce cabaret mythique pour admirer les cuisses levées de ces allumeuses. Ah, les fameuses « p’tites dames de Paris » et leurs plumes dans le c… c’est so chic. Blague à part, il faut reconnaître une certaine souplesse et un soupçon de talent et d’énergie à ces artistes d’un autre temps. Autrefois, ce lieu de plaisir et de chair réunissait les plus grands. Le beau monde parisien, une faune mêlant prostituées comme grands bourgeois s’y pressait pour se délecter de spectacles délirants (danseuses sortant d’un gâteau à la crème géant et glissant avec leurs talons de 16, face contre crème), de numéros extravagants (le fameux et si distingué pétomane pour un lâcher de gaz à volonté, on adore), puis de chanteurs et acteurs célèbres à tout va (Bourvil en meneuse de revue, on aurait aimé voir ça). En effet, Henri de Toulouse-Lautrec y fêta allègrement ses 25 ans, Maurice Chevalier y interprétait une revue américaine, Edith Piaf et Yves Montand y partagèrent (non sans peine et désamour) l’affiche, et plus étonnant encore, le fameux danseur classique Mikhaïl Barychnikov créa au Moulin Rouge un ballet original de Maurice Béjart. Les planches du Moulin Rouge ont donc été foulées par les plus grands et dans tous les genres. J’oublie les idoles de l’époque tombées aux oubliettes depuis, la Goulue, la Mistinguett et autres cocottes adulées mais il y a Wikipedia pour cela.

Parlons de moi, moi je moi je, et de ma petite expérience de ce lieu chaud. Il y a 14 ans maintenant, quand je faisais encore mon actrice. Jouant le rôle d’une jeune prostituée pour un court métrage de mon mentor de l’époque, je me retrouvais toute courte jupe vêtue et haut tout aussi short sur le trottoir du Moulin Rouge. Entourée, hors-champ, de deux garçons de l’équipe de tournage sensés me protéger. J’emploie le terme « sensés », car je sentais chez eux une frousse supérieure à la mienne et un petit esprit « à la moindre merde, je m’en fous je me barre en courant », le courage masculin dans toute sa splendeur. Bref, j’étais donc là, tremblante et avec la désagréable sensation d’être réellement une prostituée. Car toute la populace me regardait. Les passants et touristes me filmaient (à l’époque avec des caméras, heureusement que Snapchat et autre Instagram n’existaient pas) et intérieurement je me disais, mon Dieu, je vais me retrouver dans l’émission racoleuse du bon bourge La Villardière, « Envoyé spécial » : « Bonsoir, ce soir nous nous trouvons dans le haut lieu de la prostitution à Paris, ces jeunes femmes dénudées et à peine majeur… » Bla bla bla. L’angoisse, je voyais déjà ma mère apeurée, car appelée par quelqu’un du quartier (7e arrondissement) pour lui demander ce qui m’était arrivé. Au final, rien de tout cela n’arriva et la scène fut coupée au montage final. Dur, dur d’être une actrice, gros big up à mes girls les chahuteuses.

Cette semaine l’équipe DELIGHT MAGAZINE vous offre son cabaret culturel digne du Moulin Rouge. On démarre en cassant la croûte avec le duo Foottit et Chocolat grâce à des adresses fooding montmartroises délicieuses ; on revêt nos élégants costumes de scène à plumes pour un look à la Goulue ; on s’encanaille sur une playlist 100 % chahuteuses ; on découvre avec Mistinguett les jardins perchés de Montmartre ; et enfin on se marre devant un ovni cinématographique avec Maurice Chevalier.

Cette semaine, on est allé à la rencontre de Charlotte et Christophe, deux jumeaux emplis d’énergie et passionnés, créateurs du label TWOCUTE. Une marque de vêtements destinés aux jumeaux mais aussi pour tous les autres enfants. Adorable, moderne et made in Portugal. Faisons tous des jumeaux pour qu’ils portent TWOCUTE.

Pour apprendre le French cancan, goûter à la bonne chère et découvrir les trésors cachés du Moulin Rouge et de Montmartre, rendez-vous sur la butte du 11 au 15 octobre. Ça vaut le détour !

LG

EDITO

18 septembre 2017 – Faillite de Lehman Brothers (15 septembre 2008).

Lehman Brothers n’est plus. Le 15 septembre 2008, à 2 heures du matin, elle ne s’en mettait pas plein dans le nez ou dans le gosier, comme à chaque clôture de la Bourse, mais elle agonisait entraînant dans sa chute l’empire financier. La guerre des subprimes était déclarée. On les avait usés jusqu’à la corde, ils allaient montrer de quel bois ils se chauffent. Rebelles et peu farouches ils plongeaient bientôt les USA dans un chaos total et avec eux le monde entier. Ce jeu de domino financier montrait ses limites et perdait sa grande finale. Une crise économique presque semblable à celle de 1929 qui provoqua elle aussi suicides, homeless style et autres « réjouissances » que les grands banquiers de ce monde ne semblent pas prendre au sérieux. En effet, tout commença avec de la poudre de perlimpinpin (piquons cette expression à un banquier, espérons-le, un chouïa plus moral) vendue à l’Américain moyen. Prenez un crédit mon cher ami, achetez-vous une house avec poolhouse et let’s wait and see. Le Mister Smith a vite désenchanté quand son taux variable d’emprunt, d’année en année, est devenu impossible à rembourser. Mister Smith se retrouve donc à vendre sa maison à la bougie et à camper dans sa voiture. L’American dream ne vaut pas pour tous. La chute des prix immobiliers était en marche et les banques commençaient à s’en mêler. La dévalorisation de ces actifs adossés à ces prêts immobiliers entraînait pertes, défiance et « paranoïa ». OMG, qui détient quoi ? Hé oui, les macs en col blanc de « ses pauvres filles » (les banques) se croyaient plus malins. Commencent alors un arrêt total de prêts inter-banques et par la même occasion la crise de liquidités. Vous connaissez la suite, cette crise des subprimes s’étendra alors à l’économie réelle sur toute la planète terre. Car, en bons esclaves de l’économie américaine, nos chères banques européennes qui contiennent notre oseille (personnellement cette crise ne m’aurait pas touchée, je n’ai pas un kopeck de côté) avaient investi dans ces placements juteux. C’est qu’elles voulaient leur part du gâteau. Hélas, depuis cette agonie financière nos pays remontent difficilement la pente et nos Etats sont surendettés. L’Etat c’est nous donc, en gros, pour la faire courte, nos impôts entre autres ont servi à rembourser les conneries de nos banquiers qui ont essayé de nous plumer. Trop bon, trop con…

Pour ce nouveau numéro, la team DELIGHT MAGAZINE s’est plongée dans le « merveilleux » monde de la crise financière. On déclare ouverte la bourse culturelle avec des adresses fooding parisiennes fréquentées par les traders ; on spécule sur une histoire de la mode luxueuse ; on crée une opération financière spéciale nature ; on mise toutes nos actions sur un cinéma au casting qui vaut de l’or ; et enfin on investit dans une playlist 100 % solvable.

Cette semaine, on est allé à la rencontre de Ian et Valentin, deux matelots délicieux et rigolos aux personnalités atypiques, inventeurs du Barboteur. Une péniche itinérante culturelle qui sillonne les canaux d’Ile-de-France pour vous offrir apéros, musique, cuisine et bonne ambiance. On embarque illico presto pour une croisière singulière et conviviale avec le Barboteur.

Petite astuce de Tata Lolo pour garder sa galette durant la prochaine crise : enroulez vos billets, faites-les tenir à l’aide d’un élastique, cachez-les dans un collant DIM (noir de préférence pour une bonne opacité), introduisez votre « collant-argent » sous une latte de votre plancher préalablement limée, refermez celle-ci délicatement, et le tour est joué.

LG

EDITO

18 septembre 2017 – Faillite de Lehman Brothers (15 septembre 2008).

Lehman Brothers n’est plus. Le 15 septembre 2008, à 2 heures du matin, elle ne s’en mettait pas plein dans le nez ou dans le gosier, comme à chaque clôture de la bourse, mais elle agonisait entraînant dans sa chute l’empire financier. La guerre des subprimes était déclarée. On les avait usés jusqu’à la corde, ils allaient montrer de quel bois ils se chauffent. Rebelles et peu farouches ils plongeaient bientôt les USA dans un chaos total et avec eux le monde entier. Ce jeu de domino financier montrait ses limites et perdait sa grande finale. Une crise économique presque semblable à celle de 1929 qui provoqua elle aussi suicides, homeless style et autres « réjouissances » que les grands banquiers de ce monde ne semblent pas prendre au sérieux. En effet, tout commença avec de la poudre de perlimpinpin (piquons cette phrase à un banquier, espérons-le, un chouïa plus moral) vendue à l’Américain moyen. Prenez un crédit mon cher ami, achetez-vous une house avec poolhouse et let’s wait and see. Le Mister Smith a vite désenchanté quand son taux variable d’emprunt, d’années en années, est devenu impossible à rembourser. Mister Smith se retrouve donc à vendre sa maison à la bougie et à camper dans sa voiture. L’American dream ne vaut pas pour tous. La chute des prix immobiliers était en marche et les banques commençaient à s’en mêler. La dévalorisation de ces actifs adossés à ces prêts immobiliers entraînait pertes, défiance et « paranoïa ». OMG, qui détient quoi ? Hé oui, les macs en col blanc de « ses pauvres filles » (les banques) se croyaient plus malins. Commencent alors un arrêt total de prêts inter-banques et par la même occasion la crise de liquidités. Vous connaissez la suite, cette crise des subprimes s’étendra alors à l’économie réelle sur toute la planète terre. Car, en bons esclaves de l’économie américaine, nos chères banques européennes qui contiennent notre oseille (personnellement cette crise ne m’aurait pas touchée, je n’ai pas un kopeck de côté) avaient investi dans ces placements juteux. C’est qu’elles voulaient leur part du gâteau. Hélas, depuis cette agonie financière nos pays remontent difficilement la pente et nos Etats sont surendettés. L’Etat c’est nous donc, en gros, pour la faire courte, nos impôts entre autres ont servi à rembourser les conneries de nos banquiers qui ont essayé de nous plumer. Trop bon, trop con…

Pour ce nouveau numéro, la team DELIGHT MAGAZINE s’est plongée dans le « merveilleux » monde de la crise financière. On déclare ouverte la bourse culturelle avec des adresses fooding parisiennes fréquentées par les traders ; on spécule sur une histoire de la mode luxueuse ; on crée une opération financière spéciale nature ; on mise toutes nos actions sur un cinéma au casting qui vaut de l’or ; et enfin on investit dans une playlist 100 % solvable.

Cette semaine, on est allé à la rencontre de Ian et Valentin, deux matelots délicieux et rigolos aux personnalités atypiques, inventeurs du Barboteur. Une péniche itinérante culturelle qui sillonne les canaux d’Ile-de-France pour vous offrir apéros, musique, cuisine et bonne ambiance. On embarque illico presto pour une croisière singulière et conviviale avec le Barboteur.

Petite astuce de Tata Lolo pour garder sa galette durant la prochaine crise : enroulez vos billets, faites-les tenir à l’aide d’un élastique, cachez-les dans un collant DIM (noir de préférence pour une bonne opacité), introduisez votre « collant-argent » sous une latte de votre plancher préalablement limée, refermez celle-ci délicatement, et le tour est joué.

LG

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24 juillet 2017 – Naissance du scoutisme (29 juillet 1907).

Scouts un jour, scouts toujours ! Ringard pour certains, un tantinet secte pour d’autres, le scoutisme n’a pas spécialement bonne presse face à la populace, du moins française. Erreur, mécréants ! En effet, le scoutisme, créé en 1907 par Lord Robert Baden-Powell, un général britannique à la retraite my dear, est un mouvement basé sur la paix. L’idée de réunir des jeunes pour leur inculquer des valeurs morales, le respect de l’autre et de la nature, tout en les affranchissant de leur quotidien et en les laissant se débrouiller solo Paulo, j’en veux ! Par ailleurs, contrairement aux nombreuses idées reçues, le scoutisme existe dans toutes les religions, chez toutes les nationalités, et n’est pas forcément à but religieux d’ailleurs. La dimension de ce mouvement est éducative et spirituelle. Le scoutisme est donc comme une colo en version plus écolo et légèrement moins « danse des canards » le samedi soir et saucisses-frites à la cantoche le mercredi. Les petits « louveteaux », « castors » et autres jeunes aux animaliers sobriquets, se retrouvent initiés à la débrouille sans embrouilles  par des « guides » ou « pionniers », de quelques années « d’expérience scout », leur aînés. Durant cet apprentissage, ils découvriront tous les rouages des vieux briscards pour survivre dans la nature d’amitié et d’eau fraîche. Des petites cabanes bien sympas construites de leurs petites patoches, des drapeaux colorés dessinés avec les copains, des jeux tels que l’épervier et des feux de camp en entonnant des chansons un poil désuètes. Voici le doux quotidien que vivent ces délicieux bambins. Des souvenirs pleins la tête, une maturité et une ouverture d’esprit désormais acquises seront le résultat probant dès leur retour à la réalité. Bon, nous sommes bien d’accord que leurs habits de lumière ne sont pas ce qui se fait de plus moderne. Le béret et le foulard, façon La guerre des boutons, ça donne un peu l’air années 50 mais au moins tout le monde est à la même enseigne. Moi je trouve que l’on croise de moins en moins de scouts et ils me manquent les petits Tancrède et Eléonore. Ado, quand j’en voyais passer dans le quartier, j’aimais bien me moquer, gentiment of course, de leur cris de guerre improbables et de leur dégaine old schoolBring back my scouts !

Pour ce nouveau numéro, la team DELIGHT MAGAZINE s’est métamorphosée en véritable boy-scout. On débute cette aventure culturelle en revêtant son uniforme pour apprécier une mode fashion scouts ; on s’inspire de délicieuses adresses fooding parisiennes, pionnières du casse-croûte ; on tient son engagement à regarder un chef-d’œuvre cinématographique porté par une ribambelle d’acteurs formidables ; on écoute une playlist 100 % feux de camp ; et enfin on clôture notre formation en éclaireurs fins connaisseurs de la nature. Cette semaine on vous présente le making-of #1 des 13 personnalités humaines, uniques et magiques que nous avons interviewées depuis janvier dans DELIGHT MAGAZINE.

Ce numéro spécial louveteau était le dernier avant la rentrée, car DELIGHT MAGAZINE aussi doit préparer son camp d’été à tendance doigts en éventail et cocktails bien frappés. Nous vous souhaitons donc de merveilleuses et détendues vacances. ALLEZ CIAO !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

LG

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7 juillet 2017 – Inauguration du métro parisien (10 juillet 1900).

Les joies quotidiennes du métro parisien. Quel beau programme ! Il me faudrait un tome ou deux dans le genre de Guerre et Paix pour en parler. Je vais tâcher de vous résumer ce « merveilleux » quotidien en 400 mots. C’est que ce cher métro, il nous dépanne bien mais sa « faune », je ne trouve pas d’autres mots, en fait un musée des horreurs ou un parcours du combattant, au choix, à lui tout seul. En effet, sans parler des mains bien moites qui se retrouvent sur les nôtres, des odeurs si « inhabituelles » qui nous enivrent « divinement » dès le matin ou encore de cette proximité si friendly… La liste est longueMoult péripéties s’offrent à nous dans ce transport en commun importun. La joie (ironie quand tu nous tiens) de chacun se lit sur des visages tous plus fermés et inamicaux les uns que les autres. Un panel d’hommes et de femmes au bout du rouleau qui trépignent à l’idée d’être enfin libérés de ce gouffre pesant et puant. Chacun y va de son exaspération et les clodos et autres mendiants ne sont pas les bienvenus. Il faut dire que dernièrement cette illustre petite annonce habituelle, « Bonjour, je m’appelle Michel, j’ai perdu mon emploi, si vous pouviez me dépanner d’une petite pièce ou d’un ticket restaurant… » est déclamée à chaque station. Il y a de la concurrence à fond les ballons même dans le métro. Je vous épargne les musiques toutes plus ringardes les unes que les autres, accompagnées de « chanteurs » qui vous beuglent dans les oreilles avec un anglais yogourt au max’. Et les heures de pointe, un bonheur de chaque instant. Ouverture des portes, personne ne se pousse, normallllllllll. Commence alors un match de rugby, le ballon en moins, pour pouvoir ne pas manquer sa station. Il faut savoir jouer des coudes, une technique infaillible qui devient rapidement le mode de vie des Parisiens. Il faut s’accrocher pour survivre dans ce labyrinthe de l’angoisse. Petite anecdote sympathique et d’une légèreté inégalée que je voudrais partager avec vous, car elle m’a fait mes journées pendant un bon petit mois : le crachat au visage. Assise dans le métro en pleine après-midi je me suis fait au sens propre et figuré cracher à la gueule. Excusez ma vulgarité mais je trouve que cette expression colle (rapport au crachat) parfaitement à ce que j’ai vécu. Toujours assise donc, un homme rentre. Il crie des insanités que je n’oserais retranscrire et là me crache dessus gratuitement, comme ça, pour « la beauté du geste ». Une violence inouïe qui ne choquait apparemment pas un seul de mes « camarades » de métro. Je fus outrée et impuissante face à ce fou qui incarnait toute la haine et la folie du monde et qui ne semblait pas enclin aux moindres excuses ou, mieux, à un poil de civilité. Le métro, c’est cadeau.

Pour ce nouveau numéro toute l’équipe DELIGHT MAGAZINE a pris son passe Navigo pour un itinéraire culturel en tête de train. On s’engouffre dans le métropolitain à la station Alma-Marceau près de la très chic et très luxe avenue Montaigne pour une mode mi-urbaine, mi-bohémienne ; puis direction Gare de Lyon pour une nature ambiance jungle sur la ligne 14 ; on traverse ensuite en musique le couloir de la station Concorde pour récupérer la ligne 8 avec une playlist 100 % hits métro ; on se tape trois changements pour des adresses fooding parisiennes yummy et hors souterrain ; et pour finir, on prend le dernier métro non sans crainte avec un cinoche gore et trash à l’image de notre cher métro parisien. Cette semaine, on est allé à la rencontre de Céline, une créatrice de bijoux solaire et passionnée, à l’artisanat raffiné qui nous expose sa vision et son sens de l’esthétique à travers une ligne de bijoux aux lignes épurées et aux matières précieuses. Du Céline Alberca pour toutes !

Pour un voyage en métro, pensez à mettre une musique des plus stimulantes ou apaisantes à fond dans vos oreilles et lisez le classique Zazie dans le métro. Un peu de douceur dans ce trajet de brutes !

LG

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23 juin 2017 – Naissance explosive du bikini (5 juillet 1946).

Aujourd’hui parlons du bikini. Cela tombe à pic (de chaleur #maisquelhumour), car par ces temps de fournaise on tuerait père et mère pour avoir la chance de porter en permanence un bikini. Merci Louis Réard, un Français comme par hasard (que voulez-vous nous sommes les meilleurs jouisseurs), d’avoir trouvé cette idée de génie et d’avoir libéré la femme de sa toile de jute ! Car hormis le bronzage du maillot une pièce un poil plus disgracieux (une fois à poil justement), la femme peut enfin apprécier la fraîcheur de l’eau puis la chaleur des rayons de soleil sur son ventre. Pour avoir la chance de porter les deux, je peux certifier que la sensation est bien différente et que le « une-pièce », qui offre néanmoins une ligne seyante, est plus fidèle à l’impression de porter un bonnet de bain, donc bien claustrophobique. Petit rappel historique : Louis Réard a décidé lorsqu’il lança son premier bikini en 1946 de le nommer comme l’île Bikini, un atoll des îles Marshall, théâtre d’essais d’armes atomiques, car son invention allait à ses yeux révolutionner pour ne pas dire choquer la société et était donc une innovation explosive ! De l’esprit et du goût, décidément Louis avait tout bon. Le bikini est aujourd’hui décliné dans tous les styles et, pour certains modèles, on se demande si le terme est juste, « rôti » serait plus précis (rapport à la ficelle qui enrobe ce fameux « rôti »). Le bikini d’abord interdit et signe de vulgarité et de rébellion est aujourd’hui un classique du vestiaire féminin. Mais bouleversement, notre joli-petit-sexy-bikini est depuis peu menacé dans nos pays. En effet, dernièrement nous voyons certains « fantômes » arpenter nos plages avec ce qui se nomme le burkini. D’après eux un maillot de bain décent pour les femmes qui se respectent. D’après moi, une tenue grotesque sans respiration ni sensation. Si vraiment c’est pécher et honteux de se montrer, pourquoi se baigner ? Bientôt nous mettrons aux jolies raies et autres poissons femelles des burkinis parce que, tout de même, elles sont choquantes avec leurs écailles. No comment. Exhibons toutes nos bikinis fièrement et, pour les plus téméraires, du topless rien que pour les faire enrager ! Les hommes sont bien torse nu…

Pour ce nouveau numéro, toute l’équipe DELIGHT MAGAZINE s’est parée de son plus beau bikini pour vous offrir une « baignade » culturelle rafraîchissante. On démarre ce défilé bikinesque en enfilant un maillot de bain à coques pour des adresses fooding à dévorer ; puis on change pour un haut de maillot de forme triangle pour admirer une mode atomique ; on s’habille ensuite d’un maillot de bain bandeau pour découvrir une nature détruite par l’homme ; on revêt un haut de maillot push up pour être à la « hauteur » et mater un James Bond mythique ; enfin on s’ornemente de notre plus beau bikini pour une playlist 100 % plage calienteCette semaine, on est allé à la rencontre de Simon, un ostéopathe aux doigts de fée, pédagogue et fort sympathique. Un ostéopathe professionnel qui sauvera tous vos maux avec douceur. J’ai testé, j’approuve ! 

Parce que j’ai trouvé cette citation anonyme tout à fait amusante, je vous l’offre et je m’en vais en bikini me prélasser dans ma baignoire parisienne (à chacun sa piscine) : « Il y a de moins en moins de différence entre le gouvernement et un bikini : tout le monde se demande comment il tient et tout le monde souhaite le voir tomber. »

LG

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9 juin 2017 – Pablo Escobar se livre aux autorités colombiennes (19 juin 1991).

Passe, passe le rail, avec Pablo le roi de la coco, c’était raillon à gogo ! Baron de la drogue, souverain de la cocaïne, sultan de la blanche… Nombreux sont les surnoms qu’on lui attribue. Si l’on devait retenir un seul narcotrafiquant, Escobar serait le maître ! Dans les années 80, quatre lignes de cocaïne sur cinq aux USA sortaient tout droit de sa « petite » production pour rentrer directo-presto dans les narines des traders, acteurs, politiques et autres oiseaux de nuit sur-motivés de l’époque. Pour satisfaire cette populace branchée aux soirées dévergondées et aux nuits surexcitées, il avait de la ressource le maligno. Sous-marins, paquets cachés dans les pneus des avions de ligne, jeans trempés dans de la cocaïne… Tout était bon pour refourguer sa poudre blanche à prix d’or. Petit malfrat aux arnaques en tout genre, aux valeurs et à la morale plus que douteuses (il débuta sa « carrière » en revendant des pierres tombales volées), il devint le criminel le plus riche de l’Histoire. Avec un CA (chiffre d’affaires) de 22 milliards par an, il se mettait doux le Pablo. Personnage adulé dans certains quartiers où on le surnommait en toute simplicité « le Robin des bois colombien », Escobar s’était construit une petite notoriété en encourageant les plus jeunes à rester éloignés du fléau de la drogue et en donnant aux plus pauvres un toit, de la nourriture… pour redorer son blason. Pari réussi, aujourd’hui critiqué, Escobar dans certains quartiers s’est s’assuré une balle dans le front. Mais restons objectifs et ne nous laissons pas attendrir par sa moustache reluisante et sa fibre sociale détonnante. Pablo est responsable de la mort d’environ 4 000 personnes. A lui seul, bonne moyenne mon bro ! Pablo, c’est « mon gars sûr » de tous les petits narcotrafiquants de France et de Navarre qui rêvent tous d’un destin comme le sien, la fin en moins. Seulement aujourd’hui, même le trafic a perdu de son « charme » et les nouveaux parrains n’ont pas le panache del Baron. Avouez qu’une « baraque » de 22 km2 , un zoo avec plus de 2 000 espèces d’animaux, une arène de corrida et j’en passe : ça a de la gueule. Quand il décida enfin de se livrer aux autorités colombiennes de peur d’être extradé aux USA, car, comme il le disait avec sa positive attitude bien à lui : « Je préfère un cercueil en Colombie plutôt qu’une cellule en Amérique », là encore sa cellule de prison était dans la démesure et la dorure. Pablo ama dinero. « Plata o plomo », littéralement « argent ou plomb », était sa devise. Elle en dit long sur l’esprit Escobar.

Cette semaine, toute la team DELIGHT MAGAZINE s’est repoudré le nez pour vous trafiquer un numéro exalté ! On commence par découvrir des « cartels » fooding muy buenos à Paris ; on livre une nature bien fonsdée ; on deale une Histoire de la mode made in Colombia ; on devient addict à un film porté par un Johnny Depp au max ; enfin on termine cette transaction par une playlist 100 % poudre acoustique. Cette semaine, on est allé à la rencontre de Linda, une chef au dynamisme et au sourire désarmants, fondatrice de Letscooktonite. Un traiteur délicieux pour tous vos événements et une chaîne de vidéos de cuisine goûtue à suivre au gramme près. Watch, eat, live Letscooktonite !

Ça c’est ma dope, ça c’est ma dope, mon cartel, mon clan, mes dollars, ma coco, ça c’est ma dope.

LG

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26 mai 2017 – Naissance de JFK (29 mai 1917).

On parle rarement de la naissance de JFK, il faut dire que sa mort fut « spectaculaire », sans mauvais jeu de mots. Un siècle plus tard, que reste-t-il de ce fameux président ? Quel héritage a-t-il légué ? On connaît tous son image de séducteur (Marilyn et consœurs en connaissent un rayon) mais on oublie trop souvent, à tort, la sagesse politique de John, le pacifiste convaincu. Homme à femmes, homme à peuple ? Kennedy fut respecté, et à juste titre, pour son programme basé sur le slogan : «  Nouvelle Frontière », pour ses prises de position sincères et relativement téméraires (pour l’époque) en faveur des Afro-Américains et des minorités en général, sa gestion de la crise concernant Cuba, et bien d’autres idées nobles et respectables qui furent appliquées. Désireux de donner aux USA une certaine magnificence et un rayonnement national et mondial plus ouvert, plus intègre, plus humain, il réussit « son pari »,  ou du moins sa mise en place en moins de trois ans. Car le plus jeune président élu de l’Histoire des USA (tiens, cela me rappelle un certain Emmanuel) fut coupé (shooté) dans son élan (j’espère que cette fin tragique ne me rappellera jamais celle du fameux Emmanuel). Bis repetita pour la blague de mauvais goût, sorry. J’en profite donc pour dévier sur notre JFK à la française. La comparaison n’est pas de moi mais des médias. Je la trouve un peu facile et un peu poussée d’ailleurs. Hormis leur jeunesse, et leur progressisme, on ne sait rien encore de la présidence d’Emmanuel Macron. Pour la ressemblance physique, on repassera. JFK n’est pas du tout à mon goût et je ne vois pas trop ce qu’on lui trouvait, tandis que l’on ne peut nier une certaine beauté et le regard perçant bleu piscine chez Emmanuel, relativement à se damner. Ne soyons pas superficiels, ce parallèle entre les deux hommes est sûrement lié à leur énergie et à une certaine volonté assumée et exaltée (on se rappelle tous ce meeting d’Emmanuel un poil too much, un poil on était mal à l’aise). Un certain goût pour la littérature aussi. Un discours d’investiture de JFK gravé dans nos mémoires, celui d’EM le sera certainement plus tard (beaucoup moins sûr). Souhaitons, au passage, à Brigitte une vie de Première Dame plus sympathique et moins cornue que celle de Jackie. JFK est aujourd’hui un mythe, restons sur une de ses phrase mythiques : « Ne nous reposons pas sur nos acquis, mais efforçons-nous de construire la paix, de vouloir que la paix soit dans le cœur et dans l’esprit de chacun. »

Cette semaine, l’équipe DELIGHT MAGAZINE s’est inspirée de JFK sans passer par Dallas. On célèbre sa naissance en découvrant des adresses fooding parisiennes de burgers OMG ; on honore une histoire de la mode Jackie’s glamorous ; on arrose une nature, focus sur le rôle du « magnifikkkk » garden de la Maison Blanche ; on fête, avec une playlist 100 % nostalgie, Mr Kennedy ; et on termine cette folle journée d’anniversaire en commémorant, à travers une série injustement méconnue, l’assassinat de JFK. Cette semaine, on est allé à la rencontre d’Aline et de Yoann, un couple en osmose original, fondateurs de la boutique Les Rituelles. Un concept store de lingerie de créateur et de culture érotique. Un écrin sexy-chic où l’on se sent magnifiquement bien. Les Rituelles pour toutes !

Pour finir sur une note sulfureuse, à l’image de John le Casanova amerloque : « Happy birthday Mr President ».

LG

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12 mai 2017 – Invention du Rubik’s Cube par Ernő Rubik (19 mai 1974).

Devinette : de quel pays vient le Rubik’s Cube ? De Suède, d’un pays nordique à l’esprit bien carré ? Mauvaise réponse. Ce casse-tête n’est point chinois mais hongrois. « Enfanté » par un sculpteur et professeur d’architecture répondant tout simplement au cubique nom de monsieur Rubik. Intéressant et finalement assez évident de comprendre le mécanisme et l’esthétisme de ce jeu quand on prend connaissance du métier de son créateur. Car le Rubik’s Cube est visuellement élégant, coloré, enjoué mais a une fonction terriblement angoissante. Je me demande bien ce qu’il s’est passé par la tête de ce cher Hongrois de décider un beau matin d’inventer ce jeu de geekos-surdoué-taré. « Tiens, si j’inventais un cube où ses six faces seraient colorées et, en les tournant grâce à des axes, il faudrait les assembler ». Mais oui Rubik, quelle bonne idée, tu es si original et si rempli d’inventivité. Mais qu’est ce qu’on se marre… Il faut tout de même le vouloir de perdre un certain temps (tout dépend du joueur) pour résoudre ces  « poker faces » aux couleurs psychédéliques (il fut inventé en 1974, on comprend mieux…). Vous reprendrez bien un peu de LSD mon cher Rubik, histoire de bien partir en cacahuète pour finaliser votre superbe énigme. Pour ma part, je n’ai jamais réussi à résoudre et terminer ce jeu. Ma patience a des limites très limitées… Chez mes grands-parents se trouvait le fameux Graal Rubik’s Cube, sa vue me déprimait totalement. J’ai eu beau tenter, rien n’y faisait je n’y arrivais pas. Ma sœur Garance, elle, achevait en rien de temps cette corvée. Elle adorait y jouer et son esprit pratique et mathématique était stimulé par ce quadrangulaire léger et coloré. Stimulé donc récompensé. Pendant ce temps, intérieurement je pensais : « Moi pas être stimulée, moi très énervée, moi stopper ce jeu avant de devenir tarée. » Cependant j’affectionne ce petit cube pour ces souvenirs touchants et, plus superficiellement, car je le trouve tout à fait distingué et esthétique. Je suis donc pour le Rubik’s Cube en charmant objet de décoration. Une seule certitude, que l’on aime y jouer ou pas, le Rubik’s Cube est connu de tous et a dépassé les frontières. Il est en somme « en marche » !

Cette semaine, toute l’équipe DELIGHT MAGAZINE s’est creusée la tête pour vous créer un Rubik’s Cube culturel mais pas prise de tête. On débute cette énigme avec des adresses fooding typiquement hongroises en plein Paris ; on résout une histoire de la mode cubique et inspirée ; on ne joue plus et on ne rit plus en découvrant des jouets pour enfants aux matières pas dans les règles ; on dénoue un film renversant, au mystère effrayant et aux acteurs détonnants ; enfin on écoute une playlist aux combinaisons 100 % faces. Cette semaine, on est allé à la rencontre de Xavier, un boxeur zen et un super coach fondateur de PUNCH YOURSELF, un concept qui met en avant le bien-être par le sport. Tous à la boxe !

Rubik’s Cube : harder, better, faster, stronger !

LG

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29 avril 2017 – Naissance de George Clooney (6 mai 1961).

George Clooney is inside !!!!!!!!!! Inside what ? Je me demandais bien ce que j’allais pouvoir écrire sur le Clooney qui ne m’inspire pas plus qu’une plante verte. Sympathique il l’est, mais intéressant et mystérieux ? Car George, c’est un peu notre Jean Dujardin à l’américaine. De beauf il est passé à l’un des hommes hollywoodiens les plus convoités et les plus appréciés. Une filmographie inégale et, somme toute, assez banale, mis à part ses rôles dans les films des formidables frères Coen. Car eux avaient compris avant tout le monde le potentiel comique du George. Oui, George pour beaucoup est beau, pour moi il a une tête d’idiot. Joli et attachant bêta soit, mais son physique et son charisme ne cassent pas trois pattes à un canard. En fouillant dans sa vie privée, on découvre un homme qui, il y a peu encore, déclarait être en couple avec Max son cochon et s’en porter très bien. Clooney ne peut finalement pas être si banal. On s’attache au George en regardant les journaux people et grâce à sa plus belle prestation dans les pubs Nespresso. Un peu léger pour un comédien, mais le Clooney s’en accommode bien. Le voir se marrer avec sa bande de potes tous plus connus les uns que les autres (Brad Pitt en tête) dans sa superbe maison sur le lac de Côme, le voir se maquer avec une petite serveuse française, le voir vendre du café pour des millions d’euros : moi, ça me fait bien marrer. Car drôle il l’est et on ne peut lui ôter cet attrait qui le rend amusant et honnêtement presque charmant. Bien sûr, on ne peut pas plus lui enlever son engagement en politique et sa ferveur sans faille pour des causes humanitaires, honorable le George. Je suis dure avec lui, mais au fond je l’aime bien, passer une soirée avec Clooney serait sûrement un moment rempli de franches rigolades mais aussi de discussions sur le monde plus profondes. George a reçu chez nous il y a deux mois un César d’honneur pour l’ensemble de sa carrière, no comment… Je lui décerne le César d’honneur pour l’ensemble de sa bonne humeur.

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE a passé un sympathique moment en compagnie du meilleur vendeur de café George Clooney. On débute cette folle journée et on embarque George pour un relooking classico-chic avec l’Histoire de la mode ; on dépose le Clooney dans les meilleures adresses fooding parisiennes aux cafés « déclassés » ; on donne un cours au George sur une nature torréfiée pour des astuces capsules écolos ; on conduit Clooney dans une salle obscure pour une master class sur un de ses films ; et on finit en beauté en allant danser avec George sur une playlist 100 % fort de café.

Cette semaine, on est allé à la rencontre de Fiona, délicieuse et originale fondatrice des boutiques Storie. Des concept stores d’objets uniques faits main aux histoires étonnantes, de l’ethnique-chic et du beau. On court découvrir Storie !

George Clooney, what else ?

LG

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14 avril 2017 – Début de la 2e guerre de la mafia, conflit interne à Cosa Nostra en Sicile (23 avril 1981).

Cosa Nostra, littéralement « ce qui est à nous ». Ces hommes ont donc décidé pour tous et au détriment de tous que leur île, leur terre, la Sicile leur appartiendrait et qu’ils y règneraient sans équivoque. Un doux nom, une appellation presque céleste, digne d’un communisme fraternel et juste (pour ceux qui croiraient encore en cette belle utopie) pour une organisation criminelle dévastatrice et sanguinaire. Il ne fait pas bon naître dans certaines contrées italiennes. La mafia s’est éveillée là-bas et depuis ce beau pays ensoleillé elle règne d’une main de maître sur le monde entier. Pour avoir eu l’honneur (sans leurs codes merci bien) de l’avoir visitée et le privilège de m’avoir laissée l’aimer, la Sicile ne ment pas sur sa Cosa Nostra. Ou la Cosa Nostra ne ment pas sur sa Sicile, au choix. En effet, un sentiment de danger, d’avenir incertain, de secrets, d’appartenance, de fierté et  de régence « darkanesque » s’en dégage. « Je suis ta pieuvre » (surnom donné à Cosa Nostra). J’ai moi-même assisté à une scène cocasse mais non moins menaçante au cœur de cette mafia légendaire. Un frisson envahit mon corps à l’idée de ce périlleux souvenir. A Palerme, ma mère, ma tante, mes sœurs et moi visitions des quartiers abandonnés par l’Etat italien, d’une pauvreté et d’un délabrement affichés mais si beaux à contempler. Une charmante et référencée (merci le Guide du Routard, merci les vieux loubards) église nous accueillait pour y admirer ses fresques, vitraux et autres reliques antiques magnifiques. Nous nous dirigions vers ce lieu saint allègrement en ne prêtant pas attention à cet homme aux lunettes noires posté et aux aguets devant une limousine aux vitres teintées noires. « Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir… » Des limousines à Palerme, c’est comme une Rolls Royce dans le Larzac, étonnant, improbable et surtout inquiétant. Nous montions donc ces marches ancestrales ne pensant qu’à pénétrer dans cette beauté avec une naïveté toute touristique. Là, un intérieur atypique et splendide s’offrait à nous, mais ce qui nous frappa, ce fut son état si rénové et parfait, comme neuf. Contraste saisissant avec son extérieur et il quartiere l’abritant. Maman nous offrait à écouter ses commentaires historiques et nous hochions la tête en signe de consentement alors que nous étions perdues dans nos rêves ou pas d’adolescentes. D’un coup, nous croisions des gens, des bons Palermitains tout endimanchés. Un baptême se déroulait. S’ensuivit alors une atmosphère étouffante et embarrassante. Les convives nous regardaient l’air de dire : « le stronze, qu’est-ce qu’elles font là ». Des hommes, aux tronches improbables et aux looks et manières totalement clichés de Parrain, fermaient la marche et nous priaient du regard (pour être polis) de décamper. Nous déguerpissions à la hâte ne nous sentant pas à notre aise (euphémisme). Sortant de là, après avoir éprouvé cette scène que nous venions de vivre, nous comprenions enfin que nous avions été au cœur de familles de la Cosa Nostra. Il faut savoir vivre dangereusement, jupette de parisienne ou pas. Mais je n’aurais pas osé leur sortir : « Vaffanculo Cosa Nostra ! » Je ne traduirai pas…

Cette semaine, l’équipe DELIGHT MAGAZINE s’est pris pour il Padrino et vous livre un numéro sans omertà. On commence notre initiation avec la pezzo da novanta Iris qui nous rhabille en mafiosi Versace, Dolce… ma che bello ; on récupère notre pizza avec la capidecina Victoria qui nous livre ses plus deliciose adresses parisiennes qui sentent bon la Sicile ; on suit il sottocapo Hubert à travers un biopic italien, cioè scuro ; on découvre avec il gabelloto Jean-Charles une nature sicilienne ricca e magnifica ; on termine ce tour de la famiglia DELIGHT avec des canzoni 100 % mafiose o nostalgiche.

Cette semaine, on est allé à la rencontre d’Etsuko, la poétique et délicate créatrice de bijoux Tambour Paris. Un atelier-boutique tel un cocon féérique où bijoux et accessoires en maille vous invitent à prendre votre temps, à voyager dans un moment suspendu. On adore !

La Cosa nostra, tu l’aimes ou tu la quittes pas…

LG

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3 avril 2017 – Début de l’abolition de la Prohibition aux États-Unis (7 avril 1933).

La fin de la Prohibition dût être une grande fête fortement et fermement alcoolisée ! « Finito » le Champomy, welcome home Whisky. Sérieusement, vous concevez votre vie sans alcool ? Je leur ferais bouffer leur « Sans alcool, la fête est plus folle ». Un apéro sans bière, un brie coulant sans Morgon, des huîtres goûteuses sans Sancerre, une pétanque sans pastis, des fraises sans Champagne… No way ! La liste est si longue que l’on se rend aisément compte que notre journée entière pourrait s’agrémenter d’alcool. Si l’on regarde, sobre, l’histoire de la Prohibition américaine, on découvre que des Etats peuplés d’irréductibles ivrognes résistaient encore et toujours aux bad cops. Apparemment, je ne suis pas la seule ne pouvant vivre pleinement sans mon petit remontant de temps en temps. Les pauvres amateurs d’ivresse et de « nectars à degrés » devaient se planquer pour se lâcher en toute tranquillité. Un sentiment d’interdit envahissait donc tous ces amateurs ou poivrots qui, poussés par l’adrénaline, devaient d’autant plus apprécier leur état d’ébriété. Un peu comme dans notre jeunesse, 14 ans pour ma part, lorsque nous prenions nos premières cuites et qu’il ne fallait surtout pas que nos parents l’apprennent. Au vu de la bassine posée près de mon lit, que je découvrais une fois revenue à moi ces fameux lendemains matins, c’était râpé, j’étais démasquée. Plongez-vous dans les années 30 aux USA et imaginez-vous donc, un Cuba libre à la main tout en dansant un Charleston endiablé avec une plume sur la tête, voir débarquer les flics bien énervés ? Ou encore la mafia de la bibine débouler pour un règlement de comptes sur fond de gnole… Une période de l’Histoire sombre comme un Amaretto.  Des morts il y en eut, de la corruption il y en eut, de l’hypocrisie il y en eut, des délits il y en eut. En voulant dicter et gérer le comportement « déviant » de leur peuple, les 32 Etats des USA concernés par cet amendement provoquèrent tout le contraire et poussèrent leurs congénères dans la frustration mais aussi l’illégalité. Ils offrirent en réalité dans une flûte de champagne un marché de contrebande enivrant aux plus célèbres mafieux de tous les temps, Al Capone en tête qui s’enfilait « tranquille Emile » sa petite teille de sky tout en tuant à tout va. Un échec cuisant à l’arrière-goût de cuite, un vrai pousse-au-crime cette Prohibition.

Cette semaine, l’équipe DELIGHT MAGAZINE s’est plongée dans cette époque de dépravation et vous a distillé des articles éthyliques. On démarre cette dégustation alcoolisée avec des adresses de bars parisiens clandestins originaux aux cocktails détonants ; on s’enivre en « sirotant-matant » un superbe film se déroulant sur fond de Prohibition et de pur Single Mat ; on découvre une « Œnologie-fashion » aux vêtements à l’ivresse magnifique ; on écoute bien raide une playlist 100 % éméchée ; et enfin on se réveille en gueule de bois avec une nature qui se prend une grosse cuite en découvrant les procédés dramatiques utilisés par les revendeurs d’alcool à cette époque.

Cette semaine, on est allé à la rencontre d’Antoine et Guillaume, les deux sympathiques, passionnés et joliment tatoués associés du Medusa. Un bar de quartier chaleureux, un havre de paix à la décoration charmante et une carte alcoolisée délicieuse et sans prétention. Nouveau QG à adopter.

Sur ce, je vais m’en jeter un petit.

LG

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19 mars 2017 – François Mitterrand inaugure la Pyramide du Louvre (30 mars 1989).

La Pyramide du Louvre est pharamineuse. Elle se déploie fière, majestueuse et insolite. Enveloppée et révélée au monde par l’ancien et classique bâtiment du Louvre, elle offre un lien original et indestructible entre l’ancien et le moderne, entre le passé et le présent, entre deux civilisations, entre Occident et Orient… Cette coexistence parfaite, nous la devons à Ieoh Ming Pei, architecte de génie, multi-récompensé et « citoyen-bâtisseur » du monde. Pour la favoriser, trois « petites » pyramides l’entourent. En quelque sorte, la « grande » pyramide a sa propre cour. Imaginez la « grande pyramide » se lever, il faut l’habiller… et les trois subalternes de se presser au chevet de leur « maîtresse » pyramide. Et on n’oublie pas, bien entendu, la cinquième pyramide légèrement schizophrène délicieusement appelée « inversée ». Je m’égare… Moi ce que j’aime avec la pyramide du Louvre, c’est qu’elle est admirable par tout temps. Quand il pleut et que les gouttes ruissellent sur son verre et son métal, on la croirait fidèle à une cascade, pure et ombrageuse. Quand le soleil l’éclaire, elle révèle une facette plus « couture », revêtant une robe à sequins et éblouissant la Cour Napoléon. Tapie entre le Jardin des Tuileries et le Louvre, la Pyramide du Louvre est un écrin auguste qui nous offre dans son poumon des œuvres majeures et intemporelles que je dois m’empresser de re-découvrir. Sachez pour les accros aux réseaux sociaux que l’on ne capte pas la 4G dans la Cour Napoléon. #noinstagram #reallife #pyramidedulouvre #regardezmoijesuislaplusbelleduquartier

Pour ce nouveau numéro, l’équipe DELIGHT MAGAZINE s’est métamorphosée en polyèdre pour vous transmettre sa vision originale de la Pyramide du Louvre. On débute l’inauguration de cette « beauté iconique », avec une histoire de la mode au secret pyramidal divulgué par les designers ; on poursuit notre visite avec une nature qui pose les bases des nouveaux matériaux de construction green ; on dévore du regard la pyramide inversée grâce à un break fooding aux adresses gourmandes dans le Carrousel du Louvre ; on découvre la face cachée du cinéma à travers un nanar dont le réalisateur n’a pas su prendre de la hauteur ; et enfin, on termine avec une playlist 100 % pharaonique, âmes sensibles s’abstenir. Cette semaine, on a rencontré la merveilleuse et si talentueuse Jane Puylagarde, une artiste sincère et passionnée, qui nous transporte et nous émeut à travers des œuvres tout droit sorties du cosmos et à la beauté indiscutable. Courez découvrir sa dernière exposition « Cosmic Happening » à la Galerie de l’Europe.

Merci d’avoir passé commande « Tonton ».

LG

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3 mars 2017 – Fuji lance le premier appareil photo jetable (15 mars 1982).

Appareil photo jetable… De doux et charmants souvenirs me reviennent en mémoire. Le premier appareil photo jetable et appareil photo tout court que je reçus dans ma vie fut à l’âge de sept ans pour une classe verte. Je n’ai que peu de souvenirs de cette excursion scolaire corrézienne (pays de mon si cher et regretté Chichi), si ce n’est mon fameux appareil photo jetable Kodak ainsi qu’un épisode plus malheureux sur mon pas si fidèle « destrier ». Qui portait, d’ailleurs, parfaitement bien son merveilleux et « paisible » nom : Eclair. Je vous passe les détails de cette anecdote croustillante, par chance ce n’est pas le sujet. Revenons plutôt à ce fameux gadget qui me permettait de ramener des souvenirs gravés à vie et surtout qui me donnait la sensation de faire partie du monde adulte. Le but était bien entendu d’ensuite montrer à ma mère (qui était je crois, la seule franchement intéressée) et plus largement à ma famille, mes diverses expériences couchées sur papier. Je rentrais donc de ce séjour enchantée et surtout pressée de faire développer mes photos. Je les portais fièrement au labo près de chez moi (évidemment disparu depuis) où si souvent j’avais accompagné ma mère. Et là, dans cette minuscule boutique, j’attendais le « Saint Graal ». Dans ma tête un roulement de tambours se déclenchait, mon cœur battait la chamade, enfin le vendeur me tendait le coupon qui me permettait de venir les récupérer ! Instant magique de ma Toute première fois, toute toute première fois… J’attendais patiemment cinq jours durant qui me paraissaient des années. Le jour J arrivé, j’étais surexcitée comme un enfant à Noël. La pochette dans les mains, je pressai ma mère pour rentrer. Quand je pus enfin l’ouvrir (je la déchirai d’ailleurs à moitié, spéciale dédicace à ma délicatesse légendaire), un carnage m’apparut : « ô rage, ô désespoir », un cataclysme visuel, un dommage collatéral optique, bref une vraie cata. Sur les 27 pauses, il devait y en avoir six ou huit de cadrées (je positive) et non floues (je suis clémente), le reste, direction poubelle. Ma déception fut immense mais la gentillesse et la bienveillance de ma mère me permirent de trouver finalement un intérêt aux 20 et quelques photos ratées. J’arrivais même avec un aplomb assez cocasse à décrire chacune de mes « croûtes ». Le flou artistique… Pour cette madeleine de Proust à moi, et tous les épisodes suivants où des appareils jetables m’accompagnèrent, merci Fuji et compagnie, et pour une fois fuck l’écologie.

Cette semaine, l’équipe DELIGHT MAGAZINE a fait développer ses sentiments sur l’appareil photo jetable. On débute avec un angle de vue gourmand grâce à des adresses fooding parisiennes emballées avec délice ; on prolonge en mode autofocus sur l’histoire de la mode aux originales créations recyclées ; on continue en effectuant une balance des blancs sur une nature détruite par les objets jetables ; on se crée un cadrage parfait pour visionner un film mélancolique au directeur de la photographie méticuleux ; et pour clore ce numéro instantané, une playlist 100 % mise au point. Cette semaine, on a rencontré le ténébreux et mélodieux Antoine, un touche-à-tout extrêmement doué, fondateur du label Popcorn Records, DJ, compositeur, DJ producteur et animateur de sa propre émission sur la radio Rinse. A écouter d’urgence !

Pour finir en Fujigirlpower, petit florilège de leur pubs dans les eighties uniquement incarnées par des femmes : « Dès qu’ils m’ont tout donné, je les jette », « J’exige qu’ils m’obéissent au doigt et à l’œil », et enfin : « Je te veux, je te prends ». J’achèterai du Fuji maintenant.

LG

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21 février 2017 – Journée mondiale sans Facebook (28 février 2011).

Une journée sans Facebook : le rêve, la trêve, la déconnexion totale. Une journée sans voyeurisme, sans avis pseudo-intellectuel, sans me and myself, sans « ma vie est formidable et mieux que la vôtre ». La vraie vie en somme. Il fut un temps où j’étais l’une des seules si ce n’est la seule de mon entourage à ne pas apparaître dans ce petit monde rempli de likes, de dislikes, de commentaires et de partages à tout va. Je maudissais alors Mark et sa créature déviante qui révèle ce qui se fait de pire en matière de relations humaines et de comportements relativement angoissants des individus. Car le formidable univers de Facebook est une étude sociétale à part entière. La populace se scrute, se compare, se défie à travers une vie inventée, détournée, falsifiée. On a 500 amis mais en vrai on n’en connaît seulement 20. On partage des photos magnifiques de voyages, de décoration, mais si on enlevait le cadrage parfait et les filtres à tout va, il reste quoi ? On se prend en selfie, on tague ses amis, on est tous beaux et heureux, mais en réalité ce jour-là on avait un bouton de fièvre, on peut pas saquer la Sarah et on se faisait chier comme un rat mort à cette petite sauterie. Bref la vie « facebookienne » est un véritable fléau de notre génération. Et je ne parle pas des nouveaux réseaux sociaux plébiscités par la génération Z tels que Instagram ou Snapchat où elle vit à travers un écran, avec une couronne de fleurs édulcorée sur la tête ou encore une voix de biche défoncée à l’hélium, et où elle oublie de simplement apprécier le temps présent et le vrai monde qui l’entoure. Je me passerai également de faire des commentaires sur la génération de nos parents qui pour certains accèdent aux bêtises de leur enfants et like sans aucune interrogation la pauvresse de ces contenus déformés. Je trouve cette attitude à la limite du malsain ou de l’intrusif. Certains de mes amis sont malades, ils ont chopé la facebook-entérite. Et c’est assez pathétique. Quand je pense que nous avons rendu milliardaire un frustré, aigri et geekos sans aucune morale, ça me donne envie de m’auto-bloquer. Mais je dois bien avouer que moi-même je suis tombée un temps dans ce piège « zuckerberguien », que je me suis bien marrée à fouiner sur des comptes d’anciennes « rivales » de collège ou encore que j’ai posté des photos de moi sous mon plus beau profil et que j’y jette toujours un œil au réveil. En somme, je me suis fait « Facebooker ». Je m’auto-dislike.

Cette semaine, la team DELIGHT MAGAZINE s’est connectée pour share ses comments sur ce que lui inspire la journée sans Facebook. On commence par se mettre sur son profil Fooding pour des adresses parisiennes sans gluten, sans lactose, sans… ; on partage un Fashion focus avec des designers tournés vers l’Autre ; on défile son fil d’actualité avec un film délirant à l’humanité lobotomisée ; on poste sur son mur une playlist 100 % poke mélodieux ; et enfin on identifie des services tournés vers la nature présents et achetables sur Facebook. Cette semaine, on a rencontré le green et sublime Sacha, un entrepreneur-magicien qui aime les femmes et nous offre un démaquillant vegan, Kiitos, au design épuré et à l’efficacité prouvée : des huiles essentielles pour une peau belle et saine, on l’adopte now.

Je jure de ne pas aller sur Facebook le 28 février, tout Facebook, rien que Facebook.

LG

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3 février 2017 – Moulinex « libère » la femme (16 février 1932).

La femme « libérée » par un robot ménager ? Mais quelle ingénieuse idée. J’insiste sur l’ironie des guillemets. Merci Jeannot, surnom qui va comme un gant à ce cher Jean Mantelet (fondateur de Moulinex). Grâce à ton miraculeux moulin-légumes (première invention du fameux et même Jeannot et prémices d’une marque qui prendra en 1957 comme nom Moulinex), les femmes au foyer, enfin les femmes dans leur majorité à cette époque, pouvaient continuer à se taire tout en moulinant leur carottes, poireaux et autres bons légumes dévorés le soir par des maris inexistant dans les tâches ménagères. Aujourd’hui, FINITO le temps des stéréotypes et clichés. Enfin du moins dans mon entourage. Les hommes de ma vie m’ont toujours mijoté de bons petits plats et n’avaient pas l’air de s’en plaindre. Je dirais même qu’ils adoraient cela. Tandis que personnellement le mot « cuisiner » ne fait pas partie de mon vocabulaire et me ferait presque horreur. Mais je m’occupe toujours de la cuisson de la viande et de la découpe de celle-ci. Et cette pratique de boucher m’est sacrée. Comme l’aurait clamé pour sa défense l’homme de famille avant finalement, la bière et le bon bidon en moins. En 2017, on ne peut plus nous demander de travailler, être séduisante, pas trop chiante mais en plus de préparer le souper, ranger la baraque et tout ça avec le sourire s’il vous plaît. Du coup, mes sœurs, mes amies et moi-même, on côtoie des garçons gentils, polis, respectueux et pour la paix des ménages comme le partage des tâches. Moi, cela me convient parfaitement d’attendre devant un film que Monsieur fasse à manger puis la vaisselle. Solution afin d’établir une certaine équité, concernant le ménage, on partage mais j’en fais tout de même un peu plus. Uniquement pour qu’il soit bien fait mais officiellement cela me permet de contrebalancer. Alors serions-nous devenues des macho, macho women ?

Cette semaine, l’équipe DELIGHT MAGAZINE s’est libérée de Moulinex pour vous offrir un numéro aux petits oignons. On débute en découvrant un presse-fashion de splendeurs de la parfaite mamma ; on « visite » une centrifugeuse-nature rêvée de marques 100 % bio Made in France ; on déniche the mixeur-fooding aux multiples soupes parisiennes ; on branche son fouet électrique playlist 100 % femmes pas au bord de la crise de nerfs ; et on termine par un bon barbecue-movie bien saignant et séduisant. Cette semaine, on a rencontré le maestro magnétique Benjamin, un entrepreneur et musicien qui mène sa troupe d’une main de maître mais dans une ambiance familiale donc conviviale. On vous recommande Be Live pour tout beau moment de vie ou d’entreprises. Vous danserez, on vous le garantit.

WHO WILL RUN THE FIREPLACE (BOYS). Moulinex libère les hommes.

LG

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20 janvier 2017 – Premiers immigrants en Australie (26 janvier 1788).

L’Australie, aujourd’hui terre promise des jeunes Français, a une histoire bien singulière. Une particularité caractérisée par l’origine de la population immigrante européenne, disons-le assez « spéciale », qui foula ses terres à la fin du XVIIIe siècle. Des rayures en veux-tu, en voilà débarquèrent à Botany Bay. Pas certaine que ces charmants immigrants anglais furent la « cup of tea » des habitants ancestraux, les Aborigènes. Eux qui vivaient bien tranquillement sur leur terre depuis des siècles avec une philosophie de vie respectueuse de l’autre et de la nature se retrouvent aujourd’hui parqués dans des villes uniformisées, coincés entre deux cultures, et, désœuvrés, tombent dans l’alcool. Et tout ça à cause de qui ? Je vous le donne en mille : les colons. Leur triste histoire n’est pas sans rappeler celle des Indiens d’Amérique. Encore et toujours ces fucking Européens. Retour sur ces immigrants bien blancs, ancêtres des joyeux Brice de Sydney, aux passés douteux et aux mœurs discutables. Ces « rosbifs » étaient en réalité des bagnards. Pas de grands criminels en vue, plutôt des petits voleurs à la tire mais tout de même. Ce sont ces mêmes cambrioleurs de pacotille ainsi que leurs matons « anges gardiens » qui commencèrent à peupler ce que nous appelons aujourd’hui : l’Australie. C’est donc de cette manière rocambolesque que débuta l’histoire de « l’OZ ». Formidable contrée faite de déserts à perte de vue, de réserves naturelles à foison, de requins affamés, de kangourous surexcités, de barbies (barbecues en australien) sur la beach, de eskies (glacières portatives) pour une tenue bien chic (« LOL » comme disent les ringards qui veulent faire « djeuns ») remplie de bières fraîches, de surfeurs blondinets et autres clichés bien vérifiés et au demeurant bien sympathiques. Depuis, l’Australie abrite les descendants de nombreuses nationalités et se porte très bien, elle vous en remercie.

La team DELIGHT MAGAZINE s’est métamorphosée en Aussie pour vous élaborer un numéro « kangourouesque ». On commence avec un film à la folie douce et on dit ta (merci) à Hubert notre expert cinoche de nous le faire découvrir ; on s’habille ensuite en rayures élégantes et détournées dans le target (magasin de vêtements, chaussures…) d’Iris the stylist ; on écoute une playlist 100 % Australia Day délivrée par Dj Hub’ ; puis on suit Victoria, The Chef, qui nous a concocté un roadtrip culinaire Oz from Paris ; et enfin, Jean-Charles, notre crocodile Dundee, nous fait découvrir les parcs nationaux australiens. Cette semaine, on a rencontré la talentueuse et pleine de vie Mélodie, une actrice et un auteur au talent indéniable et à la gouaille sans faille. Courrez la voir dans son spectacle « On n’est pas des bêtes », fous rires garantis.

Oups, je viens de perdre un doigt en sortant de chez moi, j’essaye du coup de penser soleil, plage puis forcément Australie. Courage dans ce froid hivernal mes « mates » (amis en australien) : « NO WORRIES » comme ils disent chez eux.

LG

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9 janvier 2017 – La population chinoise passe la barre des 1,3 milliard d’habitants (6 janvier 2005).

Les Chinois sont aujourd’hui encore plus nombreux qu’en 2005 et cette expansion hallucinante n’est pas prête de s’arrêter chez nos voisins asiatiques. Indiens ou Chinois, qui remportera la place number one d’ici 10 ans ? Ce qui est assez étonnant est de voir qu’en Occident la population vieillit et décroît tandis qu’elle est en plein essor dans des pays plus pauvres et dits sous-développés tels que le Nigéria. La question est donc : comment se fait-il que dans les pays où tout est mis en œuvre pour que les enfants naissent sans manquer de rien, avec des droits et une médecine à la pointe de la modernité, les individus ne fassent plus de cute baby ? Prenons l’exemple du Portugal, où ses habitants sont les plus vieux d’Europe. En effet, les jeunes partent vivre dans l’Europe entière ou dans des contrées plus lointaines pour échapper à un chômage bien présent.  Du coup point de petit Ronaldo aux alentours… Mais par ailleurs, étonnamment d’autres phénomènes nouveaux de migrations éclosent. Car ce cher pays aux somptueux azulejos attire de plus en plus de Français ou autres Européens qui y ouvrent chambres d’hôtes, restaurants ou encore plus simplement y coulent des jours paisibles et heureux. Au final, Lisbonne et ses alentours ne se vident donc pas totalement mais sa population d’origine, elle, « périt ». « Les voyages forment la jeunesse » d’après un fameux proverbe. Ok mais après c’est bien de rentrer pour fonder la nouvelle génération. Vous me direz : « Quel est le rapport avec le schmilblick ? » Pour synthétiser : la richesse et les ressources naturelles se concentrent sur peu de territoires, occidentaux, là où la population décline pendant que celle-ci ne cesse de croître dans des pays non « armés » pour que ses habitants puissent vivre décemment. Et surtout nous devrons apprendre à vivre ensemble, à partager, à se respecter, car la population augmentant, les ressources naturelles forcément diminuent et l’émigration s’intensifie. Ce qui est déjà le cas en Europe qui a vu sa population augmenter depuis les différentes immigrations ces cinq dernières années. Pas facile, facile Marie-Chantal, même en y mettant toute la bonne volonté du monde… En une phrase : si les nations n’arrivent pas à prendre des décisions raisonnables et justes, rapidement, les problèmes de famine, réchauffement climatique et autre réjouissance actuelle mondiale que nous connaissons déjà mais de loin seront le quotidien de nos petits-enfants. Mais ce qu’il faut ne pas oublier c’est que la planète Terre s’est déjà à de nombreuses fois transformée bien avant l’arrivée de l’Homme. Peut-être fataliste comme pensée mais je la trouve plus positive et honnête que celle de s’autoflageller en permanence sur Facebook mais sans ne rien changer à son quotidien.

L’équipe DELIGHT MAGAZINE s’est démultipliée pour vous produire un numéro surpeuplé de bonnes informations. On commence par des designers inspirés par la splendeur des tenues portées par la population chinoise ; on migre ensuite dans plusieurs quartiers de Paris pour des adresses fooding Měiwèi ; puis on découvre une playlist aux « chanteurs-individus » 100% made in china ; on s’émerveille et on voyage grâce à un film choral dans un Hong Kong fantasmé et dépeuplé ; et enfin on termine sur une nature qui explore et dévoile les dangers futurs que cette démographie dense engendrera.

Comme le dit si bien un proverbe chinois : « L’argent est une richesse morte, les enfants sont une richesse vivante. » A méditer…

LG

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26 décembre 2016 – Naissance de Gérard Depardieu (27 décembre 1948).

Je suis une inconditionnelle de Gérard. Aucune objectivité face à ce monstre du cinéma vous ne trouverez chez moi. Gérard, sachez-le, je dirais oui à toutes ses demandes, même les plus folles s’il m’y conviait. Mon admiration sans bornes et mon soutien sans faille pour Gégé ne date pas d’hier. Pas un film, même ses plus grands navets, n’arrive à le rendre mauvais, détestable. Sa justesse inégalable, son phrasé irréprochable, sa douce élocution, sa force tranquille… tout en lui transpire l’humanité, l’homme dans toute sa splendeur. Car l’Homme est splendide, même imparfait. Gérard est attachant, car vrai, supportable même dans le scandale, car vivant. Il ne saurait être autre et c’est, à mes yeux, unique et magnifique. Gérard, c’est l’image du Français par excellence (en tout cas celle que j’aimerais que l’on ait de nous). Bon vivant certes mais également cultivé, curieux et amoureux de la nature, du monde, du terroir, de l’autre. Car Gérard est entier, quand il aime c’est sans compter. Certains, pour ne pas dire beaucoup, des commerçants de « sa rue » bien-aimée (rue du Cherche Midi à Paris) doivent mettre la clef sous la porte ? Il rachète, prête, se démène pour les aider à conserver leur travail, fruit de toute une vie. On ne sait que trop peu qu’il possède également une collection honorable d’oeuvres d’artistes injustement méconnus ou trop jeunes. Gérard, un ami qui vous veut du bien. Gérard défend, Gérard dit merde, Gérard fait ce qu’il lui plaît. Il peut. Car Gérard, lui, il vient de l’école de la vie. Il ne doit rien à personne mais beaucoup lui doivent. C’est un intuitif, un battant, il dévore la vie, la crame par les deux bouts, car c’est un sensible. Un émotif enfoui sous une carapace ogresse, un altruiste caché dans le corps d’Obélix, un homme d’une profondeur certaine dissimulée sous une lourdeur publique quand on l’excède. Gérard est dans la couillonnade mais pudique. Gérard est impertinent mais délicat. Gérard est beau, oui il est beau, époque Les Valseuses, je lui aurais donné mon corps et mon cœur sans confession. Gérard a déjà vécu mille vies et une vingtaine d’accidents. Gérard a joué un nombre incalculable de personnages et bu un nombre inavouable de bouteilles de vin. Une force de la nature le Depardieu. Gérard est né alors qu’il était non-désiré et il a décidé de rester. Gérard n’est pas près de nous dire au revoir même pour ceux que cela fait chier, au risque de tous nous enterrer.

Pour ce spécial Gégé, toute la team DELIGHT MAGAZINE a envoyé valser tout cliché à propos de notre Obélix préféré pour un hommage à sa hauteur. On commence par admirer et revêtir notre Tenue de soirée avec une mode inspirée de ses plus grands rôles ; on prend Le dernier métro après s’être fait une toile avec un Depardieu en père touchant et protecteur dans un monde rural attachant ; on découvre puis déguste un Buffet froid ou chaud grâce à des adresses fooding approuvées par Gérard ; on goûte et on se soûle au Saint Amour avec un quizz nature spécial vignoble ; et enfin on écoute en mode Disco une playlist 100% Gérard. Cette semaine, on est allé à la rencontre de Hervé et Vincent, les deux sympathiques et passionnés associés de Lord of Barbès GIN. Un gin d’exception et avec du caractère, on est conquis.

GÉGÉ 4 EVER DANS MON CŒUR.

LG

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12 décembre 2017 – Réouverture de la Tour de Pise (15 décembre 2001).

Mi piace troppo l’Italia. L’Italie et moi, c’est une grande histoire d’amour. Je l’ai traversée en long et en large, et si je le pouvais, je me ferais italienne. Chez eux j’aime tout : leur gastronomie, leur culture, leurs artistes, leur mode, leur cinéma, leur langue, leur fierté, leur beauté, leur histoire, leurs monuments… Mi piace troppo l’Italia. Des cousins originaux qui savent vivre et se laisser vivre, qui aiment leur pays plus que tout (/nous ?) et qui ont le respect de leur aînés, mi piace troppo l’Italia. J’aurais tant à dire sur ce pays… Mais je ne disserterai pas sur la tour de Pise, car je ne l’ai aperçue que de loin (une vision-éclair de notre voiture lors d’une de mes nombreuses excursions italiennes) et de son extravagante « position ». Elle ne représente pour moi qu’une infime partie de la beauté de la Toscane dans laquelle elle « survit ». La Toscane n’est pas ma région préférée de l’Italie, car mon cœur est à vie dévoué à la Sicile. Mais comment oublier sa campagne si magnifique, si sereine et si séduisante. Mi piace troppo l’Italia. Comment ne point admirer Florence et son patrimoine inestimable, ses œuvres d’art, ses églises, sa mémoire, ses Florentins si fiers, nobles et élégants. Car les habitants de l’Italie du Nord ne ressemblent en rien à leurs frères du Sud et c’est ce qui fait le charme, la particularité et la diversité de l’Italie dans son entité : elle est multiple (son histoire et la réunification tardive de celle-ci y est pour beaucoup). Je m’emporte et m’éloigne, que vous voulez-vous, mi piace troppo l’Italia. Revenons à notre élégante Toscane. Me vient aux papilles un souvenir de leurs délicieuses gelati italiennes, de leur prosciutto si raffiné, d’une focaccia fondante… De la « pitance » italienne, j’en dégusterais bien tous les jours, mi piace troppo l’Italia. Je n’ai cité plus haut que Florence par facilité, mais Sienne et San Gimignano m’ont bien plus charmée, tant par leur beauté que par leur passé. Cessons d’en parler, il faut la voir pour me croire. L’Italie, elle se visite, elle se goûte et elle se vit. Rares sont ceux qui en reviennent sans l’approuver et l’honorer. Cet édito est en communion avec mon cher Papy, tenace amoureux de l’Italie qui y part chaque année pour l’aimer, la désirer, la chérir et la découvrir davantage. L’Italie rassemble toutes les générations par sa générosité, son authenticité, sa magnificence et sa légèreté. Mi piace troppo l’Italia.

Cette semaine, toute l’équipe DELIGHT MAGAZINE s’est « penchée » sur l’étrange histoire della torre di Pisa e della sua bella regione. On voyage à la découverte de la cucina toscana grâce à de splendides adresses parisiennes ; on se déplace en Italie grâce à sa moda unica et à ses stilisti de génie ; on vous explique la causa naturale du penchement de la tour de Pise ; on évolue dans une épopée cinématographique grâce à una storia grandiosa ; et on termine par une playlist des più belle canzoni italiane. Cette semaine, on a rencontré l’élégant et drôlement sympathique Jason, un designer sur mesure qui a créé sa marque parisienne dédiée à l’art du portefeuille : Jason Briggs Paris. Des objets magnifiques et intemporels, on aime.

Tous les chemins mènent en Italie et chacun de ces chemins ravit mon âme et mon esprit. Pays de mon cœur je ne t’oublie pas, rappelle-moi à toi. Ti amo Italia.

LG

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28 novembre 2016 – Sacre de Napoléon (2 décembre 1804).

Cette semaine, vous n’apprendrez sûrement rien de plus dans mon édito mais un petit revival la main gauche dans son gilet, ça ne fait pas de mal. Napoléon, empereur d’une certaine terreur et empereur d’une certaine grandeur. Un homme à la destinée hors norme qui bouleversa et transforma la France. Lilliputien corse au tempérament de feu et à l’énergie débordante, un poil caractériel et un tantinet hyperactif. Napoléon est de la trempe des empereurs romains, César ne l’aurait pas renié. Militaire hors pair, il parcourut des milliers de kilomètres, explora plus de contrées lointaines que quiconque. Son agenda était rempli de victoires, de traités, d’attentats échoués contre lui mais aussi d’installations, de proclamations et de créations (le lycée, la légion d’honneur…) de ce qui constitue une grande partie de notre Etat et de la société française d’aujourd’hui. Nos politiques n’ont rien inventé. En effet, la paille-au-nez (surnom donné par les camarades de Napoléon à l’école de Brienne, car avec son accent corse Napoléon prononçait son prénom Napoillioné) est passé par là. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas chômé, le président normal et les 35h très peu pour lui. Un bon rebelle le Nabulio (surnom donné quand il était enfant par sa mère), qui effectua un petit putsch en toute détente et se fit proclamer Français des Français en toute simplicité (toute comparaison avec un certain Allemand à la petite moustache n’est pas interdite pour cette insurrection mais avec mesure et sans mauvais goût ni complaisance aucune pour le reste, merci). Certes Napoléon fit rayonner la France et fit beaucoup pour l’Hexagone. Mais l’homme au bicorne célèbre fit aussi mourir beaucoup d’hommes en Europe pour accomplir sa soif du pouvoir et de la domination. L’homme à la redingote impeccable rétablit et légalisa aussi l’esclavagisme. Bien d’autres points noirs seraient à citer mais je ne suis pas Hachette. La question est pourquoi Napoléon comme certains hommes de pouvoir ne savent-ils pas s’arrêter à point nommé ? A examiner leurs fins de vie : prison, suicide, assassinat ou décapitation… personnellement je m’en serais passée. Autre interrogation : ces envahisseurs finissent toujours pas perdre leur terres annexées à force de conquêtes sans relâche avec des hommes épuisés et laissant leurs nouvelles terres pas vraiment dirigées, encore moins stabilisées. Le bilan est en général un pays revenant à ses frontières d’origine mais ruiné et affamé. L’histoire se répète et se répètera encore, il est seulement curieux de voir que l’homme n’apprend pas des erreurs passées et que son ego démesuré le force à penser qu’il fera mieux et restera dans l’Histoire comme l’unique vainqueur. Comme vous l’aurez discerné, si vous m’avez lue jusqu’ici, ce sujet n’était pas franchement ma Joséphine à moi. Mais vous noterez, et j’espère apprécierez, que je vous ai épargné les comparaisons faciles Napoléon/Sarko, on n’est pas chez Libé

La Team Delight a exécuté son putsch puis est partie à la conquête du patrimoine culturel napoléonien. On commence inévitablement par les origines du petit Napoléon avec du fooding MADE IN CORSE, bon appetitu ; on revêt son uniforme et son couvre-chef pour une histoire de la mode aux robes Empire et autres parures délicates ; on observe et on se sent conquis grâce à un film au duel entre les deux héros poignant ; on ne s’exile point à Saint-Hélène pour découvrir une nature exotique rapatriée par la délicieuse Joséphine ; et enfin, on vous a programmé une playlist 100% amour, gloire et exil. Cette semaine, on est allé à la rencontre de Paul et Simon, les deux très sympathiques et dynamiques associés de ÙMA, producteurs de thés et d’infusions naturels glacés Made In France. Healthy and yummy, on est conquis.

Napoléon avait souvent le bon mot, je finis donc sur l’une de ses citations que bon nombre devraient appliquer : « Ce n’est pas possible ; cela n’est pas français. » 

LG

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14 novembre 2016 – Naissance de la baguette de pain (15 novembre 1793).

Baguette or not baguette. That is the question…  Si un vote tel « l’affaire » Brexit avait lieu pour oui ou non la sortie de la baguette de France, nous Français voterions contre assurément. On l’aime notre baguette. C’est un peu comme notre tour Eiffel, un rayonnement international bien cliché mais bien vérifié. En France, on pense baguette, on mange baguette, on vit baguette, on dort baguette, bref on est baguette. La baguette nous accompagne tout au long de la journée. Au petit-déjeuner, tartines de beurre et confiture. Au déjeuner, œufs mayo et gigot d’agneau avec du pain s’il-vous-plaît pour saucer ! (OMG cela ne se fait pas mais ne nous en voulez pas) Et au dîner, en croûtons dans une bonne soupe à l’oignon. Bref, la baguette ça nous gagne. Autre petit plaisir : le dimanche aller chercher sa baguette de pain et manger le croûton si croustillant. Attention à ne pas oublier que celui-ci se trouve juste à l’extrémité et que celle-ci n’est pas considérée comme la moitié de la baguette, au risque de se faire enguirlander par votre cookie-mummy. Trêve de plaisanterie, aucun pays ne peut rivaliser avec notre chère et tendre baguette, ils auront beau essayé, good luck. D’autant plus que leur pain est payant dans beaucoup de ces contrées lointaines sans parler des pays où il est inexistant bien que travesti en pain pita, pain de mie ou autres pâles copies de notre trophée gastronomique. C’est d’ailleurs, personnellement, ce qui me manque le plus quand je suis à l’étranger. Première chose, en remettant les pieds sur la terre promise de la baguette : un bon jambon/beurre.  De plus, la baguette est un aliment que, animaux comme humains, nous avons en commun et ça, ça ne mange pas de pain. En effet, nos « amis » (désolée  pour les guillemets mais je ne suis pas Brigitte, la SPA très peu pour moi) pigeons, canards, poules ou encore chevaux en raffolent. La baguette est donc impérissable et se distribue, se partage à l’infini. Jésus rompait bien le pain. 2016 ans après, croyants ou pas à notre tour de le partager avec qui bon nous semble. Mais, malheureusement, aujourd’hui nous sommes à l’heure de la complexité et notre « pain béni » pourrait avoir de sérieux soucis à se faire. Les boulangers redoublent d’inventivité pour nous séduire et de la baguette en veux-tu en voilà il y en a… Baguette tradition, baguette ficelle,  pain complet,  pain aux céréales… Rond, fin, allongé, rabougri, en tranches… il y en a pour tous les goûts. N’oubliez pas, chers artisans de nos cœurs, que nous, les Français, ce que l’on préfère c’est finalement notre bonne baguette à l’ancienne comme quand nos grands-parents faisaient leurs dents. Baguette un jour, baguette toujours.

Cette semaine, toute l’équipe Delight Magazine s’est levée à 5H du matin comme nos boulangers-warriors pour vous livrer sa vision de la baguette et ça sent le levain. On entame ce marathon de la baguette avec des lieux fooding délicieusement enfarinés ; on pétrit de la bonne pâte pour contrer la triste découverte d’aliments pas très nature dans des baguettes industrielles ; on revêt son tablier et son calot pour une histoire de la mode en ode à l’épi de blé transformé ; on dore sa culture cinématographique avec un film gargantuesque aux bonnes tartines englouties par un duo d’acteurs mythiques ; on écume une playlist 100% pain bâtard ; et pour finir on beurre ses connaissances sur les rapports humains avec une chronique sociale coupée en fines tranches.

Cette semaine, on est allé à la rencontre de François, le très stylé et pointu fondateur de Drop Paris Vintage. Une caverne d’Ali Baba au 40 et plus vêtements chinés de nos marques sportswear iconiques pour nous rendre beaux et uniques. Nous on a déjà adopté cette mode mythique de nos années lycée.

Alors monsieur Copé combien coûte une baguette ?

LG

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28 octobre 2016  – Le premier procès en sorcellerie à Paris (29 octobre 1390).

Les sorcières c’est l’enfer ? Qui étaient-elles vraiment ? Des guérisseuses, des voyantes, des arnaqueuses, des têtes de turc ? Énigme totale. Mais ce que l’on sait, c’est que très souvent la chasse aux sorcières était d’une injustice sans nom et se révélait être un pugilat atroce. En quelque sorte certaines personnes devenaient le bouc émissaire d’un village dès qu’une catastrophe arrivait. Il fallait bien un coupable et les gueux sachant se faire justice pendaient le ou la malheureux/malheureuse. Il ne faisait pas bon être un original et solitaire ou une femme seule et anticonformiste au Moyen-Age. J’apparenterais personnellement ces procès en sorcellerie aux erreurs judiciaires d’aujourd’hui. Car si on étudie ces « affaires » on remarque que bien souvent quand le coupable est introuvable on se tourne inexorablement vers le marginal, le laid, le bizarre, l’isolé, l’associable, bref le différent. Une fois le punissable trouvé, la cruauté humaine se révèle alors et toutes ses angoisses premières se retrouvent justifiées comme par miracle grâce à des racontards et preuves de pacotilles. Combien de vies ont été détruites ? Vous pourrez trouver mon parallèle douteux mais nous n’existions pas à l’époque des châteaux forts et je doute que la vie y était douce et clémente. Aujourd’hui, les cibles ne sont plus les mêmes et le mot « sorcière » apparaît seulement dans les contes d’enfants ou dans les Disney. Les sorcières de l’époque seraient les voyantes ou les croyants vaudous d’aujourd’hui ? J’ai eu ma première expérience avec un voyant cet été, totalement affolant. Je n’ai pas voulu le brûler sur la place du village mais je l’aurai bien noyé dans la piscine pour certaines de ses prévisions et pour ce qu’il a pu voir de moi ou de mon passé. Assez effrayant mais terriblement excitant. J’ai toujours dit que je ne croyais pas aux voyants et à leurs confrères, car je suis terrifiée à l’idée que des gens puissent nous lire et nous prédire notre bonheur ou malheur. Mais j’ai légèrement révisé mon jugement depuis cette « séance » riche en émotions. Comme cela fait longtemps, je m’auto-flagelle gentiment en vous livrant une de mes plus grandes peurs. Jeanne de Brigue, la fameuse brûlée vive du premier procès en sorcellerie, ou plus communément appelée la Cordière (je crois que je ne préfère pas comprendre son surnom) m’avait-elle jetée un sort ? Tout le monde a vu le film Les Visiteurs, tout le monde se rappelle de la sorcière qui empoisonne Godefroy de Montmirail, tout le monde a ri. Eh bien moi, je n’ai pu regarder cette scène jusqu’à mes 14 ans. Oui je sais c’est ridicule. J’ai toujours été extrêmement peureuse, mais grandissant je trouve que finalement, la magie blanche c’est amusant et assez charmant.

Toute l’équipe DELIGHT MAGAZINE a sorti son vieux grimoire et son amulette pour vous livrer une potion sur mesure qui vous permettra de jeter un sort culturel. On a enfourché notre balai magique pour vous dénicher des adresses fooding diaboliquement délicieuses ; on a revêtu notre cape d’invisibilité pour vous faire découvrir une partie de l’histoire de la mode fatale et mystique ; on a exorcisé la bobine avec un film aux personnages maléfiques ; on a rencontré un chaman empathique qui nous donne les clefs de la sorcellerie moderne ; on vous a concocté un herbier des sorcières pour un envoûtement nature ; et enfin on vous offre un chaudron sonore 100% sortilèges.

Cette semaine on est allé à la rencontre de Alexis et Christophe, les deux très sympathiques et dynamiques associés de Portrait 2.0, un concept innovant et percutant qui permet aux entreprises et aux particuliers de bénéficier d’images adaptées à leur communication grâce à un service de photographie adapté. On adore.

La sorcière est comme tout le monde. Elle prend son petit déjeuner comme tout le monde, un verre de sang tiède avec des tartines de rats. Elle accompagne son fils sur son balai magique, comme tout le monde. Elle n’est pas folle vous savez…

LG

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17 octobre 2016  – Exécution de Mata Hari (15 octobre 1917).

Espionne téméraire ou simple courtisane mythomane la Mata Hari ? Une femme aux mille vies qui déconcerta plus d’un homme. Elle fut tour à tour : femme rangée, puis courtisane (prostituée ?), mais encore danseuse de charme pour finir agent secret. Aucune certitude à ce jour qu’elle fut réellement espionne mais certaines preuves tendent vers cette réalité. Elle aimait les beaux militaires et ne s’en cachait pas. Si ceux-ci avaient en plus du pouvoir et de l’argent alors elle fonçait la Honey Ryder sans maillot. Qu’elle fut réellement informatrice pour les boches ou point n’est pas franchement le sujet. L’unique et véritable à mes yeux est : si elle avait été un homme, l’aurait-on décrite et décriée de la même manière ? Car à bien regarder sa biographie de plus près, les mots qui ressortent pour caractériser Mata Hari ne concernent quasiment que sa sexualité ou sa vie frivole. Quand James Bond, personnage fictif très largement inspiré de nombreux espions, fricote avec bon nombre de consœurs, ennemies ou encore secrétaires, personne ne trouve rien à redire. Pire, les spectateurs en redemandent et trouvent tout à fait convenable et normal que celui-ci se fourvoie avec bon nombre de « mantes-religieuses », politisées ou plus simplement engagées. Je dis stop aux « macho macho men » ! Essayons de voir la vie de Mata Hari sous un angle différent et, sans nullement approuver sa conduite et son « je m’en fous du qu’en dira-t-on », saluer sa liberté de femme pour une époque où celle-ci n’avait point trop son mot à dire. Mata Hari fut sans conteste une grande amoureuse et une Narcisse des temps modernes. Elle détonna dans toute l’Europe et à Java ; et fit découvrir à la gentille petite société bourgeoise du XXe siècle une culture méconnue lui venant de sa vie dans les Indes néerlandaises, bien épicée comme elle. Moitié occidentale, moitié orientale, moitié chic-béni-oui-oui, moitié exotique-érotique? En explorant sa biographie on note un avant/après. Sa vie fut marquée par un événement tragique : la mort de ses deux enfants, par empoisonnement semble-t-il. Est-ce à la suite de cette épreuve qu’elle décida de tromper son monde et de devenir espionne mais pas conne ? Exécutée froidement par un sombre matin d’octobre elle ne put s’empêcher un dernier « je vous em….. » en refusant le bandeau qu’on lui proposait et de lancer un dernier baiser aux soldats qui allaient la tuer. Une taupe à l’humour sanglant et à l’impertinence sans faille.

Pour ce nouveau numéro, la team DELIGHT MAGAZINE enfile son costume 0016 et se munit de gadgets sur mesure pour vous fournir des renseignements confidentiels. On débute en officier traitant avec des adresses food aux saveurs indiennes en mémoire de la vie javanaise de la Mata ; on se transforme en agent dormant en étudiant des plantes carnivores ; on revêt l’habit d’agent provocateur avec de la mode aux mille et une séductions orientales ; on devient agent d’influence grâce à des informations secrètes classifiées fournies par les artistes contemporains ; on se réserve en agent double droit d’écoute sur une BO 100% films d’espions ; on évolue en agent illégal en regardant un classique cinématographique ; et enfin on devient agent de pénétration en infiltrant une salle de bowling dans DELIGHT A TESTÉ. Cette semaine, on a rencontré le magnifique et drôlement sympathique Dimitri, un architecte d’intérieur sur mesure qui nous fait découvrir la rénovation d’une copropriété rondement menée par son agence ARCHI-CONSULT.

Mon nom est Hari, Mata Hari.

LG

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30 septembre 2016  – Mise en vente de l’Aspirine (10 octobre 1903).

L’aspirine ou la bonne copine. Une poudre qui nous sauve la vie dans beaucoup de moments. Toujours là pour sauver nos petits maux quotidiens, pas radine en mieux-être et terriblement efficace les lendemains de soirées trop arrosées ou pour les plus bigleux-intellos lors de migraines ophtalmiques entre autres.

Mais personnellement, je suis assez contre les médicaments lorsque l’on peut s’en passer. Je côtoie bon nombre d’amies (je mets un « e » car c’est tout de même un réflexe assez féminin l’aspirine ou le doliprane !) qui se « gavent » de médicaments à tout va pour tout et pour rien. Vous m’étonnez qu’elles soient tout le temps malades, si au moindre mal de ventre, mal de crâne, ou autres petits désagréments, elles usent de la carte aspirine. Comment rendre son corps vulnérable : bourrez-vous de médicaments et ne soyez pas patients. Pour les maux de tête liés à l’alcool par exemple, il suffit souvent de boire un bon litre d’eau avant de se coucher puis un autre au réveil, prendre un fat petit déjeuner (usez des pâtes bolo s’il le faut) et vous serez remis sur pieds sans avoir eu besoin de ce petit cachet blanc. Bref à tout mal il y a une solution. La France est un des plus gros consommateurs de médicaments en tout genre et essayez SOS MEDECINS, vous ne pourrez plus en douter. En effet, en comparaison avec un médecin généraliste de base, votre ordonnance s’allonge et vous vous retrouvez avec une bonne dizaine de médicaments à prendre pour une grippe qui pourtant se guérit avec repos et dodo. La liste est longue de moments où par flemme et impatience nous prenons cette bonne fée aspirine pour stopper notre « calvaire » de bons Occidentaux. Bon je passe aux aveux après avoir poussé ma pseudo gueulante, il est vrai que le samedi matin, parfois, je ne me refuse pas un bon petit doliprane (dose d’1 gr) pour m’aider à avancer dans ma journée, car sans elle c’est le carnaval de Rio dans ma tête.

La Team Delight s’est creusée la tête sans mal de crâne pour vous délivrer un numéro sans prise de tête. On avale son cachet avant de goûter d’originaux cocktails accompagnés de mets sur le pouce avec des adresses fooding so delicious ; on dilue la poudre en découvrant et admirant des looks fashion surprenants et psychédéliques ; on se désintoxique de l’aspirine grâce à des plantes médicinales qui nous soignent naturellement ; on respecte les doses avec des images et des travaux d’art contemporain sous influence ; on espace les prises d’aspirine avec une playlist 100% so migraine ; on visionne les contre-indications de nos chers médicaments dans le « psycho-thriller » Side Effects ; et enfin une partie de la team Delight Magazine a testé pour vous le bowling, mal de crâne assuré au vu du niveau. Cette semaine, on a rencontré deux superwomen, Giuglia et Noémie, créatrices de Cook That Sound, qui à travers un blog et des soirées vous invitent dans un univers original et décalé, mélangeant cuisine, design, musique, danse… Un concept pas banal pour une approche sensorielle innovante.

Merci à toi Aspirine de nous accompagner lors de ces nombreux lendemains compliqués, que tu continues d’exister dans nos vies, on ne t’oublie pas, toi la reine de nos cerveaux en compote. Aspirine tu dépotes.

LG

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16 septembre 2016  – Ouverture du 1er Mc Donald’s en France (17 septembre 1979).

McDo et moi, c’est une vieille histoire d’amitié. Un ami qui m’accompagne depuis mes 16 ans dans des moments bien différents. Il a été témoin de mes déménagements et mes « mille et une vie ». Il m’a rassasiée ou réconfortée à n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit. McDo, c’est mon compagnon de fortune et d’infortune que je défendrai corps et âme contre ses détracteurs, que cela vous plaise ou non.

Enfants, nous n’allions pas ou très rarement au McDo, nos visites au Sacro-Saint temple du fast-food se comptent sur les doigts d’une main. Nous pouvions goûter au fameux Happy Meal, et repartir en souvenir avec Arielle (la petite sirène, en plastoc made in China), seulement lors de longs voyages en voiture et car aucune autre alternative ne se présentait à nous. Ou lorsque notre père nous emmenait au cinéma, et encore c’était loin d’être systématique à mon grand désespoir. J’ai donc été élevée avec une notion de McDo assez floue. Ma véritable initiation au McDo commença à mon indépendance et en voici quelques anecdotes. Elles reflètent ce que lui et moi avons partagé et que jamais je n’oublierai. A mes 16 ans donc, j’emménageais seule dans le 7e, côté Champ de Mars. Autant vous dire que je ne savais même pas me faire cuire un œuf donc me faire à manger n’était pas imaginable, ni même ma « cup of tea » (ce n’est d’ailleurs toujours pas le cas, je ne suis décidément pas une femme à marier). Pour me sustenter, il m’arrivait donc d’enfourcher mon vélo et de traverser le Champ-de-Mars direction la Motte-Picquet pour aller me chercher un bon menu Big Mac. Et là, la question que l’on connaît tous tombait : « Sur place ou à emporter ? » « A emporter ma petite Karine ». Hors de question de me goinfrer à la vue de tous dans un « restaurant » aux néons dignes d’un hôpital et à la clientèle fort peu agréable à la vue, merci bien le dégoût. Pour moi, manger un McDo c’est un plaisir solitaire. « Ne pas déranger, je mange mon double cheese, merci… ». Revenons à nos nuggets. Le retour en vélo était quelque peu périlleux et je ne compte pas les fois où, rentrée chez moi, je découvrais dépitée que mes frites, mon Big Mac, mes nuggets (j’arrête là, j’ai légèrement honte d’énumérer ma commande type) étaient trempés à cause de mon « fucking » Coca-light que la petite Sandrine avait mal placé. Sandrine, tu veux mon petit Charolais mouillé dans la tronche ? Plus tard, changement d’adresse direction la rive droite et ses nombreux Mcdo. Il se trouve que j’habitais à 5 min de celui du canal Saint-Martin et à 10 min du fameux McDo de la mort qui ne ferme jamais sauf entre 2H et 4H du matin situé à Parmentier. Ce fut une période de ma vie où McDo et moi on ne se quittait pas. Un cheese pour le goûter, un menu de grosse pour la fin de soirée, bref lui et moi c’était à la vie à la mort. Et puis, McDo peut créer des liens. Lorsque, affamés après une soirée bien arrosée nous arrivions à 5h avides de Royal Cheese, Sundae et autres réjouissances à celui de Parmentier, nous avons fait bon nombre de connaissances mes amis et moi. En effet, à l’époque ils ne donnaient pas de sacs pour les commandes à emporter sous ordre d’arrêt de la préfecture, car après c’était Bagdad dans la rue. Et toute la magie de la famille McDo apparaissait : une belle solidarité s’organisait entre tous pour se donner sac en plastique ou encore pour faire rentrer les nombreux burgers dans nos Balenciaga (pour les bourges) ou sacs en toiles (pour les bobos). Ça se passe comme ça chez McDonald’s. Je m’arrête là car sinon j’aurais besoin de l’épaisseur de Guerre et Paix pour vous conter nos 400 coups à McDo et moi.

Toute la team DELIGHT MAGAZINE s’est régalée à vous préparer des menus McDo sur mesure. On commande avec dame fature un Menu Best of Greenwashing écolo ; on se délecte d’un menu Maxi Etoffe séducteur avec fashion focus ; on déguste un Happy Meal contesté avec aux arts et caetera ; on réclame avec le cinoche des American Fries effrayantes ; on découvre avec le gâteau sur la cerise de savoureuses adresses food « mangez comme vous êtes » ; et pour finir et trancher, comme le luxe n’a pas de prix, l’équipe DELIGHT MAGAZINE a testé l’hôtel Nomandy, à Deauville, en toute simplicité. Cette semaine on est allé à la rencontre de la si sympathique et généreuse Muriel dans sa ravissante boutique de design et décoration insolites.

Mac Donald’s un ami qui vous veut du bien…

LG

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2 septembre 2016  – Prémices du réseau Internet (2 septembre 1969).

Les prémices d’Internet ou le début d’une nouvelle ère. Une révolution née en 1969 qui allait transformer nos vies à jamais. Qui aujourd’hui peut se passer d’Internet ? Même nos grands-parents sont connectés et ont blacklisté leur bon vieux Petit Robert et autres encyclopédies. Aujourd’hui, ce qui les branche c’est la célèbre barre de recherche.

Quand nous avons choisi ce thème, la première image, ou devrais-je dire le premier son qui m’est venu, est ce bon vieux bruit, au demeurant insupportable, lorsque l’on se connectait il y a à peine 20 ans. Une suite de grésillements improbables qui durait une bonne minute pour enfin pouvoir explorer le monde extérieur. Patience… et que la wifi fut !

Aujourd’hui, Internet gère nos vies d’une manière parfois assez effrayante à mon goût. On tombe amoureux sur Internet, on regarde la télé sur Internet, on se fait des amis sur Internet, on fait ses courses sur Internet, on trouve son appartement sur Internet… La liste est longue et je ne parle pas des drôles de zigotos qui achètent de la drogue, des armes, se prostituent, etc. sur Internet. Bref, le web est devenu en peu de temps le centre de nos vies et de tous les possibles. Une connexion permanente au monde extérieur soit, mais à travers son écran ce qui réduit drôlement la découverte spontanée, l’incongru, l’inconnu, la prise de risque, la vraie vie en somme. Trêve de mauvaise foi, bien entendu Internet est aussi une invention extraordinaire qui ouvre à tous la possibilité de « parcourir » le monde, de voyager, de se cultiver et de s’instruire tout en restant chez soi, surtout pour ceux qui n’ont pas le choix ou la possibilité de s’évader autrement que virtuellement. En somme, Internet pourrait se voir comme une véritable démocratie et un pays dans lequel chacun a réellement des droits identiques et un accès égal aux mêmes « richesses ». Quoiqu’en Chine ce serait plutôt « des nems tu en mangeras, de la censure tu en boufferas ». Personnellement, j’utilise bien évidemment quotidiennement Internet de peur d’être has been et surtout car il est tout a fait impossible aujourd’hui dans mon métier de ne point l’utiliser. Marginalité adorée pourquoi m’as-tu abandonnée ? Anecdote personnelle de noob (débutante) : au départ totalement réfractaire à Facebook, j’ai fini par m’y inscrire il y a deux ans. Pour être honnête, je suis tombée dans tous les mauvais pièges de l’égocentrisme que je critiquais et dédaignais avant de faire partie de cette « grande communauté ». Je m’auto-dislike. RIP la Laurène hors système. Vous sentirez dans cet édito un certain sentiment désabusé m’habiter, comme dirait Alizée : « c’est pas ma faute à moi », si Internet me gonfle parfois comme ça. C’est pas ma faute à moi si je n’supporte pas Insta’… Bon, je fais ma B.A, sans Internet DELIGHT MAGAZINE n’existerait pas alors kikoo lol les geekos.

Cette semaine, l’équipe DELIGHT MAGAZINE s’est transformée en hacker pour vous relier à une culture virtuelle mais bien réelle. On déniche un fooding OMG avec des services livraison 100% digital ; on s’instruit avec un art contemporain non newbie (un débutant dans un sens large) mais up et totalement connecté artistiquement ; en MP l’histoire de la mode nous révèle les nouvelles innovations fashion pour être IG (« dans le jeu ») ; on découvre de nouvelles applications n1 (nice one / « joli coup ») consacrées à la nature ; on revoit et encode « the film » The Social Network OKLM ; on écoute une playlist 100% crowdfunding aux goûts musicaux WTF ; et enfin YOLO l’équipe a testé pendant ses vacances, pour une déconnexion totale, la plage naturiste et la péniche, MDR comme disent les jeunes. Pour la rentrée, nous avons rencontré les passionnés, précieux et délicieux antiquaires Jacques et Michael dans leur superbe galerie du Marché Serpette.

Comme dirait Laurent Laplante : « Si, en effet, Internet a beaucoup à offrir à qui sait ce qu’il cherche, le même Internet est tout aussi capable de compléter l’abrutissement de ceux et celles qui y naviguent sans boussole. »

Allez, gl (bonne chance) pour la rentrée les followers, merki.

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21 juillet 2016  – Alain Gerbault boucle le 1er tour du monde à la voile en solitaire (29 juillet 1929).

Je n’ai jamais fait le tour du monde sur la mer, et encore moins en solitaire, mais j’ai ma petite expérience en termes de navigation où bien souvent j’ai bu la tasse ou vu ma vie défiler. Récap’ rapide de mon apprentissage, sinon il faudrait une multitude de bouteilles à la mer. Ayant du sang breton et passant tous mes étés depuis ma naissance sur mon île de Bréhat, la mer ça me connaît. C’est simple, pour se rendre dans ce sublime havre de paix, force est de prendre le large. J’ai donc dès bébé pris la mer, ce qui je crois m’a permis de ne jamais avoir le mal de mer. L’activité sur l’île aux fleurs (surnom qu’on lui donne et qui lui va parfaitement) la plus pratiquée est forcément la voile. Dès mes six ans, ma mère m’inscrivit au club nautique. Mon initiation à la voile débuta par l’optimiste, petit voilier très bien conçu et adapté pour les Lilliputiens que nous étions.

J’étais donc ravie de partir à l’aventure tel un moussaillon prêt à affronter les tempêtes. La joie fut de courte durée lorsqu’on m’obligea à mettre une horrible combinaison, toute collante et aux couleurs criardes, dans laquelle X enfants depuis X années s’étaient soulagés sans aucun complexe après leur cours de voile (moi la première, je dois bien l’admettre). A ce fameux cours, je rencontrais Agathe qui est devenue pendant 8 ans ma meilleure amie de vacances et ma plus fidèle compagnon de mer. Avec elle je vécus ma première régate où nous gagnâmes fièrement la première coupe. Puis, plus grande, vint le temps de l’expérience du 420, bateau à voile plus adapté à notre poids augmentant et notre âge grandissant. Et là, nos excursions se corsèrent grandement. La première sortie fut un désastre. Nous foncions droit sur un autre voilier plus grand et imposant. Seule solution pour ne point abîmer les autres marins, surtout au vu de leurs cris et réprimandes, barrer au dernier moment. Dans la panique nous avions dessalé et nous nous étions retrouvées avec moult algues vertes sur la tête, dans le short et dans nos méduses, hyper sympa. Je me rappelle encore que, remontant à la surface de l’eau en ayant bien bu la tasse, je vis la baume me tomber droit dessus et vis ma petite vie défiler (non je n’exagère pas, j’ai cru y passer). Un bon coup sur la tête plus tard me voilà sauvée par GéGé, le moniteur so fresh and so cool. Finalement, tomber à l’eau avait son avantage. Fortes de cette mauvaise expérience, nous décidâmes tout de même de participer à la régate à bord de ce maudit 420. On en voulait encore, on en redemandait encore, sado-masos les matelots. Quelle mauvaise idée avions-nous puisque nous restâmes bloquées en pleine tempête à nous pourrir et nous maudire mutuellement d’angoisses et de désarroi. De plus, personne ne voulait nous aider, car dans une course de bateau, si l’on aide son prochain, on est éliminé. Bon esprit les mousses. Après cette nouvelle mésaventure nous décidâmes de nous mettre au kayak, au moins c’était chacune pour sa gueule. A nous les pagaies et basta così les voiles, les écoutes et autres safrans. Puis je pris une année des cours de planche à voile que j’arrêtais bien vite, car la taille de la voile de la planche était faite pour une personne d’au moins 1m75, or je faisais à l’époque 1m50. Je passais donc mes 3h de cours entre 5 min sur la planche et 1h coincée dans les rochers à attendre le moniteur. Faites le calcul et vous conviendrez que c’était pas mal de temps perdu. Ce fut la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Je déclarais donc forfait à vie pour tout sport nautique.

Je garde, tout de même, de ces années des souvenirs impérissables, et j’éprouve surtout de la gratitude à vie à l’égard de ma mère qui m’avait offert de pouvoir tester ces activités bien salées.

Pour ce numéro, l’équipe DELIGHT est partie à l’abordage pour vous produire un tour du monde culturel iodé. On commence par enfiler son gilet de sauvetage pour accompagner Robert Redford dans un film bien agité ; on navigue ensuite à travers différents restaurants de poissons bien frais et savoureux ; on part en croisière fashion pour une histoire de la mode en marinière ; on plonge à la découverte d’une nature perdue en pleine mer d’une beauté désarmante ; on se fait capitaine aux côtés d’artistes contemporains pour dénoncer certaines pratiques tout en restant dans l’esthétique ; on boit la tasse musicale avec une playlist 100% mer sur terre ; et enfin on découvre notre nouvelle rubrique j’ai testé dans les jardins des Tuileries où sports nautiques se conjuguent avec carton pâte et cris en pagaille.

Cette semaine on est allé au nouveau Perchoir, au bord de la Gare de l’Est, rencontrer Olivier, dynamique et fort sympathique propriétaire de ces nouveaux lieux de vie de Paris.

Moi si j’étais un homme, je serais capitaine…

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7 juillet 2016  – Loi sur le repos dominical (13 juillet 1906).

Le dimanche, c’est pour moi le jour consacré soit à la paresse, soit à l’ennui. Adolescente je l’ai haï, jeune adulte je l’ai maudit, aujourd’hui je le bénis. Synonyme de retour éprouvant à l’école et de devoirs à exécuter sous contrainte pour moi il fut. Puis il se transforma en déclencheur de mal de ventre et d’angoisses à l’idée de retourner travailler dans une ambiance exécrable. Enfin, je vis maintenant le dimanche comme un jour de repos, de flemme et d’allégresse, étant épanouie professionnellement.

Etrangement, je prie au plus profond de moi chaque dimanche pour que le ciel soit gris et que mon envie de rester au lit soit déculpabilisée. Car oui, le dimanche j’ai toujours aimé traîner et regarder des films à la chaîne avec un bon plat de pâtes bien grasses ou toute autre nourriture rassurante et peu contraignante à préparer. Le dimanche c’est sacré, faut pas me faire chi…

Le dimanche était aussi pendant longtemps synonyme de déjeuner chez ma mère avec mes trois sœurs. Un moment où l’on se retrouvait toutes les cinq et où, bizarrement, rarement on s’engueulait. Un repas où le menu variait entre rôtis de bœuf l’hiver (que je prenais un plaisir inéluctable à découper) et côtelettes d’agneau l’été (que j’adorais ronger). Un partage familial qui, avec l’âge, n’est plus un rituel et qui me manque parfois.

Une autre pensée me revient et me remplit de tendresse aujourd’hui, notre visite dominicale à ma grand-mère paternelle à l’hôpital. Pourtant sur le moment, très souvent, égoïstement et au vu de mon jeune âge, j’y allais franchement à reculons.

Nous passions donc notre dimanche après-midi au milieu des fauteuils roulants et autres réjouissances qui appartiennent à la vieillesse. Je plains ma pauvre mamie si vive d’esprit d’avoir dû subir si jeune tout ça. Ce n’est pas une vie et je ne souhaite à personne, pas même à mon pire ennemi, de finir son existence dans ce genre « d’ambiance ». Mes mots ne sont pas politiquement corrects, mais avouez qu’à 14 ans, ce n’est pas évident.

Vous remarquerez que je suis transparente sur mes petites manies au risque de me rendre très peu attirante. J’assume, car je sais que pour tous le dimanche est le jour de la semaine où l’on prend du temps pour soi, où l’on ne se met aucune pression ni obligation, et où un certain lâcher-prise s’opère. Personnellement je trouve cela absolument charmant.

La team DELIGHT MAGAZINE n’a pas pris son repos dominical pour vous concocter un numéro à lire en toute tranquillité. On commence par des adresses fooding pour chiller au gré de notre appétit ; on se prélasse fashion en admirant des déshabillés, kimonos et autres habitudes vestimentaires du dimanche imaginés par les plus grands couturiers ; on se détend tout en se cultivant avec des artistes contemporains qui nous offrent leur vision du sommeil et du repos ; on fait une pause cinématographique avec le génial Le temps d’un week-end ; on se relâche avec des rappeurs pour qui le repos dominical n’est pas radical et pour couronner votre lecture sereine, on sort de chez soi pour une ballade bucolique dans Paris.

Cette semaine on est allé à la rencontre de Pierre, formidable créateur des concept-stores Sauver le monde des hommes, ouverts tous les dimanches.

Comme le déclarent les prêtres solennellement à la messe du dimanche :

« Que la paix soit avec vous… »

LG

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23 juin 2016  – Mort de Michael Jackson (25 juin 2009).

Un soir de fin juin, il y a 7 ans, je me rappelle avoir regardé la cérémonie d’hommage pour MJ. Assise à côté de mon père, une bouteille de rosé vite consommée entre nous, partageant tous deux une émotion particulière, presque religieuse, nous ne parlions plus. Les yeux mouillés, nous écoutions les plus grands reprendre les classiques du KING OF POP. Ce soir-là, je me souviens qu’il faisait chaud (oui, normalement en juin à Paris, il fait beau et chaud), que toutes les fenêtres étaient ouvertes dans la ville et « diffusaient » un seul et même artiste, MJ.

Ce calme olympien, malgré le son à fond, qui s’emparait de tout Parisien (et du monde entier j’imagine) était extrêmement étrange, mystique. Nous avions perdu avec la mort de Michael Jackson notre jeunesse,  nos premières danses devant la glace et tant de souvenirs si délicieux, précieux et uniques à chacun. MJ a fait partie de la vie musicale de tout le monde, de toute couche sociale confondue, de tout pays, de toutes couleurs de peau, de touts bords sexuels, de toutes religions. MJ nous rassemblait et ce soir-là il nous a rappelé, en nous laissant tous orphelins, que la musique adoucit les mœurs.

MJ n’a jamais été mon artiste préféré, à lui j’ai préféré Prince, son grand rival de tout temps, plus humain à mes yeux et plus vrai, mais qui jamais ne sut l’égaler dans le cœur du monde entier.

Mais je ne peux nier que ses chansons sont mythiques et immortelles, qu’il dansait comme un Dieu, que sa voix était unique, presque irréelle et que son style était et reste inimitable. Je vais sûrement me faire des ennemis et j’assume ma totale contradiction personnelle avec mon souvenir évoqué au-dessus mais je n’ai jamais aimé la personne qu’il semblait être. Enfin, il serait plus juste de dire que j’ai toujours trouvé que son mode de vie était étrange, inquiétant…

Il m’a toujours émue à travers ses chansons et sa voix si singulière mais il m’a toujours horrifiée en tant que personnage public. Physiquement et quand il parlait dans ses rares interviews, à la fin de sa vie, il ressemblait aux morts-vivants qui dansaient si remarquablement à ses côtés dans son fameux clip THRILLER. Et jamais on ne sut ni ne saura qui il fut finalement. MJ = MYSTÈRE ET JEUNISME éternels. A l’heure de l’anniversaire de sa mort, de vieux dossiers ressortent et disons que ce n’est ni glorieux ni rassurant mais le doute subsiste. Écoutons donc ses chansons, évoquons le meilleur de MJ grâce au formidable et monstrueux héritage culturel qu’il nous a légué. Personnellement, quand je l’entends, je laisse mes incertitudes au placard et me lève pour danser. Beat It les mauvaises pensées.

MJ comme on le sait a inspiré tous les arts et DELIGHT MAGAZINE vous le rappelle cette semaine. This is it, on revêt notre plus beau cuir rouge et notre gant à cristaux noirs pour admirer son influence sur la mode ; on découvre un fooding MJ aux goûts très Black and/or White ; un MJ Human Nature, précurseur de la conscience écolo ; un art contemporain King of Pop ; des rappeurs qui Rock my World grâce à l’influence incontestée du MC/MJ ; et on finit notre moonwalk en beauté avec un docu signé Spike Lee qui Rock with you.

Pour ne plus Bad face à nos placards de fringues, on est allé rencontrer les formidables et punchy Billie Jean de 2016, Amandine et Claire-Léa, fondatrices de LA DOUBLURE, un concept génial qui nous transforme de Dirty Diana en Beauty Diana.

You are not alone, DELIGHT MAGAZINE vous Remember the time.

Et n’oubliez pas, We are the world.

#touslestitresdeMJdansunedito #loooooooooourdeur #dontstoptilyougetenough #okistop

LG

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09 juin 2016  – Coupe du Monde 98 (Du 10 juin au 12 juillet 1998).

Demain sera un autre jour, un nouveau jour, un grand jour pour la France.

Demain, l’Euro « dé-buts » (oui je mets un s, il y en aura plusieurs) et je compte sur nos Bleus pour nous rendre fiers et nous apporter une légèreté qui nous a bien manquée. J’ai toujours adoré le foot comme on adore dieu, et bien avant que le Qatar fasse du PSG un show à l’américaine avec une com’ redoutable. Les footballeurs sont des demi-dieux. Quand on voit un peuple entier se soulever et regarder dans la même direction, on se dit que le foot est bien une religion. Fidèles français, priez pour eux.

98, premier grand souvenir de foot pour tous. Enfin, la France entrait dans la cour des grands et à domicile, s’il-vous-plaît.

Une joie indescriptible s’emparait alors de tous les Français et l’on découvrait que cette génération black-blanc-beur était une force. Si l’on avait pu ne pas l’oublier et continuer dans ce sens dans la vie quotidienne, moins grand serait le fossé entre nous. Cette liesse nationale sur les Champs-Elysées, ces embrassades spontanées entre des inconnus qui, le soir de la finale, devenaient des frères. Quel magnifique et émouvant spectacle.

Mais le foot n’est pas que cela. Le football est un monde comparable à la politique où les passes ne sont pas toujours bien placées, à un film de gangster où les adversaires font des tacles bien violents, ou encore à un bon clip de rap où le passement de jambes est tel une punchline. Nos footeux, on les aime quand ils gagnent puis les haïssons quand ils perdent, pour une fois soutenons-les. Après certaines sorties désastreuses comme en Afrique du Sud, l’équipe de France reprend du poil de la bête et moi j’y crois. Cette année on ne sera pas sur le banc de touche. Le dernier des 8 salopards ne s’est pas fait sélectionné et c’est heureusement pour nous. Quel message aux jeunes aurions-nous donné si Benzema avait représenté notre pays après ses trop nombreuses sorties de route (pour rester polie). Demi-dieu je veux bien mais seulement sur le terrain.

Pour cet Euro, l’équipe de France est emmenée par notre cher Didier qu’on essaye, carton rouge pour l’aigri Cantona, de mettre hors-jeu avec une polémique injuste et surtout une accusation calomnieuse et grave. Raciste le Deschamps ? A la vue de la photo officielle des joueurs, laissez-moi rire.

Didier on est derrière toi. Passionnée je suis, supportrice des Bleus, je resterai…

Dans l’équipe Delight, le foot n’est pas le ballon d’or pour tous mais on a su rester sport pour vous concocter un numéro aux tirs au but gagnants.

On débute le match par une nature gardienne de ses pelouses foulées par les plus grands ; on poursuit avec des artistes contemporains aux actions dignes de nos plus grands joueurs ; de la foot food aux couleurs nationales ; un blig bling arbitre des chansons mythiques liées au ballon rond ; un documentaire cadré et offensif ; un shooting classico sans aucune contestation de notre avant-centre Hubert ; et pour la grande finale, de la mode aux ciseaux somptueux et aux passes décisives à propos du style de nos joueurs.

Pour clôturer le championnat, on est allé rencontrer Mathias, un chiropracteur champion de France, qui fait des miracles après un bon match de foot (sur le terrain ou devant son écran).

Allez les Bleus, on est tous ensemble… comme chantait Jojo.

LG

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26 mai 2016 – Henri VIII demande le divorce (1er juin 1529).

Henri VIII ou le souverain vorace aux VI femmes. Une vie amoureuse bien remplie avec VI mariages et autant de divorces, sans oublier II exécutions des pauvres malheureuses qui tombèrent sous son charme. Qui s’y frotte s’y décapite.

Le ladykiller est le fier patriarche d’un mode de vie matrimonial qui semble aujourd’hui tout à fait ordinaire et qui est entré dans nos mœurs sans encombre.

Le divorce pour tous était en marche. Combien de couples aujourd’hui restent ensemble jusqu’à la fin de leur vie ? Le calcul dans mon entourage est rapide 10%. Nous sommes la génération sacrifiée de parents nés et élevés dans une société de consommation et qui envisagent leur vie amoureuse comme leur quotidien. Je prends, je jette. Je veux, je n’aime plus… Je peux concevoir que le mariage ne soit pas tous les jours une partie de plaisir et que savoir aimer toute une vie la même personne (une fois celle-ci choisie) n’est pas toujours une évidence. Cependant dans notre société trop individualiste nous oublions que être en couple est avant tout être en équipe. Si confronter la vie à deux n’est pas toujours simple y arriver la rendra moins acerbe. L’amour dure 3 ans comme écrivit l’autre (et il sait de quoi il parle le bougre). Je n’aime pas le cynisme amoureux. Accepter l’autre, s’adapter, faire des concessions, communiquer, se remettre en question, partager et vous aurez un mariage réussi.

Quand je pense à mes grands-parents maternels qui se sont aimés plus de 50 ans durant et qui jusqu’à la mort de mon grand-père se regardaient et s’estimaient comme au premier jour, je suis émue et fière d’avoir pu contempler que OUI il est possible de s’aimer toute une vie. Comme dit Alain : Passez notre amour à la machine, faites-le bouillir, pour voir si les couleurs d’origine, peuvent revenir, est-ce qu’on peut ravoir à l’eau de Javel, des sentiments, la blancheur qu’on croyait éternelle, avant…

Pour revenir à notre bon vieux tortionnaire, en toute bonne foi si Henri VIII avait réellement le physique de Jonathan Rhys Meyers dans la série Les Tudors, j’aurais été d’accord pour y laisser ma tête. Mais au vu des portraits il ressemblait plus à Jean Yanne, beaucoup moins sexy. Ironie du sort, Henri VIII, ou Barbe Rousse pour les intimes, consommateur de chair hors pair, fut puni de son insatiabilité et de sa cruauté en finissant sa vie obèse.

Cette semaine, l’équipe Delight fut tristement inspirée mais toujours avec humour. Une nature en rupture avec ses jardins à l’anglaise ; un art contemporain tendance union libre ; des addresses fooding to make a break ; une mode en désunion franco-anglaise ; un film sur Henri VIII incarné par un Richard Burton aux mille et un divorces ; et enfin un rappeur qui tout comme Henri VIII se prend pour Dieu, vous l’aurez deviné Queen Kayne. Pour une allure parée d’amour, de couleurs, de wax, de beau et d’éthique, nous sommes allés à la rencontre de Shade, créatrice de la marque de vêtements NASH PRINTS IT.

Je vous laisse sur un proverbe bien macho que Henri VIII n’aurait pas renié et aurait bien « saigné » face à ses invités :

Un bigame est un homme qui a une femme de trop. Un monogame aussi !

LG

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12 mai 2016 – Le Festival de Cannes (du 11 au 22 mai 2016).

Le Festival de Cannes porte bien son nom. Durant 10 jours, une véritable démonstration de glamour, que seul le cinéma peut engendrer, s’affiche devant le monde entier. Enfin ça c’était avant.

Fini le temps béni des vraies stars. Aujourd’hui, nous avons, non sans désarroi, le « plaisir » d’observer les starlettes de téléréalités dans leur robe/choucroute pailletée ou au choix, les supers topissimes so cool bloggeuses qui ne savent même pas ce qu’elles font là à monter les marches. Ha si, pardon, ça donnera des superbes photos sur Instagram avec le filtre of course. Ca pique les yeux et le cœur.

Fini le temps des films controversés traitant de sujets sensibles et intéressants. Maintenant, on crie au scandale et hue les énièmes pseudo-films intellos parlementant de scènes de sexe (OMG) sous couvert de relations humaines complexes de mes deux. Triste complaisance de l’intelligentsia actuelle.

Fini le temps des fêtes admirables dans les plus belles villas de la côte d’Azur. Place à la Villa Schwepps, la Mano… soirées ternes et so snob organisées par les mêmes rois de la Night parisienne, qui s’exportent durant 10 jours pour réunir les mêmes têtes de cons que l’on croise à Paris.

Fini le Grand Journal qui prenait place fidèlement sur la croisette depuis 24 ans et réunissait sur un même plateau les plus grands acteurs hollywoodiens côte à côte avec un rappeur français bien de chez nous.

Cette année, ce sera le minimum syndical avec le monsieur cinéma Canal + Laurent Weill usé jusqu’à la corde, aux questions insipides et au charisme digne d’une morue pas fraîche. Mauvaise pêche monsieur Bolloré.

Un vrai festival, vous dis-je, à l’image de notre monde d’aujourd’hui ? Cannes c’est fini, je ne crois pas que j’y retournerai un jour.

Malgré ma nostalgie ambiante, je décerne cette année la palme du culot criant de vérité, si glauque soit-elle, à Laurent Lafitte, maître de Cérémonie pour l’édition 2016. Il en a lancé une bien bonne, lors de l’ouverture de cette 69e cérémonie, à Woody Allen : « Ça fait plaisir que vous soyez en France, parce que ces dernières années vous avez beaucoup tourné en Europe, alors que vous n’êtes même pas condamné pour viol aux Etats-Unis. » Pas sûr que cette blagounette ait fait rire le principal intéressé. Personnellement, j’ai trouvé cette plaisanterie pas piquée des vers mais très à mon goût.

Parés de nos plus belles robes et nœuds papillons, le Festival DELIGHT MAGAZINE ouvre la cérémonie avec un shooting Cannes in Paris incarné par toute l’équipe Delight ; des plats aux saveurs ensoleillées à déguster sur la croisette parisienne ; un film complexe à voir ou revoir qui a reçu le prix du meilleur scenario à Cannes il y a 2 ans ; un hip hop qui monte les marches comme on marche sur des œufs ; une nature dévastée par l’huile de palme qu’on ne lui décerne pas ; une projection sur l’influence du cinéma et ses festivals sur les créateurs de mode ; et enfin les flashs crépitent pour un art contemporain si proche de la production cinématographique.

Cette semaine, nos deux stars entrepreneuses dans la section Un certain regard sont Résa et Pierre qui nous enchantent et nous offrent dans leur épicerie fine des produits authentiques de notre terroir français avec un sourire franc et beaucoup de générosité.

Je vous laisse sur une citation très chic, fine et élégante de Laurent Ruquier :

« Le palais des festivals à Cannes, c’est un endroit où l’on applaudit les toilettes avant d’aller se faire chier. »

LG

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28 avril 2016 – Election présidentielle de Jacques Chirac (7 mai 1995).

En 1995, Chirac devenait le chef des Français et allait, durant douze ans, nous faire vivre des moments uniques, des scènes mythiques.

Acteur né au physique de jeune premier et aux répliques légendaires – « Sarkozy, faut lui marcher dessus. Et du pied gauche, ça porte Bonheur » – Chichi incarnait mieux que personne ce qu’est être Français.

Un Chirac qui estimait les « vrais » gens, les fameux sans dents de Hollande, un Chirac qui  aimait l’alcool et la bonne chère, un Chirac amusant et amusé, un Chirac dragueur, un Chirac décontracté mais élégant. Un Français en somme dans toute sa complexité attachante même si pas toujours évidente.

Roi du Salon de l’Agriculture et berger des plus belles bêtes, Seigneur de ses hôtes à l’Élysée et Chef étoilé de ses cuisines si jalousées, Souverain de Sénéquier à Saint-Tropez et Idole de son bain de foule non endimanché, Capitaine de la Coupe du Monde 98 et Rassembleur de sa France black-blanc-beurre (quel autre que lui pouvait embrasser le crâne si lisse de Barthez), Chichi était de toutes les réjouissances. Sans Chichi la fête est moins folle.

Plus sérieusement, nous lui devons de n’être pas entré en guerre contre l’Irak et du coup de l’avoir été diplomatiquement contre beaucoup. Il offrit à Villepin « une minute de gloire » et de nombreux applaudissements à l’ONU, amplement mérités pour un des plus beaux discours politiques d’une vérité et d’une magnificence désarmantes.

N’oublions pas non plus qu’il créa, après le fiasco des présidentielles de 2002, l’UMP, pour rallier la droite et le centre afin que plus jamais un Le Pen ou autre nazi en puissance ne puisse se retrouver au deuxième tour. Pari malencontreusement raté mais la volonté et l’idée étaient grandes.

Enfin, je finirai (ne pouvant pas énumérer toute sa vie politique) par l’action la plus noble et la plus juste à mes yeux qu’il fit en 1995.

A l’occasion du 53e anniversaire de la rafle du Vél d’Hiv, Chirac reconnaissait officiellement, pour la première fois, la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des juifs pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Des excuses justes et historiques que le grand homme rendit emblématiques.

Chirac c’est tout ça et bien plus encore et au vu de la tristesse et la bassesse de notre classe politique actuelle, je signerais bien pour un troisième mandat de Chirac.

L’équipe de DELIGHT MAGAZINE fut unanime sur un mot pour définir Jacques Chirac : charismatique.

On vous propose cette semaine un ciné-docu avec un Chirac en digne pensionnaire de la Comédie-Française, un hip-hop emmené par le MC ChiChi aux punchlines hardcore, un shooting  incarné par la magnifique Victoria Chirac, un fooding aux adresses chiraquiennes sans tête de veau (on est sympa), une exposition mode sur les broderies du Croissant fertile présentée dans son Musée des Arts Premiers, des confessions romancées écolo de notre cher Jacques, un art contemporain explosif pour dénoncer « Jacques a dit » et enfin, pour rester sur l’excellence à la française, on écoute Sacha un entrepreneur/chanteur digne successeur charismatique de notre regretté Chirac.

Chirac président, ça avait de la gueule.

Pour ceux qui souhaitent écouter les phrases cultes de notre Jacques Chirac, c’est par ici.

LG

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11 avril 2016 – Lancement d’Eurodisney (12 avril 1992).

Eurodisney ou la parenthèse enchantée. Une « ville » merveilleuse qui, le temps d’une journée, nous fait oublier quel âge on a et tous nos tracas.

Pour ma part, j’y suis allée sûrement plusieurs fois mais je me rappelle seulement de ces deux-là.

Petite, notre père m’y emmena avec ma cousine/jumelle (beaucoup disent que nous nous ressemblons plus que mes trois sœurs et moi) et j’en garde un souvenir ravissant. Le Small world, les tasses, le Labyrinthe d’ Alice, le manège Dumbo… Girly, oui, mais j’avais 6 ans et très franchement, c’était épatant de vivre une journée avec mes héros préférés. De plus, mon père m’avait offert un jolikitchy serre-tête Minnie et ça, ça n’a pas de prix. Une journée fabuleuse que je n’oubliais pas de sitôt. À la fin de ce jour remarquable, je rentrais fièrement chez ma maman avec mes belles oreilles. Une semaine après, je découvrais attristée qu’elles avaient été jetées. Ma mère a un sens de l’esthétique poussé à son maximum, ce qui ne rentre pas dans son monde merveilleux / modeux passe à la trappe. Je découvrais que le conte de fées n’était pas pour toute l’année.

4 ans plus tard et quelques centimètres en plus, j’accédais enfin aux attractions d’adultes. Une fois de plus, mon père était de la partie. Étant plutôt de tempérament audacieux et casse-cou à cet âge, nous prenions le chemin (devrais-je dire nous faisions la queue) de Space Mountain, du Train de la mine

Que j’étais heureuse d’avoir peur, de crier, de rire nerveusement à ses côtés.

Que j’étais fière de sortir de ces attractions un peu barbouillée mais le sourire aux lèvres. Une fois de plus, en souvenir, je repartais avec une photo de nous deux criant la tête à l’envers. Mon air peu assuré tranchait vraiment avec son rire aux éclats immortalisé à tout jamais.

Parents, enfants, le temps de quelques heures nous partageons bien plus que le monde de Disney, nous partageons la même âme, celle d’un enfant.

Merci Papounet, pour ces moments uniques que tu m’as fait vivre, je ne les oublierai jamais et un jour, on y retournera avec mes enfants à moi et eux aussi vivront à tes côtés ces instants suspendus remplis de félicité.

Cette semaine, une parade EuroDisney avec en tête, une Minnie icône de mode et muse des créateurs, un shooting Supercalifragilisticexpialidocious, un Winnie l’Ourson gourmand qui nous partage ses coups de miel de la capitale, un Simba désemparé face à la nature sacrifiée, un film sur fond de parc d’attraction barré, futuriste et violent que Jafar et confrères auraient bien tourné, des artistes contemporains qui érigent et détournent Mickey et sa bande en symboles de leur vision d’une certaine Amérique et enfin un parallèle hip-hop / Walt Diney décrit par notre bon vieux Donald. Pour clôturer cette féérie, nous vous avons concocté un bêtisier entrepreneurs joué par des personnages 100% humains, fous rires garantis pour une magie d’instants de vie (JC, c’est pour toi).

Et n’oubliez pas, comme le disait notre oncle à tous, Walt : pour que la vie soit un conte de fées, il suffit peut-être simplement d’y croire …

LG

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28 mars 2016 – Assassinat de Martin Luther King (4 avril 1968).

MLK, comment oublier l’homme, son discours « I have a dream » si puissant, si juste, si beau, si triste mais positif et qui n’a jamais été autant d’actualité. L’homme qui l’assassina ne tuait pas simplement un corps, une âme mais un symbole de paix, d’amour, d’intelligence, de force et de convictions.

MLK laissa beaucoup d’orphelins mais amena une nouvelle ère et de l’espoir pour beaucoup qui ne croyaient plus un jour pouvoir être considérés comme des êtres humains. Aujourd’hui, nos pays semblent plus justes, les droits paraissent plus équitables et universels et pourtant…

I have a dream que nos couleurs de peau ne soient plus visibles car elle ne définissent en rien qui nous sommes.

I have a dream que tous ces attentats sanglants qui tuent nos sœurs et nos frères ne soient plus qu’un mauvais souvenir.

I have a dream que l’homme s’assagisse et comprenne que les religions ne peuvent pas être en guerre les unes contre les autres et qu’il n’ y en a pas une qui soit meilleure que les autres car elles prônent toutes l’amour, le pardon et le don du meilleur de soi.

I have a dream que toutes et tous, nous essayions de vivre dans le respect de l’autre et, si l’amour ne peut être universel, que nous ayons au moins la décence d’être indifférents à ceux qui nous déplaisent.

I have a dream que chaque enfant ait le droit à l’innocence et de choisir son destin.

I have a dream que toutes les femmes et hommes du monde entier soient respectés, égaux et libres de vivre comme bon leur semble tant qu’ils respectent autrui.

I have a dream que les politiques qui nous dirigent pensent vraiment au peuple et non à leur propres intérêts (utopique je sais).

I have a dream que tous les jeunes Français qui veulent créer une entreprise ne partent plus à l’étranger mais participent à l’essor de notre pays.

I have a dream que mon neveu qui naîtra bientôt ne connaisse pas ce monde étrange et sombre qui s’offre à nous, que notre génération se soulève et que chaque jour à son niveau il donne le meilleur pour lui et ses prochains.

MLK, roi des opprimés, roi des laissés-pour-compte, roi d’une époque, roi de toutes les générations, ensemble, on y arrivera.

Une chimère non vaine si la volonté nous prenait.

Cette semaine, une mode black is beautiful revendicative, le parc peace Martin Luther King en plein Paris, de la soul food afro-américaine, un art inspiré et défenseur des libertés, un film historique et engagé, un hip hop identitaire et pour finir un shooting Yoko/John des temps modernes. Cette semaine pour plus de légèreté nous vous avons déniché un concept store tenu par le sympathique et énergique Arnaud.

I have a dream peace and love for all, qui m’aime me suive…

LG

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14 mars 2016 – Vladimir Poutine accède à la Présidence russe (26 mars 2000).

Poutine or not Poutine ? That is the question.

3 mandats pour un roi, une chapka et des datchas, ça c’est vraiment toi.

Poutine le grand manitou est décrié par beaucoup, idolâtré par certains, mais dans tous les cas, il ne laisse personne indifférent.

Ne connaissant aucun Russe vivant en Russie et donc capable de me donner son ressenti sur la politique de notre cher Poutine, je ne préfère pas me prononcer réellement. Ce qui est sûr, c’est que cet homme est mystérieux, parfois dangereux, qu’il tient d’une main de fer la Russie et que la liberté d’expression ne fait pas partie de son vocabulaire. Mais ce qui est aussi certain, c’est qu’il aime réellement son pays, qu’il ne laisse pas la communauté internationale lui dicter sa conduite et qu’il est prêt à tout pour le rayonnement et le succès de sa patrie.

A mon humble avis, Poutine aime rire aux dépens des autres et laisser se tourner en ridicule certains de nos très chers politiciens (italique ironique). Rappelez-vous, cette vidéo de Sarkozy, alors fraîchement nommé président, totalement alcoolisé qui n’arrivait pas à articuler 2 mots et n’était clairement pas très net, après un déjeuner avec Poutine.

Ou encore notre grand Depardieu, personnage haut en couleur, qui prend la citoyenneté russe suite à un harcèlement politique de la part de la gauche digne d’une chasse aux sorcières, après être devenu copain comme cochon avec Poutine…

Et pendant ce temps-là, c’est Poutine qui se marre, par contre si il pouvait nous « voler » la Mireille Mathieu, je ne serais pas contre.

Moi, quand j’entends Poutine, je pense Russie et au majestueux Lac des cygnes de Tchaïkovski, au magnifique La Mouette de Tchekhov, à la grâce de Noureev et à tant d’autres beautés culturelles slaves…

Ce qui est certain, c’est que la Russie et la France sont deux pays qui sont historiquement liés et que ces deux cultures si riches se sont longtemps admirées, partagées et mélangées pour nous offrir chacun dans nos pays le « caviar » et le « foie gras » de nos grands Hommes russkoffs et franchouillards.

Election et sélection cette semaine d’un hip-hop russe bien de chez eux ; de lieux parisiens 100% gastronomie russe, za vache zdorovie ; d’un documentaire français sur Poutine, attachant-flippant ; de la perception toute particulière de l’écologie par l’homme plus vrai que nature Poutine ; d’artistes contemporains contestataires que Poutine a essayés de faire taire ; et pour terminer ces montagnes russes on vous parle de la nouvelle scène mode russe : les Fashion Poutinettes. Également à l’honneur, la gastronomie argentine, avec un couple d’entrepreneurs à la joie de vivre imparable qui nous font découvrir les empanadas, un délice à goûter à THE ASADO CLUB.

Alors Poutine, 4e mandat ou quoi ?

LG

EDITO

29 février 2016 – Journée de la Femme (8 mars 1977).

Dans ma tête, il n’y a pas une journée de la femme mais 365 jours dédiés à nous, les femmes.

A notre époque, dans notre société, il devrait encore y avoir seulement un jour où la femme est fêtée, respectée, acceptée et aimée ? Les 364 jours restants moins les grandes fêtes seraient donc ceux de l’homme ? Si l’égalité est tant voulue par nos « chères » pseudos-féministes, pourquoi ne pas créer une journée dédiée aux hommes ?

Je ne renie en rien cette journée créée à une période où les femmes n’avaient aucun droit et où elles durent mener de multiples combats pour légalement être l’équivalent de l’homme.

Simplement, je ne pense pas que de continuer à la célébrer soit une avancée. Les politiques, les personnalités, les médias vont en parler une journée et ensuite ? Chacun reviendra dans son quotidien et ne changera rien. Il y a encore tant à faire et je dirais même qu’à mes yeux nous reculons.

Aujourd’hui, dans mon Pays tant aimé, dans lequel je suis née, je me sens moins libre.

Quand je croise certaines femmes (de mon âge, nées en France) voilées de la tête aux pieds qui me regardent comme si j’étais une prostituée ; quand en rentrant chez moi (petite ruelle dans le 10ème), je me fais gracieusement insultée de taspée (bizarrement, cela sonne beaucoup moins doux que rappé par Doc Gynéco) par des gamins de 14 ans ; quand arrêtée en vélo par des policiers (pour ne pas dire poulets parce que j’adore en manger) j’ai le droit à une réflexion bien salace et hop un petit regard dans le décolleté, léger pour le goût…

Un panel restreint de notre quotidien que nous subissons et que malheureusement souvent nous acceptons.

Quand je vois les politiciens d’un machisme tribal et on ne dit rien tout est normal, les médias féminins mettant en avant des femmes qui ont pour seul mérite d’avoir montré leurs fesses, la mode qui érige des starlettes refaites ou sœurs de machine, les chanteuses qui, sous couvert de féminisme, sont quasi dénudées et totalement transformées physiquement, j’ai peur. Où sont les femmes ? Avec leurs gestes plein de charme ? Il y a tant à dire que j’arrête ma satire.

Née, élevée et entourée d’une famille de femmes, je peux vous dire qu’il me faudrait bien plus que le 8 mars pour chacune les fêter et les remercier de m’avoir acceptée, aimée et encouragée. Mes femmes à moi, elles sont fortes, sensibles, belles et, d’une certaine manière, rebelles et je les aime tous les jours de l’année.

Pour toutes et tous, cette semaine : un shooting DELIGHT’s ladies, des fleurs féminité divines, un rap conscient de la valeur de la femme, un réalisateur aimant les actrices, des chefs faites femmes, des pionnières de la mode, des duos d’artistes féminin-masculin pour contrer un milieu parfois sexiste et enfin nous avons rencontré la délicate entrepreneuse Salomé Osorio, créatrice de bijoux féminins à l’élégance puissante.

Je déclare ouverte la Journée de la Femme et ne la laisse pas tomber, être une femme libérée tu sais c’est pas si facile. 

LG

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15 février 2016 – Naissance du chemin de fer (21 février 1804).

Petite, je le découvris, pour gagner mon île bréhatine durant les grandes vacances, promesse de liberté ; adolescente je le comprenais, lors d’un voyage scolaire à Auschwitz, complice d’un triste moment de notre Histoire ; adulte je l’accepte, à chaque trajet, spectateur et acteur d’une pure comédie de la vie.

Je pourrais écrire un roman sur les nombreuses scènes auxquelles j’ai assisté ou dans lesquelles je fus, bien malgré moi, embarquée.

Qui ne s’est jamais retrouvé coincé, place 46 côté fenêtre, en ayant pour charmant voisin un homme à l’hygiène douteuse qui doucement mais sûrement s’endort en posant sa tête sur votre épaule en toute quiétude, merci pour le Pento sur mon manteau.

Qui n’a jamais subi deux heures de train avec pour compagnon de route un homme bedonnant au parfum Heineken et qui ô surprise décide pour son goûter de « déguster » un charmant sandwich au saucisson. A 16h de l’après-midi, l’odeur est si terrifiante que malgré le retour à 80€, vous préférez encore le strapontin entouré de ceux qui n’ont pas daigné prendre de billets.

Qui ne fut un jour dérangé par une délicieuse femme de 70 ans qui a son portable sur sonnerie (bien entendu la mélodie est soit Crazy Frog soit Vivaldi, cela dépend du milieu social de mamie). Cette ancienne attend évidemment la dernière note stridente pour enfin répondre au téléphone : «  Allô, Allô, Allô… ha oui Gérard, oui là je suis au Mans… ». Elle continue, bien entendu, sa conservation pendant une bonne dizaine de minutes comme si elle parlait avec un mégaphone et qu’elle était seule au monde. Et après on dit que la jeunesse est mal élevée, non nous prenons juste exemple sur nos aînés.

N’oublions pas non plus le jeune bobo trentenaire qui s’assoit à notre place « ha non la place 32 c’est la mienne, regardez mon billet » car il s’est en fait trompé de numéro de wagon, mais c’est tellement plus simple de ne pas l’avouer et de faire perdre du temps à tout le monde.

Et pour le final magistral, les deux plus beaux spécimens : le contrôleur dragueur qui prend bien le temps de checker ton billet après deux ou trois clins d’œil bien libidineux et l’ado boutonneux un poil consanguin qui te prend discrètement (chacun en a sa propre définition apparemment) en photo. Le même grossier personnage, quand tu lui fais comprendre qu’il est démasqué et qu’il serait temps d’effacer fissa fissa sa petite pic avant que ça ne parte au pugilat, feint de ne rien comprendre. No comment, true story (spéciale dédicace ma G).

Le chemin de fer, ça peut être l’enfer…

Départ imminent avec un shooting réalisé sur les rails de la petite ceinture, goûtez une gastronomie nomade, appréhendez un voyage dans le futur avec la rubrique nature, traversez luxueusement les époques grâce au fashion focus, mettez le cap sur la ferraille-attirail gangsta, arrêt sur image au côté de la sublime Marilyn, excursion esthétique dans l’art contemporain, destination finale avec les deux entrepreneurs de la semaine à l’univers singulier, Jules et Pierre.

Cette semaine, c’est un voyage au bout de la nuit que toute l’équipe de Delight Magazine vous propose, terminus, tout le monde descend.

LG

EDITO

1er février 2016 – Naissance de la future New York (2 février 1625).

Ah New York… THE souvenir de l’été de mes 25 ans. Un voyage inoubliable, avec ma tante chérie Ségolène, qui m’offrit de découvrir un monde (car New York à elle seule est un univers) rempli d’une énergie et d’une architecture si riches et variées que je subis quelques torticolis afin de pouvoir l’admirer. Une arrivée gravée à jamais dans ma mémoire avec une émotion si forte que lorsque nous arrivâmes en voiture de Boston je ne pus m’empêcher de retenir mes larmes. Oui, oui, je suis sensible moi aussi. Enfin, seulement devant les belles choses.

Cette vision de Manhattan si puissante et si belle me submergea d’une sensation indescriptible.

Je suis revenue de ce périple (mot non galvaudé car durant ces 5 jours j’ai traversé en long et en large Manhattan à pied sur mes talons de 12 cm que je ne quittais jamais à l’époque, mes pieds s’en souviennent) transformée et vivante comme jamais.

Cet eldorado culturel et ce « way of life » new-yorkais nous inspirent, nous intriguent et nous passionnent follement. Il me prend parfois l’irrésistible envie de regarder pour la énième fois mes 2600 photos (véridique), que je pris ce fameux mois d’août, pour juste un moment ressentir ces sensations démentes qui demeurent enfouies en moi et que je cherche éperdument à revivre.

New York est une drogue, dure elle l’est, mais être camé à cette ville est tellement exquis que quiconque y a goûté ne peut décrocher.

Je ne connais personne qui n’ait aimé New York, n’ait ressenti le même bouleversement et la même impression en y partant. Un pied posé et on en tombe éperdument amoureux.

New York était pour nous tous une évidence, nous avions tant à dire sur sa particularité, son attractivité et sa singularité mais finalement « notre idole » nous a donné du fil à retordre.

Nous avions peur de la décevoir, de mal la décrire ou de ne pas transmettre véritablement son essence qui fait de New York la ville rêvée de tous.

Vous avez lu l’histoire de New York, comment elle est née, comment elle vécut. Ça vous a plu, hein ! Vous en d’mandez encore…

Eh bien, lisez l’histoire de NYC à travers des personnalités charismatiques, des lieux emblématiques, un animal en mascotte charmante, des concerts mythiques, une installation artistique magnifique, une mode unique et un film historique. Retrouvez également une interview d’un entrepreneur haut en couleur et une part de New York in “New Paris” grâce aux délicieuses adresses fooding et à la séance photo tendance portrait/archi’.

Allez, bye bye everybody.

Start spreadin’ the news, I’m leavin’ todayI want to be a part of it, New York, New York …

Love.

LG

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4 janvier 2016 – Épiphanie (6 janvier).

L’Épiphanie c’est un peu l’histoire de notre vie. Le petit Jésus auquel on joue à 6 mois dans la crèche pour faire plaisir au curé et où on voit défiler les Rois Mages qui ressemblent plus à des travs qu’autre chose. La fève qu’on avale à l’école parce qu’on a tellement honte de devoir choisir son roi (Antoine, si tu te souviens de moi) ou sa reine (la finalement pas si jolie petite Karen). Ado, on est enfin content que ce fuc**** solstice du 22 décembre soit passé et que les jours rallongent, histoire de ne pas passer ses journées dans le noir et donc d’essayer de plus en broyer. Enfin moins, parce qu’à 16 ans, mais t’es tellement mal hannnnnn.

Après quelques années où l’on se croit enfin débarrassé de l’autorité parentale et scolaire, où « finito » les rôles débiles que l’on nous attribuait de force (« c’est qui qui le plus jeune qui va aller sous la table pour la distribution de la galette ? ») car ils sont (délivrance) repris par les derniers nouveaux-nés de la next génération, on se dit qu’il reste quelque chose à changer. Oui, parce qu’on se rend compte qu’avec son boss, c’est pas tellement la fête de la lumière. Il nous reste alors une dernière solution.

Il fut un temps où la hiérarchie était un peu moins con, juste un jour de l’année (faudrait pas rêver). Elle choisissait donc le 6 janvier pour prendre son pied en bonne société sado-maso.

Je m’explique, la date de l’Épiphanie correspond aussi à une fête païenne romaine. Sous l’Antiquité, où après avoir bien bu, bien mangé et plus si affinité durant toute l’année, les maîtres devenaient esclaves des leurs et vice et versa le temps d’une journée. J’aurais bien proposé à mon ancienne boss cette inversion des rôles pour lui en faire baver et me venger de tout ce qu’elle m’a fait endurer durant ces années. En revanche, je ne soumettrai sûrement pas, en toute mauvaise foi, cette idée à mes prochains salariés.

Bref les premiers jours du reste de mon épiphanie-vie, je ne les changerai pour rien au monde parce que, finalement, en me les remémorant j’aurais bien ri.

LG

EDITO

18 janvier 2016 – Bloody Sunday (30 janvier 1972).

Bloody Sunday… Ado, la première chose qui me venait à l’esprit ou à mes oreilles était fatalement la mythique chanson de U2.  Souvenirs de vacances, de premières cigarettes, de french kiss ou d’autres bières, la découverte de la vie à 13 ans quoi. Car oui, à l’époque je ne parlais pas un mot d’anglais et ne comprenais donc pas grand chose aux paroles.

16 ans plus tard en choisissant cette date mémorable pour DELIGHT MAGAZINE, mes pensées sont bien moins innocentes et légères quand on m’évoque ce fameux  Bloody Sunday. Car ce jour noir, rouge de sang, nous rappelle ô combien finalement cette tuerie est toujours autant d’actualité.

Pour toute liberté de peuple, de religion, de mœurs, de droits… il faudrait donc en passer par le sang.

Se battre contre des discriminations est le combat de toujours que beaucoup d’hommes et de femmes ont un jour dû braver.

Mais je ne m’engagerai point ici à donner mon avis, à faire un pseudo raccourci historique ou parallèle égocentrique. Car fort heureusement, je n’ai point eu ce rôle à tenir dans mon pays et à mon âge, même si j’ai manifesté ou marché à plusieurs reprises en 2002, 2013 puis 2014 et que les événements derniers tendent à nous montrer que notre liberté chérie est bien fragile.

Malgré la gravité du sujet, nous avons essayé de vous exprimer le plus légèrement possible ce que nous inspirait le Bloody Sunday.

Une mode subversive et sanguinolente,  un art hémoglobine, des plantes symboles d’amour et de paix, du  fooding sanglant, un shooting « seventies » aux colonnes de Buren en jumelage au Burren (fameux plateau karstique en Irlande), un film au titre identique mais au sujet singulier et bien saisi qui traite d’un triangle amoureux, et pour finir, on accroche notre fameux bandana rouge dans nos cheveux pour vous expliquer la différence entre le Rap Conscient et le Gangsta Rap.

Promis, le prochain DELIGHT MAGAZINE sera moins bloody et ne parlera pas du Sunday qu’on déteste tous. En attendant, nous avons tous une pensée pour tous ces hommes et femmes qui un jour sont morts pour leur liberté.

LG